Le Blog d'Alexis

jeudi 20 avril 2017

Info/Météo/Lorraine: Point sur la situation Hydrologique en Lorraine au 19 Avril 2017

Point sur la situation Hydrologique en Lorraine au 19 Avril 2017

 

> Le Point en France

Après un mois de mars particulièrement doux et peu arrosé, la sécheresse des sols était notable début avril, de la Bretagne au sud de la Normandie ainsi que sur les régions au nord de la Seine.

Suite à la douceur et aux faibles précipitations de ces deux dernières semaines, cette sécheresse persiste sur l'ensemble de ces régions. À ce jour, les sols commencent à s'assécher également sur les régions plus au sud. 

L'assèchement des sols devrait perdurer jusqu'à la fin de la semaine, suite aux faibles précipitations attendues. Cette situation ne devrait toutefois pas s'aggraver par la suite du fait de la baisse généralisée des températures, qui devraient rester inférieures aux normales jusqu'à la fin du mois.
  

Évolution de l'anomalie d'indice d'humidité des sols entre le 1er et le 17 avril 2017.
© Météo-France
Cliquez sur les images pour les agrandir

 

> Le point en Lorraine

Ouest Meuse: Tous les bassins versants présentent un état réglementaire normal

Les zones d'alerte Meuse et Moselle-Sarre sont en situation normale. 

- Pour la zone d'alerte Moselle-Sarre, sur 27 stations, aucune station n'est sous le seuil de vigilance.

- Pour la zone d'alerte Meuse, sur 9 stations, aucune station n'est sous le seuil de vigilance.

En conséquence du déficit pluviométrique encore observé durant la première décade d'avril, les débits des cours d'eau sont partout orientés à la baisse. Néanmoins, les valeurs de débit moyen sur 3 jours consécutifs (VCN3) observés durant la semaine 15 restent encore supérieures au seuil de vigilance sur les bassins de la Meuse, de la Moselle et de la Sarre.

 

Prochain point complet début Mai.

 

(Avec Météo France et la Dreal Grand Est)

 

 

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Info/Météo: Point sur la situation hydrologique au 01 Avril 2017 en France

Point sur la situation hydrologique au 01 Avril 2017 en France

> Le Bilan

Après avoir retrouvé en février une pluviométrie conforme à la normale*, le mois de mars a été bien arrosé sur la moitié sud du pays à l’exception de la Corse, un peu moins sur la moitié nord où les précipitations ont été déficitaires de la Bretagne au sud de la Normandie ainsi que des Hauts-de-France aux frontières du Grand-Est. En moyenne sur la France, l’excédent atteint 20 %.

Le déficit des précipitations cumulées depuis septembre s’atténue sur la moitié sud du pays mais reste souvent supérieur à 25 % sur la moitié nord.

Les températures ont été très printanières tout au long du mois, plaçant mars 2017 au 1er rang des mois de mars les plus chauds sur la période 1900-2017. En moyenne sur la France et sur le mois, la température a atteint 11 °C, soit 2.3 °C de plus que la normale .

Suite à la douceur de ce mois de mars et aux faibles précipitations, la sécheresse des sols persiste de la Bretagne au sud de la Normandie ainsi que sur les régions au nord de la Seine.



* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

Consulter le bilan de suivi hydrologique complet 

 

> Nappes souterraines

Moins de la moitié des nappes (46%) affichent un niveau moyen ou plus haut que la moyenne. La situation montre qu’à peine la moitié du territoire a, pour l’instant, commencé à bénéficier de la recharge hivernale attendue pour cette période de l’année. Seuls quelques rares secteurs présentent des niveaux autour de la moyenne voire modérément hauts comme la Lorraine, le sud du Bassin parisien ou la plus grande partie du pourtour méditerranéen. Le reste du territoire présente des niveaux modérément bas voire bas.

