Le Blog d'Alexis

lundi 5 décembre 2016

Info/Météo/Climat: Automne 2016 : bilan, faits marquants

Automne 2016 : bilan, faits marquants

(Automne météorologique : septembre-octobre-novembre)

 
 
L'automne 2016 a été marqué par un fort contraste entre des mois de septembre et octobre globalement très secs suivis de novembre très humide et agité en fin de mois. Très chaudes en début d'automne, les températures ont ensuite connu deux pics de froid en octobre et novembre.
 
 

Les températures ont été supérieures aux normales* sur la quasi-totalité du pays, parfois de plus de 1 °C dans le Sud-Ouest comme localement le long des frontières du Nord. Elles ont été plus proches des valeurs de saison dans le centre du pays comme de la Gironde au Finistère. Sur l'ensemble de l'automne, la température moyennée sur la France a dépassé la normale de 0.6 °C.

La pluviométrie a été déficitaire* sur la façade ouest ainsi que sur les régions bordant les frontières du Nord et du Nord-Est à l'exception de l'extrême nord du pays, plus arrosé en bordure de Manche. Le déficit a souvent dépassé 30 % de la Gironde à la Normandie ainsi que de l'est des Haut-de-France à l'Alsace. En revanche, sur le Languedoc, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et le nord-est de la Corse, les cumuls de précipitations ont localement atteint une fois et demie la normale. En moyenne sur la France, la pluviométrie a été déficitaire de près de 15 %.

L'ensoleillement a été généralement conforme à la normale. Le soleil a été un peu plus généreux sur le quart nord-est du pays, la Bretagne, l'ouest du Massif central et l'est de la Corse qui ont bénéficié d'un excédent supérieur à 10 %.

* moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 1991-2010

Carte France - Écart à la moyenne de la température moyenne - Automne 2016     Carte France - Rapport à la moyenne mensuelle de la durée d'ensoleillement - Automne 2016

Carte France - Cumul des précipitations sur la saison - Automne 2016     Carte France - Rapport à la moyenne des cumuls de précipitations - Automne 2016

(Cliquer sur les cartes pour les agrandir)

(Météo France)

Posté par meterologue à 15:12:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Info/Climat/Monde: Banquises polaires : records de faible extension

Banquises polaires : records de faible extension

Les surfaces des banquises arctique et antarctique n'ont jamais été aussi faibles durant un mois de novembre, depuis le début des mesures. Ces extensions minimales s'expliquent notamment par le fait que les températures de l'eau de mer et de l'air ont été particulièrement élevées au cours des derniers mois dans les régions polaires.

Banquise arctique

Les mesures réalisées depuis la fin des années 1970 montrent que la banquise arctique s'amenuise régulièrement. Sur la période 1981-2010, la moyenne de l'extension de la banquise au mois de novembre est de 11 millions de km². Ce mois de novembre 2016, l'extension moyenne n'est que de 9,1 millions de km², soit un déficit de près de 2 millions de km². Il s'agit d'un record, devant ceux des mois de novembre 2006 et 2010.  

 

  
Extension de la banquise arctique en novembre au cours des dernières décennies. @ NSIDC (National Snow and Ice Data Center) 

 

Ce déficit s'explique à la fois par la présence de masses d'air particulièrement chaudes au-delà du 80e parallèle durant les mois d'octobre et de novembre derniers et des températures océaniques particulièrement élevées, la température de l'air influençant bien évidement celle de la surface de la mer. Au mois de novembre, la température de l'air a ainsi dépassé parfois de 20 degrés les normales de saison.  

 

 
Anomalie mensuelle de température de l'air (à 2 m) en novembre 2016. © Météo-France
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
 

 

Anomalie mensuelle de température de surface de la mer au 25 octobre 2016. @ NOAA
Cliquer sur l'image pour l'agarndir

Banquise antarctique

Contrairement à la banquise arctique, l'extension de la banquise antarctique a tendance à rester globalement stable depuis le début des mesures. C'est pourquoi la faible extension observée durant ce mois de novembre est particulièrement marquante. Comme pour l'Arctique, le déficit pour ce mois de novembre est de près de 2 millions de km² (14,1 millions contre 16 en moyenne), ce qui constitue bien évidement un record.  

 

 

Extension de la banquise antarctique en novembre au cours des dernières décennies. @ NSIDC 

  Cette fonte accélérée a débuté en septembre, à l'approche de la saison estivale. Comme pour l'Arctique, ce sont probablement les masses d'air particulièrement douces des mois d'août, septembre et octobre qui expliquent cette faible extension.  

