Le Blog d'Alexis

jeudi 15 novembre 2018

Info/Météo/Sécheresse/Lorraine: Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 13 Novembre 2018

 

Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 13 Novembre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, les précipitations de la semaine passée ont amélioré les écoulements sur le secteur de la Meuse amont alors que la situation hydrologique des autres secteurs reste stable. En conséquence, les unités "Meuse amont", "Meuse aval et Chiers" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" sont en jaune, alors que l'unité "Moselle amont et Meurthe" reste en orange. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, les débits évoluent peu par rapport à la semaine précédente. On note tout de même l'unité "Sarre" qui repasse en jaune. Pour les aquifères du bassin Rhin Meuse alors que la période de recharge des nappes devrait débuter la tendance reste toujours globalement à la baisse de leur niveau. En conséquence, les niveaux s'éloignent de plus en plus des normales de saison, et atteignent des niveaux de basses eaux parmi les plus faibles observés pour près d'un quart des piézomètres. La conséquence de cette situation sur les statistiques des niveaux moyens mensuels est un changement de couleur sur plusieurs piézomètres, avec une augmentation de niveaux moyens mensuels bas à très bas.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, la situation reste globalement stable par rapport à la semaine précédente. Les faibles précipitations observées n'ont pas d'effet significatif sur les débits des cours d'eau. Cette semaine, la situation s'améliore sur le bassin "Affluents crayeux Marne et Aisne aval" qui repasse en jaune. Par contre, la situation se dégrade pour les bassins hydrologiques "Marne amont" et "Blaise" qui passent respectivement en orange et en jaune. Les bassins hydrologiques "Aube amont", "Affluents crayeux Aube et Seine" et "Seine amont" restent en jaune et les bassins "Aisne amont", "Aisne aval", "Brie et Tardenois" et "Saulx et Ornain" restent en gris. Les trois corridors Marne, Seine et Aube sont en bleu. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, les unités hydrologiques "Craie de Champagne sud et centre", "Craie du Senonais et Pays d’Othe" et "Calcaires de l’Oxfordien des Ardennes" restent en gris, et l'unité hydrologique "Craie de Champagne Nord" reste en jaune, seules les unités hydrogéologiques "Calcaires de Brie et de Champigny" et "Nappe de Brienne" restent en bleu. La tendance générale reste également à la baisse. Les niveaux moyens mensuels sont proches des normales de saison, même si certains piézomètres atteignent des niveaux oranges. 

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, les niveaux de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec des niveaux de remplissage inférieurs au 1/3 pour tous les ouvrages sauf celui de Madine.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)

 

 

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mercredi 7 novembre 2018

Info/Météo: Europe centrale : douceur record

Europe centrale : douceur record

Dans une configuration météorologique particulière avec un blocage anticyclonique persistant sur la Russie et les plongées récurrentes d'air froid en altitude vers la péninsule ibérique, la Méditerranée occidentale a connu une fin octobre et un début novembre très perturbés. À l'inverse, sur le flanc ouest des hautes pressions continentales, de la Méditerranée centrale jusqu'à la Baltique, les courants de sud ont assuré un temps souvent clément, parfois extrêmement doux, voire chaud, quand le soleil perçait les grisailles anticycloniques.

Anomalie de température entre le 1er et le 4 novembre
Anomalie de température entre le 1er et le 4 novembre - © Modèle du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-France
(Cliquer sur l'illustration pour l'agrandir)

Ces derniers jours, plusieurs records de chaleur mensuels ont été ainsi battus en Europe centrale, dont de nombreux records mensuels nationaux :

  • 1er novembre 2018 : 25,8 °C à Körösszakál, nouveau record mensuel hongrois,
  • 3 novembre 2018 : 31,8 °C à Qyteti Stalin (anciennement Kuçovë), nouveau record mensuel albanais,
  • 4 novembre 2018 : 24,2 °C à Osadné, nouveau record mensuel slovaque, 
  • 5 novembre 2018 : 26,2 °C à Polana, nouveau record mensuel polonais (la station avait déjà mesuré 24,2 °C ce samedi, qui constituait déjà un très éphémère record national).