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en fin de période de recharge hivernale, une phase de bascule tardive qui s’accélère. Le phénomène est lent mais désormais assez marqué avec les deux tiers (66%) des points orientés à la hausse et un nombre de points stables (16%) constant par rapport au mois précédent. Le nombre de points orientés à la baisse (18%) est encore très important. Cette situation n’est pas habituelle pour cette période de l’année. L’incidence marquée de la recharge hivernale que l’on devrait observer à cette période de l’année n’est pas réelle.

La situation des nappes au 1er avril 2017 traduit une période de recharge hivernale déficitaire pour l’instant.

 

Lire la suite

 

(Météo France et BRGM)

 

 

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mardi 18 avril 2017

Météo/Orages/Lorraine: Prévisions du risque orageux en Lorraine: Journée du 18 Avril et nuit suivante

Prévisions du risque orageux en Lorraine: Journée du 18 Avril et nuit suivante

 

Bulletin Grand Public :

Émis le Mardi 18 Avril 2017 à 10h00

Echéance: Du Mardi 18 Avril 2017 à 09h00 au Mercredi 19 Avril 2017 à 09h00.

 

Risque d'orages faible.

 

Averses avec parfois du grésil ou/et de la grêle. Quelques coups de tonnere. Vent entre 40 et 60 km/h sous les plus grosses averses.

 


Bulletin pour les professionnels :

Émis le Mardi 18 Avril 2017 à 10h00

Echéance: Du Mardi 18 Avril 2017 à 09h00 au Mercredi 19 Avril 2017 à 09h00.

 

Risque d'orages faible.

 

Averses avec parfois du grésil ou/et de la grêle. Quelques coups de tonnere. Vent entre 40 et 60 km/h sous les plus grosses averses.

La goutte froide s'isole sur l'Adriatique tandis qu'une dorsale se développe sur la Mer du Nord et le nord de l'Allemagne. En basses couches, la masse d'air reste froide dans un flux de nord-est bien établi. C'est surtout autour des Vosges, en bordure du cyclonisme d'altitude, que des averses peuvent se déclencher l'après-midi. Ailleurs, des Cumulus se développent dans un ciel variable. Il est à noter qu'en début de matinée, la limite pluie-neige est assez variable selon l'intensité des averses. Elle est aux alentours de 500m sur les Vosges, l'Alsace Bossue, Les Vosges du Nord ainsi que le Plateau de Langres. Cette limite pluie-neige peut temporairement s'abaisser jusque 300 à 400m plus à l'Ouest.  

 

Cette prévision ne justifie pas de prévision spécifique car le risque reste localisé et que cette situation reste classique pour la saison, la prudence reste de mise. La fiabilité est Moyenne.

 

> Echéance la plus active: ///

> Risque de Tornade estimé à 01%

> Risque de Tuba ou autres phénomènes venteux estimé à 10%

> Risque de Grêle d'un diamètre supérieur à 2cm estimé à 02% sur la région.

> Activité éléctrique: Faible

>

 

Demain: RAS

 

Cette prévision ne justifie pas de prévision spécifique car le risque reste localisé et que cette situation reste classique pour la saison, la prudence reste de mise. La fiabilité est Moyenne.

 

 

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jeudi 13 avril 2017

Info/Météo/Climat: Point sur l'enneigement naturel dans les massifs français au 12 Avril 2017

Point sur l'enneigement naturel dans les massifs français au 12 Avril 2017

Le printemps s'est installé en montagne autour du 9 mars, soleil et grande douceur dominent largement depuis. Le manteau neigeux, qui était souvent excédentaire à la sortie de l'hiver, s'est donc beaucoup amoindri.

C'est le cas dans les Alpes et les Pyrénées, où la neige a disparu à moyenne altitude et présente le plus souvent des hauteurs inférieures à la moyenne au-dessus.
En Corse, l'enneigement est encore relativement abondant pour cette époque de l'année, mais seulement aux altitudes élevées.
Dans les massifs de moyenne montagne, la neige ne subsiste que sous forme de plaques, plus ou moins étendues, dans les pentes des plus hauts sommets.
Elle a le plus souvent des caractéristiques printanières : dure et regelée le matin, molle et humide l'après-midi. Il subsiste néanmoins de la neige froide plus hivernale dans les pentes nord de haute altitude des grands massifs.