 

(Météo France)

 

 

Posté par meterologue à 15:11:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Médias/Lorraine: (REECOUTEZ) Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce Lundi 05 Décembre 2016

Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce Mercredi 16 Novembre 2016

Afficher l'image d'origine

Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce Lundi 05 décembre 2016 à 08h34 dans la météo de France Bleu Matin présenté par Emmanuel.

France Bleu Sud Lorraine émet en Meurthe et Moselle sud et sur les Vosges principalement mais aussi sur internet.

 

Réecoutez l'intervention ci dessous:

 

 

 Le Blog d'Alexis

 

Posté par meterologue à 15:09:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 30 novembre 2016

Evénement Météo: Météo à la Carte: Retrouvez le direct de ce 30 Novembre 2016 ici même !!

 Alexis Jannot : Observateur Officiel de "Météo à la Carte"!

 

Retrouvez le direct de ce 30 Novembre 2016 ici même !!

 

 

 Capture Photos : Fabrice Gillant et France 3

<< Météo à la carte » est une émission interactive, informative, divertissante et réactive en fonction des événements météorologiques.
Chaque jour, l’émission propose aux téléspectateurs un contenu varié, pour comprendre l’impact de la météo sur la santé, la nature, l’histoire et certains métiers… « Météo à la carte » proposera des points météo détaillés, des reportages dans les régions et des rubriques en plateau…

 

Présenté par Laurent Romejko ; Marine Vignes diffusé du lundi au vendredi à 12h55 et Alexis Jannot à était officiellement nommé observateur officiel de "Météo à la Carte" sur France 3 dit par Laurent Romejko qui a était complètement scotché par Alexis par ses connaissance, ses relevées et ses observation  météo.

 

 

Powered by Dailymotion

 

 En cas de Probléme : Cliquez ici

Pour revoirs la Vidéo  du 05 septembre 2012 c'est ici  : Cliquez ici

Le site de l'émission : Cliquez ici

 

Avec l'Aide de Fabrice Gillant

 

 

Posté par meterologue à 23:36:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Info/Météo/Climat: Novembre très arrosé dans le Sud-Ouest

Novembre très arrosé dans le Sud-Ouest

Après une période estivale marquée par un temps sec sur les régions du Sud-Ouest, le mois de novembre a été très pluvieux de la Charente au Pays basque, avec autant, voire plus, de pluies que durant les 4 mois précédents (juillet à octobre 2016) où le déficit en pluie avoisinait souvent les 50 % par rapport aux normales.

Novembre 2016 :  parfois plus pluvieux que les quatre mois précédents

La succession de flux de nord à nord-ouest au cours du mois de novembre  a apporté des masses d'air plus humide, en provenance notamment du golfe de Gascogne. À la clef, des épisodes pluvieux significatifs, qui ont généré des cumuls de pluies importants sur l'Aquitaine, en particulier au sud de la Garonne. La neige a également été au rendez-vous sur les Pyrénées, notamment lors du week-end du 5 et 6 ou lors des épisodes du 11 au 14 et du 22 et 23 novembre.
 
À Biarritz, au Pays basque, avec 321 mm*, il est tombé en novembre l'équivalent de 1,8 fois la normale mensuelle.
 

Station

Cumul de précipitations de novembre 2016 (en mm*)

Cumul de précipitations sur la période juillet-octobre 2016 (en mm*)

Biarritz

321

221

Cap breton

259

107

Orthez

175

182

Dax

158

140

Villeneuve-sur-Lot

112

87

Cap Ferret

111

64

La Rochelle

90

76

* 1 mm = 1 L/m2

Cumul de pluies depuis le début de l'année : vers un retour à la normale

Ces précipitations sont les bienvenues à cette période de l'année, où elles participent pleinement à la recharge des nappes phréatiques. La situation en matière de cumul de pluies depuis le début de l'année s'améliore donc et les quantités de précipitations recueillies depuis le 1e janvier redeviennent proches ou supérieures à la normale sur le sud-ouest (Pays basque, Landes, Périgord, Limousin). 
 
Carte Sud Ouest Cumul mensuel de précipitations Novembre 2016        Carte Sud Ouest Rapport à la moyenne annuelle des cumuls de précipitations en 2016
(Cliquer sur les cartes pour les agrandir)
 
La situation hydrologique  est également plus satisfaisante en cette fin novembre sur les nappes alluviales de l'Adour et du gave de Pau.