Flux de sud-est et effet de Foehn sur les Carpates et les Tatras

Ce week-end, avec le creusement de la dépression Xena entre la Tunisie et la Sardaigne, le flux de sud-est s'est renforcé tout en transportant une masse d'air très douce sur l'Europe centrale. L'effet de Foehn a joué son rôle, en réchauffant et asséchant cet air déjà doux : les nouveaux records nationaux polonais et slovaques de ce week-end ont d'ailleurs été observés dans la même région montagneuse des Tatras. Sans record à la clé, la situation était similaire en Roumanie, avec des températures « normales » dans la plaine du Danube, tandis qu'en Transylvanie, en aval des Carpates, il faisait beau et anormalement chaud.

Les Carpates : relief, lignes de courant et températures observées dimanche 4 novembre 2018 à 12 h UTC
Les Carpates : relief, lignes de courant et températures observées dimanche 4 novembre 2018 à 12 h UTC - © Météo-France
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(Météo France)

 

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Info/Météo/Climat: Octobre : très agité au Sud

Octobre : très agité au Sud

 

Octobre 2018 a été marqué par un temps très contrasté. Jusqu'au 20, dans la continuité du mois de septembre, les conditions anticycloniques ont dominé sur une large moitié nord du pays s'accompagnant de températures encore très chaudes pour la saison et d'un ensoleillement remarquable. Les passages pluvieux ont été peu fréquents hormis sur les régions méridionales qui ont été frappées par plusieurs épisodes pluvio-orageux intenses, notamment les 14 et 15 dans l'Aude. En fin de mois, les températures ont nettement chuté et la France a connu un épisode hivernal précoce avec des chutes de neige jusqu'en plaine du Massif central au Grand-Est. Le 29, une violente tempête a balayé la Corse.

Pression au niveau de la mer, octobre 2018
Pression au niveau de la mer, octobre 2018 © Météo-France
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Les températures sont restées supérieures aux normales la majeure partie du mois. Sur un large quart nord-est, la température moyenne a souvent été 2 à 4 °C au-dessus des valeurs de saison et du 10 au 14, les maximales y ont atteint 20 à 25 °C soit 8 à 10 °C de plus que la normale. En revanche, avec des maximales souvent inférieures à 6 °C, des records de fraîcheur ont été enregistrés le 28 sur le quart sud-ouest puis le 29 sur une grande partie du pays. Malgré ce pic de froid marqué en fin de mois, en moyenne sur la France et sur le mois, la température a été supérieure à la normale de 0,9 °C.
 
Les précipitations ont été très contrastées. Quasi absentes sur le Nord-Est, elles ont été peu fréquentes et peu abondantes sur la majeure partie du pays avec un déficit pluviométrique souvent supérieur à 50 % . En revanche, l'excédent a atteint 1,5 à 4 fois la normale sur les régions méditerranéennes, localement plus dans l'Aude (414,5 mm en 1 mois à Trèbes dont 295 mm dans la nuit du 14 au 15) et le Var (552,5 mm en 1 mois au Luc, record absolu tous mois confondus). Les régions Occitanie, Provence – Alpes – Côte d'Azur et Corse ont été touchées par des épisodes pluvio-orageux très intenses. Les 14 et 15, sur l'Aude, l'Hérault, le Tarn et l'Aveyron, des pluies diluviennes ont provoqué des crues et inondations rapides dévastatrices. En moyenne sur la France et sur le mois, la pluviométrie a été déficitaire de plus de 15 %.
 
Malgré un épisode pluvio-neigeux en toute fin de mois, sur un large quart nord-est du pays la sécheresse des sols superficiels a persisté atteignant des valeurs records. Sur le pourtour méditerranéen et la Corse, les conditions d'humidité des sols sont plus proches de la normale.
 
Octobre 2018 se classe parmi les mois d'octobre les plus ensoleillés sur la moitié nord de la France. Comme en 1985 et 1997, après un mois de septembre remarquablement ensoleillé, le soleil a encore été très généreux durant ce mois d'octobre. Ainsi, l'ensoleillement, conforme à la normale sur les régions méridionales, a été excédentaire de plus de 30 % sur une grande moitié nord du pays atteignant localement des valeurs exceptionnelles. L'excédent a dépassé 60 % le long des frontières du Nord.
 