 

Vosges: L'enneigement naturel, qui a été globalement bien faible durant tout l'hiver, a maintenant disparu, à cause du printemps qui s'est installé précocement, depuis maintenant plus d'un mois. Dans le massif, il n'y a plus de neige. Il subsiste seulement quelques plaques éparses dans les pentes nord des plus hauts sommets.

 

Lire la suite : Cliquez ici

 

(Météo France)

 

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mercredi 12 avril 2017

Info/Météo: Marne: une sécheresse jamais vue depuis 1959

Marne: une sécheresse jamais vue depuis 1959

Depuis septembre dernier, on a enregistré 50 % de pluie en moins dans la Marne par rapport à une année normale. Le seuil d’alerte est franchi pour certaines nappes phréatiques.

La Vesle / © François Nascimbeni / AFP

(Photo: La Vesle / © François Nascimbeni / AFP)

Cette faible pluviométrie n’a pas permis aux nappes phréatiques de se recharger correctement. C’est la période de recharge la plus sèche jamais enregistrée depuis 1959. Le niveau des nappes phréatiques est très faible sur certains secteurs (nappe de la Craie) et la situation hydrologique et hydrogéologique est extrêmement préoccupante pour la saison.
Le seuil d’alerte est d’ores et déjà franchi pour la nappe Craie de Champagne Sud et Centre et celui d’alerte renforcée pour celles de la Craie Champagne Nord, des Calcaires de Brie et de Champigny.

La phase de recharge des nappes étant pratiquement terminée, cette situation ne s’améliorera pas si nous ne connaissons pas des précipitations significatives dans les prochaines semaines. Or, les prévisions météorologiques à 10 jours font état de cumul de pluies très faibles.

Après une situation critique cet hiver, le remplissage des lac-réservoirs est proche de la normale. Ils pourront ainsi en cas de baisse des débits en rivière soutenir l’étiage en aval.

Il est donc rappelé à chaque usager (particuliers, collectivités, industriels et agriculteurs), la nécessité de proscrire tout gaspillage d’eau, en évitant les usages non indispensables et plus généralement en adoptant un comportement responsable et économe en eau. Si cette situation se confirme pour la première décade d’avril, des restrictions d’usage seront prises par arrêté préfectoral dès fin avril.

 

Dans les Ardennes, pas mieux.

Dans un communiqué, Pascal Joly, Préfet des Ardennes, appelle la population à se montrer responsable quant à la consommation en eau.
En effet, depuis 7 mois les précipitations n’ont pas permis d’alimenter suffisamment les nappes phréatiques.
Ce constat de faiblesse des ressources en eau peut entraîner dans les semaines à venir des restrictions quant à la consommation.
L’évolution de la situation sera contrôlée par l’observatoire de la ressource en eau des Ardennes qui se réunira début mai.
En attendant le Préfet des Ardennes vous invite dès à présent à adopter un comportement responsable. 

 

(avec France 3 Grand Est, L'Union et Prefecture)

 

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Info/Environnement/Climat: Publication scientifique : Les marées influencées par le changement climatique

Publication scientifique : Les marées influencées par le changement climatique

 

Un article publié par le BRGM dans la revue Continental Shelf Research montre l’impact de la hausse du niveau des mers sur les marées à l’échelle de l’Europe du Nord-Ouest.