Vers un temps sec début décembre 

Depuis quelques jours, les hautes pressions situées entre l'Angleterre et l'Allemagne dirigent un flux continental sur le pays; c'est donc un temps sec qui va prévaloir sur les régions du Sud-Ouest au cours des premiers jours de décembre.
(Météo France)

Posté par meterologue à 23:34:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


lundi 21 novembre 2016

Météo/Orages/Lorraine: Prévisions du risque orageux en Lorraine: Journée du 21 Novembre et nuit suivante

Prévisions du risque orageux en Lorraine: Journée du 21 Novembre et nuit suivante

 

Bulletin Grand Public :

Émis le Lundi 21 Novembre 2016 à 12h00

Echéance: Du Lundi 21 Novembre 2016 à 09h00 au Mardi 22 Novembre 2016 à 09h00.

 

Risque d'orages faible à modérée.

 

Risque d'orages faible à modérée. Passage d'un front froid actif en fin de journée avec quelques coups de tonnerre et de fortes pluies en particulier en Meuse, Meurthe et Moselle et Ouest Vosges. Pluie plus faible mais continu ailleurs. Vent proche de 70 km/h au passage du front en particulier sur Meuse et Ouest Vosges.

 


Bulletin pour les professionnels :

Émis le Lundi 21 Novembre 2016 à 12h00

Echéance: Du Lundi 21 Novembre 2016 à 09h00 au Mardi 22 Novembre 2016 à 09h00.

 

Risque d'orages faible à modérée.

 

Risque d'orages faible à modérée. Passage d'un front froid actif en fin de journée avec quelques coups de tonnerre et de fortes pluies en particulier en Meuse, Meurthe et Moselle et Ouest Vosges. Pluie plus faible mais continu ailleurs. Vent proche de 70 km/h au passage du front en particulier sur Meuse et Ouest Vosges.

 

 

 

 

> Echéance la plus active: fin de journée

> Risque de Tornade estimé à 02%

> Risque de Tuba ou autres phénomènes venteux estimé à 50%

> Risque de Grêle d'un diamètre supérieur à 2cm estimé à 01% sur la région.

> Activité éléctrique: Faible

> .

 

Demain: RAS

 

Cette prévision ne justifie pas de prévision spécifique car le risque reste localisé et que cette situation reste classique pour la saison, la prudence reste de mise.La fiabilité n'est pas très bonne.

 

 

Le Blog d'alexis

 

 

Posté par meterologue à 12:22:19 - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

jeudi 17 novembre 2016

Info/Météo/Lorraine: Temps agité demain (vendredi) en Lorraine: le Point

Temps agité demain (vendredi) en Lorraine: le Point.

 

Au lever du jour, le ciel couvert et pluvieux s'étend du Sud-Ouest au Nord-Est, avec des pluies un peu plus marquées sur la Champagne-Ardenne et la Lorraine le matin en particulier entre 07h et 14h. Au passage de ce front, les vents se renforcent sur le nord-est du pays, avec des rafales atteignant les 70/80 km/h (80/90 km/h sur Pays Haut et Meuse ponctuellement 100km/h sur les hauteurs.), 90/100 km/h ponctuellement 110km/h sur les sommets des Vosges. Ce corps pluvieux se décale très lentement et concerne encore les Pyrénées, le sud du Massif central,les Alpes et l'Alsace en fin d'après-midi. Il neige globalement sur le relief à partir de 2000 m, puis vers 1500 m en fin de journée. A l'arrière de ce front pluvieux, une traîne assez peu active se met en place avec quelques rares averses en particulier en soirée.

 

(Météo France)

Posté par meterologue à 17:00:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 16 novembre 2016

Médias/Lorraine: (REECOUTEZ) Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce Mercredi 16 Novembre 2016

Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce Mercredi 16 Novembre 2016

Afficher l'image d'origine

Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce Mercredi 16 Novembre 2016 à 08h34 dans la météo de France Bleu Matin présenté par Emmanuel.

France Bleu Sud Lorraine émet en Meurthe et Moselle sud et sur les Vosges principalement mais aussi sur internet.