Évolution des températures minimales et maximales quotidiennes en France par rapport à la normale quotidienne

© Météo-France - Cliquer sur le graphe pour l'agrandir

 

Écart à la moyenne mensuelle de référence 1981-2010 de la température moyenne en France, en octobre 2018 Rapport à la moyenne mensuelle de référence 1991-2010 de la durée d'ensoleillement en octobre 2018

Cumul des précipitations en France, octobre 2018 Rapport à la moyenne mensuelle de référence 1981-2010 des cumuls de précipitations en France, octobre 2018

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(Météo France)

 

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Info/Météo/Sécheresse/Lorraine: Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 06 Novembre 2018

 

Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 06 Novembre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins de la Meuse et de la Moselle, les précipitations de la semaine passée ont légèrement amélioré les écoulements dans les cours d'eau. Néanmoins, en dépit du contexte météorologique automnal qui semble s'installer, la situation hydrologique générale reste à l'image du déficit pluviométrique important cumulé depuis plusieurs mois. Les unités hydrologiques "Meuse amont" et "Moselle amont et Meurthe" sont en orange, et les unités hydrologiques "Meuse aval et Chiers" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" sont en jaune. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, les débits connaissent tous une légère amélioration suite aux quelques précipitations survenues en fin de semaine 43. Cette faible augmentation suffit à améliorer les débits très faibles et pratiquement tous les cours d'eau voient leur situation s'améliorer.  Les unités "Sarre", "Doller amont, Fecht, Weiss, Lauch" et "Ill amont" sortent du niveau jaune. Seules la Thur et la Doller, cours d'eau soutenus, n'évoluent pas significativement et restent en jaune. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, alors que l'on devrait entrer dans la période de recharge des nappes, la tendance reste toujours globalement à la baisse du niveau des nappes. En conséquence, les niveaux s'éloignent de plus en plus des normales de saison, et atteignent des niveaux de basses eaux parmi les plus faibles observés pour près d'un quart des piézomètres. La conséquence de cette situation sur les statistiques des niveaux moyens mensuels est un changement de couleur sur plusieurs piézomètres, avec une hausse du nombre des niveaux moyens mensuels bas et très bas.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, on constate globalement une amélioration de la situation par rapport à la semaine précédente. Les déficits de précipitations reste cependant importants. Cette semaine, la situation s'améliore sur les unités hydrologiques "Marne amont", "Brie et Tardenois" et "Blaise". Elles repassent respectivement en jaune, gris et gris. Par contre, la situation se dégrade pour l'unité hydrologique "Affluents crayeux Marne et Aisne aval" qui passe en orange. Les unités hydrologiques "Aube amont", "Affluents crayeux Aube et Seine" et "Seine amont" restent en jaune et les unités "Aine amont", "Aisne aval" et "Saulx et Ornain" restent en gris. Les trois corridors Marne, Seine et Aube sont en bleu. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, les unités hydrologiques "Craie de Champagne sud et centre", "Craie du Senonais et Pays d’Othe" et "Calcaires de l’Oxfordien des Ardennes" restent en girs, et l'unité hydrologique "Craie de Champagne Nord" reste en jaune. Seules les unités hydrogéologiques "Calcaires de Brie et de Champigny" et "Nappe de Brienne" restent en bleu. La tendance générale reste également à la baisse. Les niveaux moyens mensuels restent néanmoins majoritairement proches des normales de saison, même si certains piézomètres sont en orange (Rhèges et Novion-Porcien) ou en rouge (Saint-Etienne-Sur-Suippe, Bussy-Le-Château et la Vendue-Mignot).

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, les niveaux de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec des niveaux de remplissage inférieurs au 1/3 pour tous les ouvrages sauf ceux de Vieux Pré et de Madine.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)

 

 

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mercredi 31 octobre 2018

Info/Météo: Retour sur l’épisode de neige précoce

Retour sur l’épisode de neige précoce

Nous avons connu un épisode neigeux précoce sur le pays entre dimanche 28 et mardi 30 octobre. Cet épisode a donné des quantités assez remarquables pour la saison.

Situation météorologique

Après une invasion d'une masse d'air froid, samedi 27, des conditions dépressionnaires en Méditerranée ont fait remonter dès dimanche, un air chaud et humide sur le pays. Ce conflit de masses d'air a généré d'abondantes précipitations. La neige a d'abord concerné le sud du Massif central dans la journée de lundi. Avec la migration de la dépression dénommée Adrian le long des frontières de l'est dans la soirée et la nuit de lundi, les précipitations neigeuses se sont étendues plus au nord et ont gagné progressivement, les monts du Lyonnais, le Dauphiné, la Bourgogne et la Champagne-Ardenne.