Dans la baie du Mont-Saint-Michel, la hauteur de pleine mer maximale, rencontrée par exemple pendant l’année 2009, pourrait être réduite de 15% de la remontée du niveau marin (i.e. de 15 cm pour une hausse du niveau marin de 1 m). D’autres zones côtières plus au nord-est, comme Calais, verraient au contraire leur marnage augmenté avec un risque accru en termes d’érosion et de submersion. ©BRGM – Flora Lucassou

Dans la baie du Mont-Saint-Michel, la hauteur de pleine mer maximale, rencontrée par exemple pendant l’année 2009, pourrait être réduite de 15% de la remontée du niveau marin (i.e. de 15 cm pour une hausse du niveau marin de 1 m). D’autres zones côtières plus au nord-est, comme Calais, verraient au contraire leur marnage augmenté avec un risque accru en termes d’érosion et de submersion. ©BRGM – Flora Lucassou

L’augmentation du niveau des mers causée par le changement climatique aura une influence sur les marées en Europe du Nord-Ouest, des côtes d’Espagne du Nord jusqu’à la Norvège. Dans certaines zones, les écarts entre pleine mer et basse mer (marnage) seront renforcés, par exemple en Manche Est de la pointe du Cotentin jusqu’à Calais. Dans d’autres le marnage sera plus faible, notamment en Manche Ouest (Baie du Mont-Saint-Michel par exemple). Les modifications de hauteur de pleine mer et basse-mer par rapport au niveau moyen pourraient être de l’ordre de 15 % de la remontée du niveau marin, soit l’équivalent de 15 cm en plus ou en moins si la mer monte d’1 mètre.

Ces effets, en particulier en Mer du Nord, seront différents suivant les stratégies de défenses côtières. Par exemple, dans la zone Sud/Sud-est de la Mer du Nord, une protection au niveau des rivages actuels engendrerait une augmentation des hauteurs de pleine mer alors qu’une absence de protection engendrerait une diminution des hauteurs de pleine mer dans cette zone. Ainsi les niveaux de marée futurs ne résulteront pas juste d’une somme entre les niveaux de marée actuels et la hausse du niveau marin : suivant les sites, la remontée du niveau marin et les stratégies de protection contre la submersion modifieront significativement les caractéristiques de marée. Les résultats obtenus reposent sur un calcul mathématique par modélisation, prenant en compte les caractéristiques physiques des marées et des bassins maritimes. Par exemple la diminution des frottements de l’eau sur le fond lorsque le niveau d’eau augmente.

Des simulations jusqu’à 10 m de hausse du niveau des mers

Les simulations ont porté sur des scénarios de variations du niveau marin très larges : de -0,25 m, soit le niveau représentatif du siècle passé, à +10 m qui est une valeur considérée possible d’ici 2300 en cas de poursuite des émissions de gaz à effets de serre.

Deux sortes d’hypothèse ont été retenues. La première porte sur une hausse uniforme du niveau des mers sur l’ensemble de la zone, avec des tests sur différentes hauteurs. A noter que cette remontée uniforme génère des modifications de marée non uniformes. La deuxième considère une hausse non uniforme du niveau de la mer d’ici 2100. En outre, deux stratégies de défenses contre la submersion ont été considérées : soit des défenses de hauteur infinie au niveau des rivages actuels, soit une absence de défenses.

Simulation des marées dans le cas d’une hausse non uniforme du niveau de la mer d’ici 2100, qui correspond au scénario médian RCP4.5 du dernier rapport du GIEC. Les calculs effectués constituent une première projection réaliste des modifications que pourraient subir la marée d’ici là, avec des variations non uniformes entre -10 et 10 cm. La figure (a) montre le scénario de remontée du niveau marin considéré et les figures (b) et (c) montrent l’effet de cette remontée du niveau marin sur la hauteur de pleine mer par rapport au niveau moyen (respectivement en mètres et en pourcentage de remontée du niveau marin local). L’analyse a porté sur une année type où les niveaux de pleine mer étaient les plus forts (2009 en l’occurence).

Simulation des marées dans le cas d’une hausse non uniforme du niveau de la mer d’ici 2100, qui correspond au scénario médian RCP4.5 du dernier rapport du GIEC. Les calculs effectués constituent une première projection réaliste des modifications que pourraient subir la marée d’ici là, avec des variations non uniformes entre -10 et 10 cm. La figure (a) montre le scénario de remontée du niveau marin considéré et les figures (b) et (c) montrent l’effet de cette remontée du niveau marin sur la hauteur de pleine mer par rapport au niveau moyen (respectivement en mètres et en pourcentage de remontée du niveau marin local). L’analyse a porté sur une année type où les niveaux de pleine mer étaient les plus forts (2009 en l’occurence).

