Le Blog d'Alexis

vendredi 20 janvier 2017

Info/Météo: Point sur la situation hydrologique au 01 Janvier 2017 en France

Point sur la situation hydrologique au 01 Janvier 2017 en France

Avec un déficit proche de 80 %, décembre 2016 se classe au 1er rang des mois de décembre les plus secs sur la période 1959-2016, détrônant décembre 2015 (déficit de 70%).


La pluviométrie a été exceptionnellement déficitaire sur la totalité du pays à l’exception des Cévennes et de la moitié est de la Corse.


Suite à un épisode pluvieux intense, les cumuls sur l’est de la Corse ont atteint  une fois et demie à deux fois et demie la normale.


Depuis le début de la période de recharge, les précipitations ont été globalement déficitaires. Depuis septembre, la sécheresse des sols est marquée sur l’ouest et le nord-est du pays. Depuis septembre, début de la période de recharge des nappes, le cumul des précipitations "efficaces" (quantité d'eau qui reste disponible à la surface du sol après l'évapotranspiration), y est souvent inférieure de 25 à 75 % à la normale*, voire supérieur à 75 % près de la frontière belge et dans l'intérieur du Roussillon.  

Au 1er janvier 2017, l'indice d'humidité des sols, représentant l'état des ressources en eau du sol superficiel (entre 1 et 2 m de profondeur), est  inférieur de 20 à 40 % à la normale sur la moitié ouest du pays, voire jusqu'à 60 % de la plaine toulousaine au Roussillon. 
Carte France Écart pondéré à la normale de l'indice d'humidité des sols le 1er janvier 2017
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)



* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

Consulter le bilan de suivi hydrologique complet 

 

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er janvier 2017 est hétérogène d’une région à l’autre.

Un assez faible nombre de réservoirs (45%) affiche un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation montre qu’une grande partie du territoire n’a pas encore commencé à bénéficier de la recharge hivernale attendue. Seule une faible partie du Bassin parisien (au centre), le Nord et le Sud-Est présentent des niveaux normaux, voire supérieurs à la normale. Le pourtour du Bassin parisien, l’Ouest, le Sud-Ouest et une grande partie de l’Est de la France sont déficitaires en termes de recharge.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en ce milieu de période hivernale, la phase de bascule entre baisse et hausse des niveaux. Le phénomène est cependant tardif. La moitié des points est encore orientée à la baisse (49%) et le nombre des points stables (32%) ou déjà orientés à la hausse (19%) est réduit pour cette période de l’année. Cette situation n’est pas habituelle pour cette période de l’année. On devrait en effet déjà observer une incidence marquée de la recharge hivernale, or ce n’est pas le cas sur une grande partie du territoire.

La situation des nappes au 1er janvier 2017 traduit une période de recharge hivernale très peu active pour l’instant.

 

Carte de France de la situation des nappes phréatiques

 

>> Lire la suite

 

(Météo France et BRGM)

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Info/Météo/Monde: Climat monde : 2016, année la plus chaude

Climat monde : 2016, année la plus chaude

D'après l'Organisation météorologique mondiale (OMM), 2016 est l'année la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures qui dépassent celles déjà exceptionnellement élevées de 2015.

Rapport à la normale de la température moyenne à la surface du globe en 2016

La température globale moyenne a été l'an passé 1.1 °C plus élevé qu'à la période pré-industrielle. Par rapport à la normale 1961-1990 (14 °C), 2016 présente une anomalie de 0,83 °C  La température n'est pas le seul paramètre notable cette année pour le climat mondial :  les concentrations en dioxyde de carbone (CO2) et en méthane ont également atteint des  niveaux records.

Si un puissant épisode El Niño  a contribué aux températures particulièrement élevées observées pendant les premiers mois de l'année, celles-ci sont restées bien au-dessus des normales même après la fin de l'épisode.
 
Les 16 années les plus chaudes enregistrées depuis le début des relevés se sont toutes produites au XXIe siècle, exception faite de 1998, qui avait  connu un fort épisode El Niño.
 