Analyse des hauteurs de neige du modèle ARPEGE le mardi 30 octobre 2018 à 12 h UTC
Analyse des hauteurs de neige du modèle ARPEGE le mardi 30 octobre 2018 à 12 h UTC - © Météo-France
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)

Des hauteurs non négligeables

Il a ainsi été observé généralement 2 à 5 cm de neige en plaine. Localement, les épaisseurs ont dépassé 10 cm, comme à Liart dans les Ardennes, où a relevé 12 cm. À la station de Saint-Étienne - Bouthéon, à 400 m d'altitude, il s'agit d'un record pour un mois d'octobre avec une hauteur de neige de 17 cm.

Au-dessus de 500 m, entre le Massif central et le Morvan, on a relevé généralement 8 à 15 cm (9 cm à Aurillac, 12 cm au Puy-en-Velay), localement 15 à 20 cm (18 cm à Château Chinon dans la Nièvre, 17 cm à Segur dans l'Aveyron), ou plus.

Vers 1000 m d'altitude et au-delà, on a mesuré 20 à 45 cm dans le Massif central. Sur les plus hauts sommets, les épaisseurs de neige ont atteint 50 cm sur le Pilat (Loire) et les monts du Vivarais (entre Haute-Loire et Ardèche).

La neige en octobre

Cet épisode de neige est précoce mais la neige a déjà été observée au mois d'octobre dans le passé. En 2015, à la mi-octobre, on observait des flocons remarquablement précoces à très basse altitude sur le plateau de Langres, les hauteurs de Côte d'Or, le Morvan.

Fin octobre 2008, la neige s'invitait également en plaine puisqu'on relevait en Mayenne 10 cm au Pail, 6 cm à Ambrières et 5 cm à Laval.

Dans un passé plus lointain, un coup de froid exceptionnellement précoce a concerné le pays du 10 au 14 octobre 1975. Il avait neigé à Nancy et Toul et on avait relevé1 cm à Sedan, 4 cm à Langres. Pluie et neige mêlées étaient observées à Orly. 

 

(Météo France)

 

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Info/Météo: Corse : Violente tempête le 29 octobre

Corse : Violente tempête le 29 octobre

La dépression « Adrian » s'est creusée le 29 en cours de journée sur la Méditerranée entre les Baléares et la Corse, générant des vents très violents qui ont balayé l'île de Beauté en fin d'après-midi avant de gagner la Côte d'Azur et le sud des Alpes en soirée. Cet épisode tempétueux s'est accompagné de pluies soutenues localement intenses et d'orages.

Les rafales ont généralement été comprises entre 100 et 130 km/h, localement 150 à 190 km/h sur les côtes avec 176 km/h à Marignana (Corse-du-Sud), 188 km/h au cap Corse et à l'Île-Rousse (Haute-Corse) et jusqu'à 189 km/h au Cap Pertusato (près de Bonifacio).

À Ajaccio (Corse-du-Sud), les rafales ont atteint 117 km/h. Depuis le début des mesures en 1981, cette valeur n'a été dépassée que lors de la tempête du 28 décembre 1999 avec une valeur maximale de 122 km/h.

Vents instantanés maximaux relevés en Corse le 29 octobre 2018   Animation de l'évolution des vents sur la Corse le 29 octobre 2018
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(Météo France)

 

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Info/Météo/Monde: Super-typhon Yutu aux Mariannes

Super-typhon Yutu aux Mariannes

Le typhon Yutu s'est intensifié très rapidement à l'est de l'archipel des Mariannes le week-end dernier pour atteindre la catégorie maximale 5 de l'échelle Saffir-Simpson avant de traverser le sud de l'archipel. Les îles Saipan et Tinian ont été les plus touchées, cette dernière notamment qui a vu circuler l'œil de ce cyclone.

L'oeil du super typhon Yutu se trouve sur l'île de Tinian - image du satellite américain NOAA20 le 24 octobre 2018 à 15h51 UTC
L'oeil du super typhon Yutu se trouve sur l'île de Tinian - image du satellite américain NOAA20 le 24 octobre 2018 à 15h51 UTC - © NOAA/CIMSS
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Quelques caractéristiques

Il s'agit du 12e typhon de la saison cyclonique sur l'ouest du Pacifique, et du 7e super-typhon.Avec des vents sur 1 minute estimés à 285 km/h et des rafales à 350 km/h à son passage sur Tinian, il s'agit du plus puissant système cyclonique (en terme de vents) de l'année sur l'ensemble des bassins et du plus puissant système cyclonique à avoir touché terre. C'est le cyclone le plus intense à avoir touché les îles Marianne durant l'histoire récente.