 

Sur le plateau continental européen, la première étude de modélisation sur ce sujet date de 1989, tandis que la plupart des études ont été réalisées ces cinq dernières années. C’est néanmoins la première fois que des simulations sont effectuées sur l’ensemble de l’Europe du Nord-Ouest, avec une décomposition des marées aussi fine. Ces calculs ont pu être menés grâce au modèle MARS développé par l’Ifremer et à la Tidal Toolbox, outil de post-traitement relatif à la marée conçu par le Legos (Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiale).

L’effet du niveau marin sur les marées est actuellement étudié par plusieurs équipes impliquées dans le Programme mondial de recherches sur le climat, et son « Grand Challenge » niveau de la mer. Une synthèse de ces résultats sera vraisemblablement intégrée dans les futurs rapports du GIEC (rapport spécial sur l’Océan et la Cryosphère et 6ème rapport d’évaluation).

 

 

Des risques d'érosion et de submersion accrus à l'avenir

Le 5e rapport du GIEC a confirmé l’accélération de l’augmentation du niveau de la mer due au changement climatique. Globalement, depuis 1870, ce niveau s’est élevé de 20 cm. Alors qu’il montait au XXe siècle de 1,7 mm par an, le rythme est désormais évalué à 3,2 mm par an. Ainsi, à l’horizon 2100, les études prévoient une augmentation supplémentaire de 50 cm à 1 m et peut-être davantage.
Les conséquences de cette augmentation de niveau se feront sentir à la fois sur l’érosion des côtes et sur les risques de submersion des zones proches du rivage. Sur ce dernier point, la remontée du niveau marin pourra être un facteur aggravant sur deux tableaux : d’une part les submersions permanentes de zones basses (notamment de marais côtiers ou d’îles basses, entraînant alors leur disparition) ; d’autre part, des submersions temporaires liées à des submersions marines, qui seront plus intenses et plus fréquentes à l’avenir.

 

(BRGM)

 

 

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mardi 11 avril 2017

Info/Météo/Cyclone: Nouvelle-Calédonie : bilan cyclone Cook

Nouvelle-Calédonie : bilan cyclone Cook

Le cyclone tropical Cook a touché une grande partie de Grande Terre, île principale de la Nouvelle-Calédonie, dans la journée du lundi 10 avril. Encore dépression tropicale 24 heures plus tôt, Cook s'est intensifié avant de toucher terre par la côte est de l'île à Houaïlou, à l'est de Poindimié, vers 5h UTC (16h locale de Nouméa). Il a ensuite traversé la chaîne dans une trajectoire nord-sud avant de quitter l'île par la région de Bourail quelques heures plus tard. 

Image du satellite HIMAWARI8 le 10 avril 2017 à 05 h UTC - Cook aborde la Nouvelle-Calédonie
Image du satellite HIMAWARI8 le 10 avril 2017 à 05 h UTC - Cook aborde la Nouvelle-Calédonie - © Météo-France
 
Avec une pression minimale en son coeur proche de 960 hPa et des vents maxima moyennés sur 10 min atteignant environ 150 km/h (rafales supérieures à 200 km/h), il a atteint le seuil de catégorie 2 selon l'échelle de Saffir-Simpson, de catégorie 3 selon l'échelle utilisée par le Fiji Meteorological Service, en charge de la surveillance et de la prévision cyclonique sur le domaine Pacifique sud-ouest.
 

Des vents localement violents et de très fortes pluies sur Grande Terre

Sur Grande-Terre, l'épisode a duré environ 24 heures entre dimanche 21 h UTC et lundi 21 h UTC quand les dernières fortes pluies quittaient l'extrémité sud-est de Grande Terre. La zone la plus exposée fut une grande partie sud de l'île principale, les régions du Nord et Nord-Ouest restant relativement épargnées.
 