 

Réecoutez l'intervention ci dessous:

 

 

 Le Blog d'Alexis

 

Posté par meterologue à 08:50:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 15 novembre 2016

Info/Météo/Lorraine/Meurthe et Moselle: Bassin de Longwy : un mois d’octobre frais et sec mais plutôt ensoleillé

Bassin de Longwy : un mois d’octobre frais et sec mais plutôt ensoleillé

L’automne s’est installé rapidement sur le Pays Haut début octobre, avec un mercure à la peine. L’ensoleillement en contrepartie s’est avéré encore bien généreux, limitant ainsi le risque de pluie

La fraîcheur d’octobre n’a pas empêché le soleil de s’imposer sur le Pays-Haut. Photo RL

La fraîcheur d’octobre n’a pas empêché le soleil de s’imposer sur le Pays-Haut. Photo RL

 

Après un exceptionnel mois de septembre aux allures estivales, il fallait s’y attendre. Les dernières chaleurs se sont volatilisées dès le début du mois d’octobre sous l’influence d’un flux plus dynamique, orienté souvent du nord à l’est. Les températures accusent le coup, la moyenne du mois s’élève à 9,40 °C soit un écart négatif de -0,25 °C. Un mois en dessous des normales saisonnières qu’y n’avait plus été constaté dans la région depuis mars dernier.

Ce sont surtout les températures maximales qui ont souffert de cette baisse. La station de Saint-Jean-lès-Longuyon a relevé une moyenne maximale de 13,70 °C pour une normale de 13,90 °C. Les températures de nuit sont restées d’un bon niveau pour la saison avec 5,80 °C. Aucune gelée n’a été constatée sous abri durant la période même si, ici ou là dans les fonds de vallée, la gelée blanche s’est manifestée.

La température minimale a été de 1,4 °C le 10, la maximale de 19 °C le 16 lors d’un exceptionnel dimanche aux allures printanières. La petite particularité d’octobre se cache sous la régularité des températures tout au long du mois.

126 heures de soleil

Ces dernières, fraîches, coïncident par contre avec un temps bien ensoleillé particulièrement lors de la première quinzaine. Le flux continental imposé par les dépressions méditerranéennes a garanti un cumul de 126 heures de soleil, soit un tiers de plus que ce que ce qui pouvait être espéré. Peu de brouillards ont pu s’imposer sur la région lors de cette période mais ils ont été plus nombreux et plus persistants durant la seconde quinzaine.

Le pluviomètre en octobre s’est réveillé avec la disette d’août et de septembre. Il affiche un cumul mensuel de 71,9 mm (77.5 % de la pluviométrie habituelle) mais cela reste insuffisant. Deux tiers de ces précipitations ont été concentrés en deux jours. Ainsi, 25 mm ont été relevés le 1er octobre lors d’une toute première perturbation active après la sécheresse de septembre, et 19,6 mm le 24. Le déficit annuel se creuse un peu plus. Le cumul provisoire annuel se monte à 679,3 mm, 68 % de la norme.

La situation atmosphérique plutôt favorable pour la région, constatée en octobre, a cédé la place à un flux de nord depuis le week-end des 5 et 6 novembre et du passage d’une perturbation. Ce court passage hivernal tel que prévu initialement, semble donner du souci aux modèles de prévisions qui hésitent à voir le retour du flux de sud-ouest plus classique en cette saison.

 

(Républicain Lorrain)

 

 

Posté par meterologue à 16:51:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Info/Météo/Monde/Climat: Le climat mondial 2011-2015: chaud et fantasque

Le climat mondial 2011-2015: chaud et fantasque

Lien toujours plus étroit entre les phénomènes météorologiques extrêmes
et le réchauffement de la planète

 Le climat mondial 2011-2015: chaud et fantasque

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) vient de publier une analyse détaillée du climat mondial de 2011 à 2015 – période quinquennale la plus chaude jamais enregistrée – et de l’empreinte de plus en plus visible de l’être humain sur les phénomènes météorologiques et climatologiques extrêmes, dont les répercussions sont dangereuses et coûteuses.

Les températures record se sont accompagnées d’une élévation du niveau de la mer, du recul de la banquise de l’Arctique et des glaciers de haute montagne, et de la diminution du manteau neigeux de l’hémisphère Nord.

Tous ces indicateurs d’un changement climatique confirment la tendance au réchauffement sur le long terme due aux gaz à effet de serre. La teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone a atteint le seuil symbolique de 400 parties par million (ppm) pour la première fois en 2015, selon le rapport Climat mondial 2011-2015.