Retrouvez l'intégralité du communiqué de l'OMM (en anglais), avec les anomalies et  les événements climatiques majeurs de 2016.
(Météo France)

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lundi 16 janvier 2017

Info/Météo/Lorraine: Vague de froid sur la Lorraine: Le Point

 

Vague de froid sur la Lorraine: Le Point

 

Une grande partie du pays connaîtra des journées sans dégel dès mardi. Hormis sur les régions littorales, les températures minimales devraient s'échelonner entre - 4 et -10°C. Le vent de nord-est accentuera encore la sensation de froid. 

Cet épisode hivernal devrait se poursuivre jusqu'en fin de semaine. A partir de vendredi, seul le Nord-Est devrait encore connaître des journées sans dégel.

De nombreux départements ont été placés en vigilance jaune grand froid. Une vigilance jaune "Grand Froid" entrera en vigueur à partir de 19h pour la Lorraine.

La dernière vague de froid significative sur l'Hexagone date de 2012 (première quinzaine de février). La vague de froid de cette semaine devrait être plus modérée.
Dans le détail pour la Lorraine. On attend pour les 3 prochains jours (de mardi à jeudi) des températures sous abri entre -09 localement -10°C à -07°C le matin parfois moins sur les sols enneigés et de -03 à -00°C l'après midi parfois moins sur les sols enneigés. Sur le massif entre -10 et -06°C en moyenne sur ces journées. Les températures ressenties pour les 3 prochains jours seront comprises le matin entre -14 et -11°C et l'après-midi entre -10 et -05°C. Sur le massif pour la même période entre -18 et -10°C en moyenne sur ces journées. La vague de froid se poursuit jusqu'au week end.

Mardi 17 Janvier 2017

Mercredi 19 Janvier 2017

Jeudi 19 Janvier 2017
(Avec Météo France)

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Info/Météo/Lorraine/Meuse: Vent : des pointes à 125 km/h dans la Meuse

Vent : des pointes à 125 km/h dans la Meuse

 

Placée en vigilance orange « vent violent », la Meuse a été relativement épargnée par la tempête Egon. Au cours de la nuit, le vent a tout de même soufflé jusqu’à 125 km/h à Mouzay.

Dégâts matériels

Entre 19 h jeudi et 7 h ce vendredi, le centre du traitement de l’alerte des pompiers de la Meuse a reçu 100 appels provenant de tout le département. Durant la nuit, ils sont intervenus à une vingtaine de reprises pour des chutes de matériaux, des câbles, des arbres, des antennes ou des réverbères à terre. Les interventions étaient localisées sur les secteurs d’Étain, Spincourt, Marville, Montmédy, Stenay. Un câble haute tension est tombé sur la route dans le secteur de Marville. La circulation était toujours perturbée à la mi-journée.

Ce vendredi matin, entre 7 h et 11 h, les pompiers sont encore intervenus à une vingtaine de reprises, toujours dans le Nord meusien, et plus particulièrement à Montmédy, Spincourt, Marville.

Fort heureusement, cet épisode climatique n’a fait aucun blessé.

Coupures d’électricité

Le vent violent a aussi causé des coupures d’électricité. À 11 h 30, dans le département on comptait 956 clients privés d’électricité sur 17 communes.  400 clients étaient encore sans électricité à 16 h 30. Les équipes d’Enedis sont intervenues durant la nuit et étaient encore sur le terrain vendredi matin pour des mises en sécurité et rétablir les réseaux.

Les coupures impactant le plus de personnes ont été recensées dans les secteurs de Montmédy, Baâlon, Woël, ainsi que dans la zone de la gare TGV. Il n’y a cependant eu aucun impact sur le trafic ferroviaire, seul le bâtiment a été privé de courant. Enedis rappelle que la plus grande prudence est à observer à proximité des lignes électriques, les fils tombés à terre sont dangereux, il ne faut en aucun cas les déplacer. Dangers ou incidents doivent être signalés au 09 726 750 55.

 

(L'Est Républicain)

 

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Info/Météo: Bilan : tempête Egon des 12-13 janvier

Bilan : tempête Egon des 12-13 janvier

 

Une dépression très creuse 
La puissante tempête Egon a balayé le nord de la France durant la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 janvier. 
La dépression associée à cette tempête (1005 hPa jeudi 12/01 à 12 h au large de la Bretagne) a traversé le nord du pays en se creusant très rapidement : la pression en son centre n'était que de 990 hPa au-dessus du Cotentin jeudi à 17 h et 982 hPa en Picardie à 21 h. Cette dépression s'est ensuite progressivement déplacée vers la Belgique, puis le nord de l'Allemagne, avec toujours une pression particulièrement faible. 
Ce phénomène de creusement rapide d'une dépression, favorisé par la présence d'air très froid en altitude comme c'était le cas durant la nuit du 12 au 13 janvier, est typique de la formation des tempêtes. 
Pour en savoir plus sur la formation des tempêtes, consultez notre dossier.
 