 

(Météo France)

 

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Info/Météo/Climat: 2018 parmi les 3 années les plus chaudes

 

Les températures sont restées durablement élevées en France métropolitaine au cours des sept derniers mois, faisant suite à un mois de janvier exceptionnellement doux, suivi d'un mois de février frais et d'un mois de mars proche de la normale.

Conséquence de ces conditions remarquables, la température moyennée sur les dix premiers mois de l'année devrait se situer 1,1 °C au-dessus de la moyenne de référence 1981-2010 calculée sur cette même période. Un tel écart positionne 2018 au premier rang des années qui ont connu les dix premiers mois (janvier-octobre) les plus chauds depuis le début du XXe siècle, ex-aequo avec 2014, devant 2017 et 2003 (+1 °C).

Le classement de l'année 2018 dans sa globalité dépendra bien sûr de la température moyenne des deux prochains mois. Le dernier bulletin de prévision saisonnière ne permet pas de dégager de scenario privilégié sur la France métropolitaine sur la fin de l'année 2018. Cependant, si la température de novembre-décembre devait être en moyenne conforme ou plus élevée que la normale*, 2018 figurerait parmi les trois années les plus chaudes depuis le début du XXe siècle en France métropolitaine.

En 2018, les hautes pressions souvent présentes sur le nord de l'Europe de la fin avril à la mi-octobre, correspondant aussi à la période des jours les plus longs, ont permis à l'ensoleillement d'atteindre des valeurs excédentaires au nord de la Loire et plus particulièrement près des frontières nord, alors que les régions les plus au sud étaient légèrement déficitaires.
 
Animation normalisée du champ de pression mer de mai à octobre 2018
Anomalie normalisée du champ de pression mer de mai à octobre 2018 © CEP - Météo-France
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Ensoleillement très excédentaire au nord de la Seine

L'excédent d'ensoleillement dépasse les 20 % au nord de la Seine et même très localement les 30 % dans les Ardennes. La station de Charleville-Mézières a d'ailleurs déjà battu le record de fort ensoleillement pour un mois d'octobre avec 165 heures mesurées sur les 23 premiers jours du mois (battant les 157 heures d'octobre 2005).  

Carte d'anomalie d'ensoleillement du 1er janvier au 23 octobre 2018 en France métropolitaine

Anomalie de l'ensoleillement du 1er janvier au 23 octobre 2018 © Météo-France
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En durée d'ensoleillement, si les villes méditerranéennes occupent logiquement les premières places du tableau (notamment Marseille avec 2460 heures de soleil du 1er janvier au 23 octobre), de nombreuses villes du nord et du nord-est arrivent à dépasser les villes du Sud-Ouest, notamment celles situées près des Pyrénées :

Villes  Ensoleillement en heures
et rapport à la normale
du 1er janvier au 23 octobre 2018 

 
Troyes 2044 (+23%)
Colmar 2018 (+23%)
Strasbourg 1963 (+25%)
Saint-Dizier 1941 (+22%)
Langres
1930 (+23%)
Nancy 1914 (+24%)
Charleville-Mézières 1874 (+34%)
Le Touquet 1868 (+22%)
Toulouse 1857 (+2%)
Auch 1785 (+4%)
Mont-de-Marsan 1709 (+1%)
Dax 1691 (+1%)
Biarritz 1640 (-1%)
Tarbes 1616 (-4%)
Pau 1611 (-2%)

 



* Normale ou moyenne de référence 1981-2010

 

(Météo France)

 

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Info/Météo/Climat: Climat France : une mi-octobre exceptionnellement chaude

Climat France : une mi-octobre exceptionnellement chaude

Les périodes de températures au-dessus des normales s'enchaînent sur l'Europe et sur la France depuis le mois d'avril, et ce mois d'octobre ne fait pas exception : après un bref coup de frais entre fin septembre et tout début octobre, c'est la douceur, voire la chaleur, qui a dominé jusqu'au week-end dernier. En effet des hautes pressions associées à des masses d'air très douces ont prédominé sur une bonne partie du continent, entretenant aussi la sécheresse qui atteint des niveaux exceptionnels sur un large quart nord-est de la France et sur les pays voisins d'Europe centrale.