Le rapport aborde également la question des liens directs entre les changements climatiques d’origine humaine et des phénomènes extrêmes spécifiques. Sur les 79 études publiées de 2011 à 2014 dans le Bulletin of the American Meteorological Society, plus de la moitié démontrent que les changements climatiques d’origine humaine (anthropiques) avaient contribué au phénomène extrême concerné. Certaines d’entre elles indiquent que la probabilité d’occurrence des vagues de chaleur a été multiplié par 10, voire plus.

«L’Accord de Paris vise à contenir l’élévation de la température de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre l’action menée pour limiter cette hausse à 1,5 °C. Le rapport de l’OMM confirme qu’en 2015, la température moyenne avait déjà atteint le seuil de 1 °C. La période de cinq ans qui vient de s’achever a été la plus chaude jamais enregistrée. De son côté, 2015 a été l’année la plus chaude jamais observée, or tout semble indiquer que ce record sera battu en 2016» a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

«Les effets des changements climatiques n’ont cessé d’être visibles à l’échelle mondiale depuis les années 1980: hausse de la température au-dessus des terres émergées et de l’océan, élévation du niveau de la mer et fonte généralisée de la glace. Ils ont augmenté les risques de phénomènes extrêmes, comme les vagues de chaleur, la sécheresse, les précipitations record et les inondations dévastatrices» a souligné M. Taalas.

Le rapport souligne certains des phénomènes à fort impact, parmi lesquels: la sécheresse qui a sévi en Afrique de l’Est de 2010 à 2012 et qui a entraîné une surmortalité de 258 000 décès et la sécheresse de 2013-2015 en Afrique australe; les inondations qui ont fait 800 victimes et causé des pertes économiques de plus de 40 milliards de dollars des états-Unis dans le sud-est de l’Asie en 2011, les vagues de chaleur qui ont frappé l’Inde et le Pakistan en 2015 et qui se sont soldées par plus de 4 100 victimes; l’ouragan Sandy en 2012, qui a entraîné des pertes économiques de 67 milliards de dollars aux États-Unis d’Amérique, et le typhon Haiyan (Yolanda), qui a fait 7 800 victimes aux Philippines en 2013.

Le rapport Climat mondial 2011-2015 a été présenté à la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’échelle temporelle de cinq ans permet de mieux comprendre les tendances pluriannuelles du réchauffement et les phénomènes extrêmes, comme les sécheresses prolongées et les vagues de chaleur récurrentes, ce que ne permet pas un rapport annuel.

En vue d’étayer les négociations sur les changements climatiques qui se tiennent dans la ville marocaine de Marrakech, l’OMM publiera, le 14 novembre, une évaluation provisoire de l’état du climat en 2016.

 

Faits saillants

Le climat mondial 2011-2015: chaud et fantasque

Anomalies de la température moyenne sur cinq ans entre 2011 et 2015 pour l’ensemble du globe, par rapport à la période de référence 1961–1990. Résultat fondé sur l’analyse HadCRUT4 réalisée par le Centre Hadley du Service météorologique britannique en collaboration avec l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni)

2011-2015 a été la période de cinq ans la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle de la planète et pour tous les continents, à l’exception de l’Afrique (où elle figure au deuxième rang des cinq années les plus chaudes). La température était supérieure de 0,57 °C (1,03 °F) à la normale de la période de référence (1961–1990). Jusqu’à présent, l’année la plus chaude jamais observée est 2015, lors de laquelle la température a dépassé de 0,76 °C (1,37 °F) la normale de 1961–1990. 2014, quant à elle, figure au deuxième rang des années les plus chaudes. En outre, en 2015, pour la première fois, la température à l’échelle du globe a dépassé de plus de 1 °C la normale préindustrielle.

À l’échelle de la planète, la température de l’océan a également atteint des niveaux sans précédent. La température de surface de la mer, moyennée à l’échelle du globe sur une année, a été la plus élevée depuis le début des relevés en 2015, 2014 occupant la deuxième place. Cette température était supérieure à la normale dans la plupart des régions du monde, mais en dessous de la normale dans certains secteurs de l’océan Austral et de l’est du Pacifique Sud.

Des épisodes La Niña (2011) et El Niño (2015/2016), tous deux de forte intensité, ont eu une incidence sur la température de chaque année prise séparément, sans pour autant exercer d’influence sur la tendance au réchauffement sous-jacente.