 
Tempête EGON : animation satellitaire Météosat du 12/01/2017 à 15 h UTC au 13/01/2017 à 03 h UTC. © Météo-France (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
 

Des rafales de vent jusqu'à 146 km/h 

Au passage de la tempête, des vents violents ont été enregistrés, notamment sur les régions Haute-Normandie, Hauts-de-France, Île-de-France, et Grand-Est. On a relevé 146 km/h à Dieppe, une valeur jamais atteinte depuis 1987 (où l'on relevait 155 km/h sous orage le 11 juillet).  
Les rafales violentes ont concerné une large partie de la moitié nord de la France, en atteignant par exemple 139 km/h dans l'île de Groix (Morbihan), 131 km/h à Cherbourg ou encore 130 km/h à Caen. Dans le Nord-Est, on a mesuré 133 km/h à Chouilly (Marne), 125 km/h à Saulces-Champenoises (Ardennes) et à Mouzay (Meuse), 118 km/h à Nancy (Meurthe-et-Moselle). En Île-de-France, la valeur de 117 km/h (à Wy-dit-Joli, dans le Val-d'Oise) mesurée au cours de la nuit est la 4e valeur la plus forte relevée dans cette station ouverte en 1987. On a mesuré par ailleurs 102 km/h sur l'aéroport d'Orly, 97 km/h à Paris.
 
Egon a été intense sur quelques départements mais, à l'échelle nationale, elle ne fait pas partie des grandes tempêtes historiques (seule une faible partie du territoire a été affectée par des vents de plus 120 km/h).
Pour en savoir plus sur les tempêtes remarquables en France, consultez notre dossier.
 
 
Rafales de vents  estimées entre le 12/01/2017 à 16 h UTC et le 13/01/2017 à 02 h UTC. © Météo-France (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
(Météo France)

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mardi 10 janvier 2017

Info/Météo/Climat France : 2016, encore une année chaude

Climat France : 2016, encore une année chaude

 En 2016, la température sur la France a été généralement supérieure à la normale* excepté au printemps et en octobre. Comme la plupart des années depuis 2000, 2016 est à nouveau une année chaude avec une température moyenne qui a dépassé la normale* de 0.5 °C. Toutefois, cette année ne présente pas de caractère exceptionnel, se classant au 10e rang, loin derrière 2014 (+1.2 °C), 2011 (+1.1 °C) et 2015 (+1.0 °C).

Écart à la moyenne annuelle de référence de l'indicateur de température moyenne sur la France de 1900 à 2016
(Cliquer sur le graphique pour l'agrandir)



La pluviométrie, contrastée au fil des mois, a été très excédentaire au premier semestre, puis très déficitaire depuis juillet hormis en novembre. Le second semestre a été marqué par les mois d'août et décembre les plus secs enregistrés sur la période 1959-2016. En moyenne sur l'année, le déficit a souvent dépassé 10 % de la Normandie aux Pays de la Loire et à la Bretagne, sur les Ardennes et la Meuse. Plus au sud, la pluviométrie a été déficitaire de plus de 20 % dans les Pyrénées-Orientales, l'Aude et les Bouches-du-Rhône. Les pluies ont été généralement excédentaires parfois de plus de 10 % en Bourgogne-Franche-Comté, sur le sud des Alpes et l'est de la Corse. Sur la France, le cumul moyen de précipitations a été proche de la normale*.

L'ensoleillement a été conforme à la normale** sur l'ensemble du pays. Déficitaire jusqu'en juin, il a ensuite été très généreux tout particulièrement en août et en décembre, avec de nombreux records battus..


* moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 1991-2010
1 mm de précipitations=1litre d'eau par m2

 

Èvènements remarquables en 2016 :

  • plusieurs épisodes tempétueux en début d'année
  • du 25 mai au 6 juin sur le nord de la France : pluies exceptionnelles accompagnées de crues et inondations
  • une vague de chaleur particulièrement tardive du 23 au 27 août
  • chaleur record durant la première quinzaine de septembre
  • record de faible pluviométrie sur les 3 mois de : juillet à septembre
  • épisode méditerranéen du 12 au 14 octobre
  • deux épisodes pluvio-orageux de forte intensité en Corse en fin d'année
  • record de faible pluviométrie en décembre

Consulter le bilan climatique complet de l'année 2016.

Télécharger le bilan climatique complet de l'année 2016 en pdf (1,29 Mo)


Écart à la moyenne annuelle de référence de la température moyenne sur la France en 2016        Rapport à la moyenne annuelle de référence de la durée d'ensoleillement sur la France en 2016

Cumul annuel des précipitations sur la France en 2016        Rapport à la moyenne annuelle de référence des cumuls de précipitations sur la France en 2016

(Cliquer sur les cartes pour les agrandir)

 

(Météo France)

 

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Info/Météo: Europe : vague de froid intense

Europe : vague de froid intense

 

Une vague de froid particulièrement intense touche depuis le 5 janvier l'Europe centrale et orientale. En cause, une réserve d'air froid arctique, qui s'est engouffré au cours de la journée du 5 dans un flux de nord nord-est intense sur une bonne partie de l'Europe. Malgré une basse temporaire du mercure,  la France est restée en marge de l'air le plus froid .

Mardi 10 janvier 2017 matin, de nombreux pays du centre de l'Europe à la Grèce étaient encore en alerte neige mais surtout grand froid comme la Grèce, la Serbie, le Monténegro ou encore la Croatie.

Carte de vigilance météorologique européenne pour le 10 janvier 2017
Carte de vigilance météorologique européenne pour le 10 janvier 2017 © EUMETNET-Météoalarm

Températures glaciales en Europe centrale et orientale

Durant la première semaine de janvier, les températures ont été anormalement basses du nord de l'Europe au nord-est de la Sibérie (de -5 à 15 degrés en dessous des normales). Le mercure a même plongé le 4 janvier à - 42,4°C à Kautokeino (Suède) et -56,6°C à Delyankir en Sibérie.

À la faveur d'un flux de nord nord-est, cet air polaire a ensuite envahi l'Europe centrale et orientale dès le 5 janvier. Ces régions connaissent depuis un froid intense avec des températures inférieures à -20°C voire -30°C localement. Avec -29,9°C le 7 janvier, Moscou a connu son Noël orthodoxe le plus froid depuis 1987. En Slovaquie, à Oravská Lesná (930 m), il a fait -35,2°C dans la nuit du 7 au 8 janvier, du jamais vu depuis 1987 à l'échelle du pays, mais aussi -30,5°C le 8 janvier à Dudince en plaine, un record de froid dans cette station depuis le début des mesures en 1977.

Le 8 janvier , en Albanie le thermomètre affichait -9,4°C à Vlore et -9,0°C à Durres. Il faisait -5,7°C à l'aéroport de Naples en Italie. Ce sont là trois records absolus de froid, tous mois confondus.

En Grèce, la température maximale n'a pas dépassé  -4,9°C le 7 à Thessalonique, un record pour la station. À Héraklion en Crète, où aucune gelée n'avait été observée depuis février 2004, il faisait 0°C le 9 au matin.

Un radoucissement très temporaire est attendu pour jeudi 12 et vendredi 13 mais une nouvelle masse d'air très froide devrait gagner l'ensemble du continent à partir de samedi 14.

Neige abondante en Europe méridionale et orientale

En atteignant la Mer Adriatique puis la Méditerranée orientale et la Mer Noire, cette masse d'air froid a été aussi été à l'origine d'abondantes chutes de neige.

Entre le 6 et le 7 janvier, la neige est tombée sur les massifs monténégrin et bosniaque, sur les Apennins, dans les régions italiennes des Abruzzes. On a relevé 65 cm de neige le 7 janvier à Campobasso (600 m) avec des congères atteignant 2 m de haut dans le village de Capracotta (1400 m). Dans la région des Pouilles à basse altitude, les cumuls de neige ont souvent atteint 30 cm et des flocons ont pu être observés jusqu'au littoral. En Sicile, le 7 janvier sur la côte nord-orientale à Taormine on a relevé 10 cm de neige, un record depuis 1956. Sur le sud-est de l'Europe, les chutes de neige ont souvent atteint de 10 à 30 cm, localement 50 cm (24 cm à Sofia, 31 cm à Bucarest).