Carte d'anomalies de température à 2 mètres sur l'Europe du 1er au 21 octobre 2018
Carte d'anomalies de température à 2 mètres sur l'Europe du 1er au 21 octobre 2018 - © Météo-France.
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)

En particulier, un épisode de chaleur tardive exceptionnel s'est produit du 10 au 16 octobre. Plusieurs villes ont connu des séquences de 5 à 7 jours consécutifs au-dessus du seuil de chaleur, ce qui est rare, voire inédit passé un 10 octobre sur la partie centrale et nord du pays. Des niveaux records de température maximale ont été observés dans plusieurs villes allant du centre au nord et au nord-est de l'Hexagone (records pour une mi-octobre). Cet épisode ne s'est pas limité à la France : c'est une grande partie de l'Europe qui a connu des températures remarquables. **

Les températures les plus élevées sur la France lors de cet épisode tardif ont même atteint très localement la barre des 30 °C, non seulement sur la côte basque (30,0 °C à Saint-Jean-de-Luz le 13/10, ce qui n'est pas vraiment exceptionnel car ce seuil a déjà été atteint encore plus tardivement, notamment le 30 octobre 2001) mais aussi et surtout dans la partie centrale de l'Hexagone (30,6 °C à Montluçon dans l'Allier le 12/10 ou encore 30,1 °C à Issoudun dans l'Indre le 14/10, ce qui est exceptionnel aussi tardivement dans la saison pour ces régions).

En moyenne sur la France, la journée du 13/10/2018 a été la plus chaude de l'épisode et la plus chaude jamais observée après un 10 octobre à l'échelle du pays :

- record en termes de température moyenne quotidienne : 20,1 °C le 13/10/2018 soit +6,2 degrés/normale* (et 19,9 °C le 12/10/2018), dépassant les 19,5 °C du 13/10/1990 (ancien jour le plus chaud postérieur à un 10 octobre).

- record en termes de température maximale moyenne quotidienne : 25,8 °C le 13/10/2018 (et 25,5 °C le 12/10/2018), dépassant les 25,0 °C du 16/10/2017.

Indicateur quotidien de température moyenne en France du 1er au 21 octobre 2018  Indicateurs quotidiens des températures minimales et maximales en France du 1er au 21 octobre 2018
Graphes d'évolution de l'indicateur thermique national (Tm et Tn/Tx) du 1er au 21 octobre 2018 - 
© Météo-France.
(Cliquer sur chaque graphe pour l'agrandir)

La 2e décade d'octobre 2018 (période du 11 au 20/10) a d'ailleurs été la plus chaude depuis le début des mesures en France : la moyenne de l'indicateur thermique national du 11 au 20/10/2018 est de 17,6 °C, soit un écart de +4 degrés par rapport à la moyenne climatologique*, battant les précédents records datant de 2014 (17,3 °C) et 2001 (17,1 °C), records sur la période 1947-2018.

Les températures maximales diurnes ont aussi atteint des niveaux exceptionnels pour la période : la moyenne des maximales sur la France pour cette 2e décade est de 22,8 °C, soit un écart de +5 degrés par rapport à la moyenne climatologique et quasiment à égalité avec le record de l'an dernier (22,8 °C en 2017, +4,9 degrés/normale) .

Écarts à la référence 1981-2010 de la moyenne des indicateurs de température moyenne du 11 au 20 octobre en France, de 1947 à 2018
Écarts à la référence 1981-2010 de la moyenne des indicateurs de température moyenne du 11 au 20 octobre en France, de 1947 à 2018 - © Météo-France.
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Même si l'indicateur thermique national se limite à la période 1947-2018, certaines stations météorologiques qui possèdent de plus longues séries de mesures remontant à la fin du 19e siècle ont aussi établi un record de température moyenne élevée sur cette deuxième décade d'octobre 2018, dépassant par exemple la mi-octobre 1921 qui avait aussi été particulièrement chaude :

à Paris-Montsouris(données depuis 1872)

Tmoy du 11 au 20/10 : 18,6 °C +5,6 degrés/normale (ancien record : 17,5 °C en 2017)

Tmax moyenne du 11 au 20/10 : 23,4 °C, +7 degrés/normale (ancien record : 21,9 °C en 2017)

à Châteauroux (données depuis 1893)

Tmoy du 11 au 20/10 : 18,0 °C, +5,1 degrés/normale (ancien record : 17,7 °C en 1921)

Tmax moyenne du 11 au 20/10 : 25,2 °C, + degrés/normale (ancien record : 23,4 °C en 1921)

à Besançon (données depuis 1885)

Tmoy du 11 au 20/10 : 17,0 °C, +5,1 degrés/normale (ancien record : 16,6 °C en 1921)

Tmax moyenne du 11 au 20/10 : 23,9 °C, +7,8 degrés/normale (ancien record : 23,2 °C en 1921)

Encore doux cette semaine avant l'arrivée du froid ce week-end

Les masses d'air restent relativement douces cette semaine, au moins jusqu'à jeudi, même si elles sont moins exceptionnelles que la semaine dernière. Les 25 °C pourront néanmoins être dépassés dans le Sud-Est mercredi, voire jeudi, et les 20 °C seront approchés près de l'Atlantique. Mais cette séquence de douceur va arriver à son terme en toute fin de semaine...