Durant l'épisode les rafales maximales relevées ont atteint 180 km/h à la Montagne des Sources, 165 km/h à Bouraké, 145 km/h sur l'extrême Sud et jusque 129 km/h à Nouméa. Cependant, des vents proches de 200 km/h ont très certainement soufflé en-dehors des zones de mesure, en particulier sur l'axe Houaïlou-Bourail le long duquel le phénomène a traversé la Grande Terre. 
 
En terme de pluviométrie, des cumuls parfois exceptionnels ont été relevés sur cette période. On a ainsi recueilli 250 mm en 24 heures sur le Sud-Est et le relief Sud, voire 400 mm en 24 heures sur la région de Thio. Ailleurs, il est tombé entre 100 et 150 mm en 24 heures, ce qui correspond souvent à un mois de pluie. Des valeurs inférieures ont été enregistrées sur l'extrême Nord et le Nord-Ouest.
Cumuls de précipitations sur l'épisode
Cumuls de précipitations sur l'épisode - © Météo-France
 

Les îles Loyauté également touchées

Plus proche de la trajectoire de Cook, les îles d'Ouvéa et de Lifou ont également connu des  précipitations abondantes : des cumuls proches de 100 mm en 24 h ont été mesurés sur Ouvéa et ils sont compris entre 50 mm et 150 mm sur Lifou. Les pluies ont été moins marquées sur l'île Maré (généralement moins de 50 mm sauf sur son extrémité occidentale).
 

Le cyclone le plus intense depuis Erica en 2003

Ce cyclone, le 26e depuis 1950 à concerner l'archipel depuis 1950, survient après 6 années sans activité cyclonique sur cette zone sud-ouest du bassin pacifique sud-ouest depuis la dépression tropicale Vania. Mais il faut remonter à plus de dix ans et au cyclone Kerry (8 au 10 janvier 2005) pour retrouver trace d'un cyclone ayant touché l'archipel, ici principalement sa partie nord. Si Yvy a touché les îles Loyautés le 27 février 2004, c'est le cyclone Erica qui est le plus marquant dans un passé récent, cyclone intense (coeur à 920 hPa) qui a longé les côtes ouest de Grande Terre puis l'île des Pins entre le 13 et le 14 mars 2003, sans toutefois toucher Grande Terre. Le dernier cyclone ayant traversé la chaîne est le cyclone Frank entre le 21 et le 22 février 1999. Avant cette dernière décennie, certaines saisons cycloniques ont été bien plus actives, comme en 1989 ou 1994 avec pas moins de trois cyclones qui touchèrent l'archipel. À noter enfin que ce cyclone est particulièrement tardif pour la saison cyclonique, presque autant que le cyclone Lili (10 au 11 avril 1989).
(Météo France)

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Info/Météo/Lorraine: Point sur la situation Hydrologique en Lorraine au 01 Avril 2017

Point sur la situation Hydrologique en Lorraine au 01 Avril 2017

 

En Mars, les précipitations ont localement été déficitaires de plus de 25 % sur le Grand Est. Depuis le début de l'année hydrologique (Septembre 2016), le déficit est également resté supérieur à 25 %, voire localement à 50 % le long des frontières du Nord. Au niveau des pluies efficaces (c'est-à-dire les pluies bénéfiques aux recharges des nappes Phréatiques), durant le mois de mars, le déficit de cumul des précipitations s’est encore atténué sur l’ensemble des régions mais reste généralement très marqué sur une grande partie du pays, compris entre 25 et 50 %. Le déficit dépasse 50 % sur l’Aisne, les Ardennes, la Marne, la Meuse et le Haut-Rhin. Côté humidité des sols, sur la moitié nord, suite aux faibles précipitations et aux températures élevées pour un mois de mars, les sols superficiels se sont asséchés. Au 1er avril, l'indice d'humidité des sols est proche de la normale sur le nord du pays, voire déficitaire sur le quart nord-est.