Du côté de la mer Égée, il a neigé à l'aéroport international de l'île grecque de Zakhyntos le 7 janvier (station située au niveau de la mer), une première,  ainsi que sur le littoral crétois le 8 janvier.

Toujours le 8, en Turquie, au matin, la station de ski d'Uludag accumulait 2,6 m de neige et dans certains quartiers d'Istanbul la couche de neige a atteint 40 cm.

(Météo France)

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Info/Météo/Meuse: 2016 : une année de contrastes en Meuse selon les météorologues

2016 : une année de contrastes en Meuse selon les météorologues

Un déficit de pluie avec deux semestres extrêmes, des températures supérieures à la normale, un peu moins d’ensoleillement, tel est le bilan météo de la Meuse en 2016.

 

Pour effectuer ses relevés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, Météo France dispose de 13 stations automatiques de mesures réparties sur le territoire meusien. Les trois paramètres principaux concernent la pluviométrie, la température et l’ensoleillement. Bilan de l’année 2016 avec Bruno Cunin, chef du centre météorologique de Nancy en charge de la Lorraine à l’exception de la Moselle.

Pluie : 1 mois de déficit

Avec 890 mm enregistrés, les précipitations sont légèrement inférieures à la moyenne (1 005 mm), ce qui se traduit par 1 mois de déficit de pluie. Un peu mieux qu’en 2015 qui cumulait 3 mois de déficit (750 mm). « L’année a été très contrastée avec un 1er semestre pluvieux, notamment février, mai et juin, et un 2e semestre très sec, août, septembre, octobre et surtout décembre. Ces répartitions ne sont pas optimales après une année 2015 marquée par un épisode de sécheresse », analyse Bruno Cunin. On est tout de même loin de l’année la plus sèche (460 mm en 1958) et de l’année la plus pluvieuse (1 280 mm en 2001). En fait, 2016 ressemble comme deux gouttes d’eau à 2014, 1989 et 1969.

Plus chaud que la normale

La température moyenne relevée en Meuse en 2016 affiche 10,2 °C, en hausse de 0,6 °C par rapport à la normale, mais en légère chute de 0,4 °C par rapport à 2015.

Les données traduisent un hiver très doux : janvier et février (dans la continuité de novembre et décembre 2015, encore plus chaud), puis septembre. En revanche, mars et octobre ont été frais. En résumé, 2016 se rapproche de 2007, 2006, 2003 et 2002, sachant que 2014 a été l’année la plus chaude (10,9 °C de moyenne), l’année 1956 la plus froide (7,6 °C).

« Ce réchauffement induit des conséquences heureuses avec moins de neige sur le réseau routier et moins de chauffage pour les habitations, mais également des problèmes de recharge des nappes phréatiques. On peut dire que les phénomènes extrêmes deviennent de plus en plus extrêmes. Ainsi, il est fort probable que la canicule de 2003 se produise une année sur deux à la fin du XXIe siècle », commente Bruno Cunin.

Toujours moins de soleil

Il pointe à 1 550 heures pour 2016, un peu moins que la moyenne (1 600 heures sur des mesures qui existent depuis 2008), mais loin derrière 2015 (1 790 heures). Par comparaison, 2013 reste l’année la moins ensoleillée (1 500 heures), 2011 la plus lumineuse (1 870 heures). Avis aux vacanciers, l’été indien s’est bien manifesté en août et septembre, tandis que février, mars, avril et juin ont souffert de bien tristes journées.

(L'Est Républicain - Nicolas GALMICHE)

 

> Bruno Cunin Chef du centre météorologique de Nancy en charge de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges

Les phénomènes extrêmes deviennent de plus en plus extrêmes. Ainsi, il est fort probable que la canicule de 2003 se produise une année sur deux à la fin du XXIe siècle

 

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Info/Météo: Risques d'avalanche : la fin des drapeaux

Risques d'avalanche : la fin des drapeaux

Cet hiver, de nouveaux pictogrammes et messages-types font leur apparition dans les stations de sports d’hiver, pour mieux informer les skieurs sur les niveaux de risques d’avalanches estimés par Météo France.