En effet, à partir de vendredi 26, une dépression s'approchera par le nord de l'Europe, entre mer du Nord et Scandinavie et commencera à transporter de l'air plus froid d'origine polaire maritime en direction de la France : le changement de masses d'air s'amorcera vendredi sur les régions au nord de la Loire et s'accompagnera aussi du retour de la pluie. Ce temps perturbé, pluvieux et encore plus froid s'enfoncera sur le reste de la France entre samedi 27 et dimanche 28 avec des risques de neige à basse altitude sur la plupart des massifs. Les températures prévues ce week-end devraient se situer environ 3 à 7 degrés sous les moyennes de saison et proches des moyennes d'un mois de novembre voire de décembre.

Cette fin octobre froide n'empêchera pas le mois d'octobre 2018 d'être bien doux dans sa globalité : il faut dire que sur les 3 premières semaines, l'anomalie thermique atteint +2,3 °C.

* Moyennes climatologiques 1981-2010

** Quelques données concernant l'épisode de chaleur tardive exceptionnel du 10 au 16 octobre

Principaux records de chaleur pour une 2e décade d'octobre (et précédente température la plus élevée après un 10 octobre)

Châteauroux : 29,5 °C le 14 octobre (28,0 °C le 15/10/1930)

Nevers : 29,4 °C le 12 octobre (26,5 °C le 16/10/2017)

Romorantin : 29,0 °C le 14 octobre (27,7 °C le 13/10/1990)

Bourges : 28,8 °C le 14 octobre (26,8 °C le 13/10/1990)

Orléans : 27,4 °C le 14 octobre (26,4 °C le 12/10/1990)

Strasbourg : 27,4 °C le 12 octobre (26,3 °C le 16/10/2017)

Luxeuil : 27,4 °C le 13 octobre (27,0 °C le 14/10/1990)

Paris : 27,2 °C le 13 octobre (26,4 °C le 11/10/1921)

Melun : 27,2 °C le 15 octobre (25,8 °C le 12/10/1990 et 25,9 °C le 22/10/1989)

Nancy : 27,1 °C le 13 octobre (25,4 °C le 14/10/1990)

Troyes : 27,1 °C le 12 octobre (26,8 °C le 13/10/2001)

Le Bourget : 27,0 °C le 15 octobre (26,4 °C le 12/10/1990)

Châteaudun : 26,9 °C le 14 octobre (26,2 °C le 12/10/1990)

Belfort : 26,7 °C le 12 octobre (26,1 °C le 15/10/2017 et 26,5 °C le 26/10/2006)

Metz : 26,5 °C le 13 octobre (25,2 °C le 16/10/2017)

Calais : 26,3 °C le 13 octobre (26,1 °C le 16/10/2017)

St-Quentin : 25,1 °C le 15 octobre (24,7 °C le 15/10/1990)

Langres : 25,0 °C le 12 octobre (23,9 °C le 13/10/2001)

Quelques exemples de séries exceptionnellement tardives de plusieurs jours de chaleur consécutifs (Tmax ≥ 25 °C)

- Paris : 7 jours ≥ 25 °C du 10 au 16 octobre, une telle série est inédite aussi tardivement dans la saison depuis le début des mesures en 1872 (les précédentes séries de plus de 5 jours de chaleur les plus tardives s'étaient jusqu'à présent toujours produites avant un 10 octobre : 7 jours du 2 au 8 octobre 1921, 9 jours du 25 septembre au 3 octobre 2011, 8 jours du 26 septembre au 3 octobre 1985...).

- Auxerre : 7 jours du 10 au 16 octobre (on s'en était approché du 8 au 14 octobre 1978)

- Nevers, Melun : 6 jours, du 11 au 16 octobre, du jamais vu après un 5 octobre

- Orléans : 6 jours, du 10 au 15 octobre, du jamais vu après un 5 octobre

- Nancy : 5 jours, du 11 au 15 octobre, une telle série est tout simplement inédite en octobre !