Côté hydrologique: En conséquence de précipitations nettement déficitaires sur les deux dernières décades de mars et en ce début avril, les écoulements dans les cours  d’eau affichent partout une tendance à la baisse. En dépit de cette baisse, les débits minimaux sur trois jours consécutifs (VCN3) observés à la fin de la semaine 13 représentent encore en moyenne près de 300% des valeurs du seuil de vigilance. 

Côté cours d'eau, pour le moment peu d'inquiétude à avoir car les niveaux sont normals même si la tendance est à la baisse mais si le temps reste au sec (ou pas suffisant pluvieux), on peut s'attendre à une baisse plus sensible des cours d'eau en particulier vers la Champagne Ardenne et la Meuse. Au niveau des nappes, la situation est plus tendue, la période de recharge n'a pas été suffisante pour recharger de manière confortable les nappes phréatiques. Les nappes sont à un niveau bas même s'il y a eu une légère remonter depuis février. Au vu des dernières semaines plutôt sèches, d'une prévision vers un temps sec et le réveil de la végétation on peut conclure que les nappes vont encore baisser en particulier vers la Champagne-Ardenne et l'Ouest Meusien où la situation est un peu plus tendu qu'ailleurs.


La situation est à suivre pour les prochaines semaines.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)

 

 

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Médias/Lorraine: (REECOUTEZ) Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce mardi 11 avril 2017

Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce mardi 11 avril 2017

Afficher l'image d'origine

Intervention de Alexis Jannot à France Bleu Sud Lorraine ce mardi 11 avril 2017 à 07h54 dans la météo de France Bleu Matin.

France Bleu Sud Lorraine émet en Meurthe et Moselle sud et sur les Vosges principalement mais aussi sur internet.

 

Réecoutez l'intervention ci dessous:

 

 

 Le Blog d'Alexis

 

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dimanche 2 avril 2017

Info/Météo: Mars 2017 : exceptionnellement doux

Mars 2017 : exceptionnellement doux

Bilan provisoire au 30/03/2017

 
La douceur a persisté tout au long du mois, atteignant son paroxysme le jeudi 30 (des pics de douceur moins intenses ont été observés aussi autour des 11 et 16 mars). La température moyenne sur la France pour ce mois de mars est ainsi proche de 10,9°C, soit environ plus de 2,2 degrés au-dessus de la normale (8,7°C). Cela place mars 2017 au moins au second rang des mois de mars les plus doux depuis 1900, mais très près du mois de mars record sur la France, datant de 1957, il y a 60 ans (température moyenne de 11°C). La température moyenne de mars 2017 est plus proche de la normale d'un mois d'avril.
 
Écart à moyenne mensuelle de référence de l'indicateur de température moyenne mars 1900 à 2017
Fig. 1 : Anomalie de la température moyenne par rapport à la normale (1981/2010) pour le mois de mars sur la période 1900-2017.
(Cliquer sur le graphique pour l'agrandir)
 
Fait notable, aucun épisode de froid n'a été observé. L'écart à la normale des températures a été plus marqué sur la moitié est du pays que dans l'Ouest et le Sud-Ouest (anomalies proches ou supérieures à 3 degrés en Rhône-Alpes par exemple, mais proches de 1,5 degré sur le Pays Basque).
Indicateur quotidien de température moyenne 1er au 30 mars 2017
Fig. 2 : Indicateur quotidien de la température moyenne (domaine France) sur la période du 01 au 30 mars 2017. 
(Cliquer sur le graphique pour l'agrandir)
 
De nombreux records de douceur pour une fin mars ont été battus le 30 comme par exemple à Chartres en Eure-et-Loire avec 23,9 °C le 30 (début des mesures en 1921, précédent record : 22,9°C en 1989), 22.5°C à Alençon dans l'Orne (début des mesures en 1945, précédent record : 21,8°C en 2003) ou 22,7°C à Boulogne-sur-mer dans le Pas-de-Calais (début des mesures en 1947, précédent record : 22°C en 2001).
A Nîmes, on a observé 16 jours avec une température maximale supérieure à 20°C, record battant les 13 jours de mars 1948, 1997 et 2012. 
(Météo France)

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