Capture d'écran

C'est la fin des drapeaux d'avalanche ! De nouveaux pictogrammes formalisés fin 2016 sous l’égide d’Afnor, organisme français de référence pour les normes volontaires. Chacun symbolise l’un des cinq niveaux de risques d’avalanche (très fort, fort, marqué, limité, faible) fixés à l’échelle européenne, contre seulement trois drapeaux actuellement. Cette harmonisation européenne était nécessaire du fait du nombre important de pratiquants étrangers dans les stations, surtout dans les domaines à cheval sur plusieurs pays.

Les pictogrammes sont assortis d’un code couleur et de messages informatifs clairs sur l’importance et l’étendue des risques. Ils sont d’ailleurs traduits en anglais, allemand, italien, catalan et néerlandais et pourront être déclinés sur les applications smartphone des stations, les réseaux sociaux et les écrans d’information au pied des remontées mécaniques.

Trois ans de sursis pour les drapeaux

Les trois drapeaux d’avalanche actuels - jaune, damier jaune et noir, noir - pourront être utilisés pendant encore trois ans, avant de laisser place aux cinq pictogrammes intégrés à des supports plus modernes, selon Serge Riveill, chargé de mission des Domaines skiables de France.

Les auteurs du projet souhaitent une meilleure prise de conscience de la part des skieurs : "Le risque 3 que tout le monde connaît sous la forme de drapeau à damier jaune et noir était trop banalisé" selon lui. "Lors des dix dernières années, près de la moitié des accidents en hors-piste ont eu lieu lors d’un épisode de risque 3. Le nouveau pictogramme, avec ses deux points d’exclamation, va plus attirer l’attention".

Plus lisible pour 75% des personnes sondées

Ce dispositif d’information a déjà été testé dans huit stations pilotes (La Plagne, Les Ménuires, Les Grands Montets (Chamonix), Le Brévent (Chamonix), Châtel, Le Corbier (Les Sybelles), Saint-Jean d’Arves (Les Sybelles), Montgenèvre) et sur les réseaux sociaux auprès d’un échantillon d’environ 1 500 personnes du 15 février au 15 avril 2016. 75 % des personnes interrogées ont trouvé le dispositif plus lisible que la signalétique utilisée jusque-là.

(L'Est Républicain)

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Info/Météo/Lorraine/Moselle: Météo 2016 : records battus à Metz

Météo 2016 : records battus à Metz

Si les températures et la pluviométrie moyennes restent dans la normale, l’année 2016 , à Metz, été marquée par des records de pluie et de chaleur.

Ça y est, 2017 est arrivée ! L’occasion de revenir avec Thierry Thouvenin, de l’antenne Météo France de Metz, sur les événements marquants de l’année 2016 grâce aux données de la station de Metz-Frescaty.

14,6

Le record absolu enregistré un 25 janvier a été battu en 2016. Le thermomètre affichait 14,6 °C ce jour-là à Metz-Frescaty. Le précédent record datait de 1995 avec une température de 13,3 °C. Sur les deux premiers mois de l’année la température moyenne était nettement supérieure à la normale, notamment en février. Vous avez dit réchauffement climatique ?

440

Si l’on regarde entre le 1er janvier et le 1er juin 2016, il est tombé en cumulé 440 mm de précipitations. Ces cinq premiers mois sont en 3e position du classement des mois les plus pluvieux depuis le début des mesures en 1946. Seuls les premiers mois de 1970 et 1983 ont été plus pluvieux.

Ce chiffre en 2016 s’explique notamment par les fortes pluies enregistrées en février (116 mm) et au printemps avec une moyenne de 220 mm de précipitations.

36,9

Le 26 août, 36,9 °C ont été relevés à la station de Metz-Frescaty. Ce jour devient ainsi la date la plus tardive où la température dépassait les 35°C. Le précédent record de la date la plus tardive a été établi le 20 août 2009, et avant 2009, cela ne s’est jamais produit après le 15 août.

9,4

Au mois de décembre, il est tombé seulement 9,4 mm de précipitation. C’était effectivement un mois très sec, avec peu de pluie et pas de neige. Pour trouver un mois de décembre où il y a encore moins plu il faut remonter en 1963.

Marion MELLINGER.

(Républicain Lorrain)

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