- Strasbourg : 4 jours, du 12 au 15 octobre, du jamais vu après un 5 octobre ; la barre des 20 °C y a par ailleurs été dépassée 15 fois en ce mois d'octobre, un record battant octobre 2014 et 2001 (13 jours avec Tmax ≥ 20 °C).

 

(Météo France)

 

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Info/Météo: Bilan de l’épisode méditerranéen (13-18 octobre 2018)

Bilan de l’épisode méditerranéen (13-18 octobre 2018)

L'épisode méditerranéen qui a débuté samedi 13 et s'est terminé jeudi 18 a principalement concerné la Corse et le Languedoc-Roussillon où les précipitations ont localement apporté des cumuls remarquables, notamment sur des départements de l'Aude, du Tarn et de la Haute-Corse.
 
Sur le Languedoc et le Roussillon, c'est essentiellement l'exceptionnel épisode pluvieux du début de semaine qui a contribue aux cumuls de pluie enregistrés sur l'ensemble de la période. L'épisode qui a débuté au cours de la nuit de mercredi 17 à jeudi 18 et s'est poursuivi le jour suivant n'a en effet apporté que de 20 à 50 mm sur les Pyrénées Orientales. Au total, les cumuls de pluie sont le plus souvent compris, en plaine, entre 80 et 150 mm sur les départements des Pyrénées Orientales, de l'Aude et de l'Hérault (généralement l'équivalent de plus d'un mois de précipitations) et plus de 200 mm sur la zone affectée par les inondations dramatiques (environ 3 mois de précipitations). Sur les reliefs du Haut-Languedoc, ils dépassent les 300 mm, localement plus de 400 mm*.
LR cumuls de pluie sur l'épisode
Cumuls de précipitations observés en Languedoc-Roussillon sur l'ensemble de l'épisode (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
 
 
Sur le Tarn, département de l'intérieur le plus touché, les précipitations ont souvent représenté un mois de pluies avec des cumuls de 70 à 100 mm, mais plus de 300 mm sur les bordures sud et est du département, au niveau du  relief.
 
La Haute-Corse a également été soumise à des intempéries, essentiellement durant les journées de mardi 16 et mercredi 17. La région de la Castagniccia a été tout particulièrement exposée aux intensités les plus fortes avec des cumuls  localement supérieurs à 200 mm** et représentant plus d'un mois de précipitations et des intensités horaires également très élevées, sous des orages peu mobiles***.
Corse cumuls de pluie entre lundi 12h UTC et jeudi 12h UTC
Cumuls de précipitations observés entre lundi 12h UTC et jeudi 12h UTC (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
 
 
 
* Cumuls de pluies sur l'ensemble de l'épisode méditerranéen sur les départements occitans concernés :
 
Aude :
319 mm  à Trèbes, soit l'équivalent de 3 mois et demi de pluie
222 mm à Les Martys (760 m d'altitude, Montagne Noire), soit 2 mois de pluie
157 mm à Carcassonne, soit près de 3 mois de pluie
99 mm à Narbonne, soit plus d'un mois de pluie
 
Tarn :
350 mm à Fraisse-Murat (1022 m d'altitude), soit 61 jours de pluie
91 mm à Lavaur, soit 41 jours de pluie
79 mm à Albi, soit 38 jours de pluie
 
Hérault :
410 mm à La Salvetat (685 m d'altitude), soit 83 jours de pluie
361 mm à Castanet-le-Haut (424 m d'altitude), soit 53 jours de pluie
77 mm à Béziers, soit 1 mois de pluie
 
 
** Cumuls de pluies en 60h sur la Haute-Corse (de lundi 14h à jeudi 2h) :
 
356 mm à Felce, soit 70 jours de pluie dont 235 mm en 6h entre 12h et 18h le 16, 287 mm en 12h. 
241 mm à Campile, soit 73 jours de pluie
169 mm à Ghisoni soit 39 jours de pluie
120 mm à Bastia, soit 29 jours de pluie
106 mm à Corte, soit 34 jours de pluie
95 mm  à Solenzara soit 23 jours de pluie
 
*** Les intensités horaires ont parfois dépassé 50 mm/h : il est tombé 101,3 mm entre 14h et 15h à Felce, et 46 mm entre 16h et 17h à Campile.
 
 
 
(Météo France)

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