Le Blog d'Alexis

jeudi 19 mars 2020

Info/Météo: Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Mars 2020

 

Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Mars 2020

 

> En France

Février 2020: 

La pluviométrie a été géographiquement très contrastée du nord au sud. Les cumuls de pluie ont été excédentaires de 30 à 80 % sur la moitié nord du pays et les Alpes du Nord. L’excédent a même dépassé deux fois à deux fois et demie la normale, de la Normandie aux frontières du Nord. En revanche, les précipitations ont été déficitaires sur la moitié sud, avec une pluviométrie exceptionnellement faible sur le pourtour méditerranéen et la Corse. En moyenne sur le mois et sur le pays, la pluviométrie a été excédentaire* de 20 %. Les sols sont encore humides à très humides sur la moitié nord et proches de la normale sur le reste du pays. 

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

> En Lorraine

Précipitations:

Au mois de février sur le bassin Seine-Normandie, la pluviométrie a été globalement excédentaire avec des valeurs proches de 200 % de la normale sur l’ensemble du territoire. Le rapport à la normale est compris entre 150 et 200 % dans la moitié sud de la Haute-Marne.

- Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour la Lorraine est de 166.6 mm soit un excédent global de près de 216%.

- Le cumul des pluies efficaces est positif sur toute la région :
Pour la Lorraine : entre 75 mm et 150 mm et jusqu’à 150 mm et 200 mm sur une grande partie sud du département de la Meuse, et jusqu’à 150 mm et 300 mm sur le relief Vosgien

- L’indice d’humidité des sols au 01/03/2020 est :supérieur à 0.95 en Lorraine et dans le département de la Haute-Marne.

 

 

Légende: Cumul de précipitation et indice d'humidité des sols (Carte: Météo France).

 

Côté hydrologique:

Après un mois de janvier très sec, les précipitations très excédentaires de février ont entrainé une nette augmentation des écoulements dans les cours d’eau, générant même des crues répétées sur tous les bassins.
En conséquence, les débits moyens mensuels (QMM) sont partout supérieurs, voire même très supérieurs aux normales de saison.

Pour les bassins de la Meuse et de la Moselle, les précipitations excédentaires de l’ordre de 220 % pour un mois de février ont conduit à une forte réaction de l’ensemble des cours d’eau et de manière prolongée. Les débits moyens mensuels observés sont tous supérieurs de 150% aux débits interannuels. Les débits moyens de la Meuse et de la Moselle observés aux frontières pour le mois de février ont été près de deux fois supérieurs aux débits moyens interannuels.

 

  

 


 
Remplissage des lacs-réservoirs de la région Lorraine:

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, le niveau de remplissage global est de l’ordre de 80% pour les retenues destinées à la navigation. Pour les retenues destinées à l’alimentation en eau potable, le réservoir de Madine affiche un taux de remplissage de 99% et la retenue de Michelbach de 99%. Pour les retenues destinées au soutien de l’étiage, le remplissage est de l’ordre de 60%. A noter que le barrage de Kruth est en travaux d’entretien depuis cet automne et affiche un taux de remplissage d’environ 10%.

 

Nappes Souterraines:

Avec un mois de février très arrosé, la tendance d’évolution du niveau moyen mensuel des nappes est à la hausse. Sur les calcaires de Lorraine, les niveaux moyens mensuels sont à des valeurs allant de modérément haut à très haut. Les deux dernières années de sécheresse de 2018 et 2019, n’ont pas permis à certaines nappes présentant une plus forte inertie, de retrouver leur niveau habituel, comme c’est le cas pour les grès du Trias Inférieur qui présentent des niveaux encore bas (Celles-sur-Plaine) ; mais là aussi, la recharge est bien marquée et les niveaux moyens mensuels sont à la hausse.

 

 

Ailleurs en France:

Au 01er Mars 2020:

Après un étiage 2019 plus intense que la moyenne sur l’ensemble du territoire, la recharge a débuté précocement, dès octobre, et s’est généralisée à l’ensemble des nappes en novembre. Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le début de l’hiver et ont permis aux nappes d’enregistrer de fortes remontées. La situation devient favorable sur la quasi-totalité des nappes.

Sur la moitié nord du territoire, les nappes poursuivent leur recharge et la situation s’améliore ; les niveaux sont désormais autour de la moyenne à hauts. Au sud, les tendances sont hétérogènes, du fait de déficits pluviométriques en janvier et février. La situation s’est alors dégradée mais demeure satisfaisante avec des niveaux autour de la moyenne à hauts. Seule exception, les nappes alluviales de l’Adour et du Gave du Pau affichent des niveaux sous la moyenne mensuelle. Enfin la situation est moins favorable sur les nappes du couloir rhodanien et de l’est du Massif Central. Ces dernières accusent toujours les déficits pluviométriques de ces dernières années, même si l’effet bénéfique de la recharge continue à se faire sentir.