 

Glace et neige

La banquise arctique a continué de reculer. Pendant la période 2011–2015, la superficie moyenne en septembre était de 4,70 millions de km2, soit 28 % de moins que la normale de la période 1981–2010. En 2012, l’étendue minimale de la glace de mer en été (3,39 millions de km2) a été la plus faible jamais observée.

En revanche, pendant une grande partie de ces cinq années, l’étendue de la banquise antarctique était supérieure à la normale de la période 1981–2010, en particulier pour ce qui est du maximum hivernal.

La fonte en surface estivale de l’inlandsis groenlandais a continué d’être au-dessus de la moyenne et la superficie touchée était, chacune des cinq années, supérieure à la moyenne de la période 1981–2010. Le recul des glaciers de montagne s’est également poursuivi.

L’étendue du manteau neigeux de l’hémisphère Nord était nettement inférieure à la normale pour chacune des cinq années considérées et pour chaque mois, de mai à août, ce qui s’inscrit dans la forte tendance à la baisse constatée.

 

Élévation du niveau de la mer

À mesure qu’il se réchauffe, l’océan se dilate, ce qui entraîne une élévation du niveau de la mer à l’échelle tant régionale que mondiale. L’augmentation du contenu thermique de l’océan est responsable d’environ 40 % de l’élévation observée à l’échelle mondiale ces 60 dernières années. Plusieurs études ont conclu que la contribution des nappes glaciaires continentales, en particulier du Groenland et de la partie occidentale de l’Antarctique, à l’élévation du niveau de la mer s’accélérait.

Pour l’ensemble des relevés par satellites de 1993 jusqu’à nos jours, l’élévation du niveau de la mer a été d’environ 3 mm par année. À titre de comparaison, la tendance moyenne de la période 1900–2010 (sur la base des marégraphes) est de 1,7 mm par an.

 

Changements climatiques et phénomènes extrêmes

Pendant la période 2011–2015, les changements climatiques anthropiques ont augmenté la probabilité d’occurrence de nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes. Ils ont multiplié par 10, voire plus, celle des canicules.

On mentionnera dans ce contexte les températures annuelles et saisonnières record qu'ont connues les États-Unis en 2012 et l'Australie en 2013, l'été caniculaire de 2013 en Asie orientale et en Europe occidentale, les vagues de chaleur du printemps et de l'automne 2014 en Australie, la température annuelle record de 2014 en Europe et la vague de chaleur de décembre 2013 en Argentine.

Les signaux directs n’ont pas été aussi marqués pour les extrêmes pluviométriques (déficit et excès). Dans de nombreux cas, notamment les inondations de 2011 dans le sud-est de l’Asie, la sécheresse de 2013–2015 dans le sud du Brésil et l’hiver particulièrement pluvieux de 2013‑2014 au Royaume-Uni, la contribution des changements climatiques anthropiques n’a pu être déterminée avec certitude. En revanche, pour les précipitations extrêmes qui ont frappé le Royaume-Uni en décembre 2015, il a été déterminé qu’il y avait eu environ 40 % plus de risques que ce type de phénomène ait lieu en raison des changements climatiques.

Certaines incidences observées étaient liées à l’accentuation de la vulnérabilité. Une étude sur la sécheresse qui a sévi en 2014 dans le sud-est du Brésil a permis de montrer que des déficits pluviométriques de même ordre avaient été enregistrés à trois reprises depuis 1940, mais que les incidences de cette sécheresse avaient été exacerbées par une hausse nette de la demande en eau due à la croissance démographique.

Certains phénomènes observés sur de plus longues périodes, qui n'ont pas encore fait l'objet d'études officielles quant à leurs causes probables, concordent avec les projections à courte et longue échéance relatives au changement climatique. Il s’agit en particulier de la fréquence accrue de sécheresses pluriannuelles dans les régions subtropicales, comme on a pu le constater entre 2011 et 2015 dans le sud des États-Unis, dans certaines régions du sud de l'Australie et, en fin de période, en Afrique australe.

D’autres phénomènes, comme les saisons sèches inhabituellement longues et chaudes de 2014 et 2015 dans le bassin de l’Amazone au Brésil, sont préoccupants si l’on tient compte des «points de bascule» susceptibles d’être atteints par le système climatique.

Le climat mondial 2011-2015: chaud et fantasque

Résultats d’études sur les relations de cause à effet entre les changements climatiques anthropiques et les phénomènes extrêmes. (Sources: Bulletin of the American Meteorological Society et diverses autres publications)

 

(OMM)

Posté par meterologue à 16:48:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,