Enfin, la situation devrait continuer à s’améliorer lentement sur les prochaines semaines. Le bilan de la recharge permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur l’ensemble des nappes en sortie d’hiver, sauf si les déficits pluviométriques perdurent au sud.

 

Côté Sécheresse:

Au 01er Mars 2020: 03 départements en France ont pris au moins une restriction d'usages de l'eau sur leur territoire.

Au 01er Mars 2020 en Lorraine: RAS.

> /.
 

 

Analyse pour la Lorraine:

/.


Prochain point vers la mi Avril.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)

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Info/Climat: Outre-mer : 2019, année chaude et sèche

Outre-mer : 2019, année chaude et sèche

 

Illustration outre-mer - Moorea

Si 2019 a été en métropole la 3e année la plus chaude depuis le début des enregistrements, l'outre-mer n'a pas été en reste. En effet la plupart des territoires ultramarins ont connu une année 2019 plus chaude que la normale et des précipitations plus faibles. La Réunion et Mayotte ont même battu leurs records de température depuis 50 ans. 2019 est classée au 4e rang des années les plus chaudes depuis 1955 en Guyane. La moyenne des températures maximales en Martinique en 2019 a été la plus élevée depuis 1953. 7 mois sur 12 ont connu des températures au-dessus des normales au nord de la Polynésie française. Seules la Guadeloupe et les îles de Polynésie française au sud du 18e parallèle ont eu des températures dans les normes.

Ces faits marquants s'expliquent notamment par le réchauffement de long terme lié au changement climatique global. Sur les territoires d'outre-mer français (notamment à La Réunion), on a constaté une hausse des températures moyennes au cours des 50 dernières années, avec une accentuation sensible du réchauffement depuis les années 2000. Les projections climatiques indiquent une poursuite du réchauffement au 21e siècle, quel que soit le scénario d'émission de gaz à effet de serre.

Pour en savoir plus sur l'année 2019 en outre-mer, découvrez notre bilan complet.

 

(Météo France)

 

 

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Info/Météo/Climat: Cet hiver a été le plus doux jamais observé en Europe !

Cet hiver a été le plus doux jamais observé en Europe !

 

L'Europe vient de connaître son hiver le plus doux depuis le début des relevés. 
Hiver - Anomalie de température en Europe
Hiver (décembre 2019 à février 2020) : anomalie de température en Europe. © Copernicus Climate Change Service.
 

Des températures moyennes plus de 3 °C plus chaudes que la normale

L'Europe a connu sur les trois mois d'hiver une exceptionnelle anomalie de température de +3,39 °C, pulvérisant de 1,38 °C le précédent record de l'hiver 2015-2016 (+2,01°C / moyenne 1981-2010) selon les données de Copernicus Climate Change Service.
L'hiver a été hors norme sur toute l'Europe, particulièrement sur ces régions continentales. À Moscou, par exemple, la saison a été marquée par des températures record et un enneigment exceptionnellement faible. 
 
En France aussi, cet hiver a été le plus chaud jamais mesuré avec une température supérieure de 2,7 °C aux normales saisonnières (+2,6 °C en 2015-2016). 
 
Dans le monde, le trimestre décembre-janvier-février 2019-2020 est le 2e plus chaud (derrière 2015-2016) avec une anomalie thermique de +0,77 °C. 
(Météo France)

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Info/Climat: Cet hiver a été le plus chaud jamais mesuré en France !

Cet hiver a été le plus chaud jamais mesuré en France !

Hiver météorologique : décembre - janvier - février

L'hiver le plus chaud depuis le début du XXe siècle

L'hiver 2019-2020 a été l'hiver le plus chaud en France depuis le début du XXe siècle. Une douceur remarquable a dominé tout au long de la saison et s'est accentuée en février qui s'est classé au second rang des mois de février les plus chauds. Cet hiver a été par ailleurs très agité avec de fréquents passages tempétueux en décembre puis février. Il a également été marqué par des épisodes de pluies intenses qui ont provoqué de sévères inondations en décembre sur la région Provence - Alpes - Côte d'Azur et en janvier sur le Roussillon en marge de la tempête Gloria.

La température a été en moyenne plus de 2 °C au-dessus de la normale en décembre et janvier et plus de 3 °C en février avec plusieurs pics de douceur remarquable. De nombreux records de douceur ont été enregistrés en février, notamment sur le sud du pays avec des maximales parfois supérieures à 20 °C. En revanche, malgré quelques refroidissements ponctuels, la France n'a pas connu de pic de froid durant cet hiver. La température moyenne a été supérieure aux valeurs saisonnières sur l'ensemble du pays, généralement de plus de 3 °C sur un large quart nord-est. En moyenne sur la saison et sur la France, la température de 8,2 °C a été supérieure à la normale* de 2,7 °C, plaçant l'hiver 2019-2020 au 1er rang des hivers les plus chauds sur la période 1900-2020 devant les hivers 2015-2016 (+2,6 °C) et 1989-1990 (+2,0 °C). 
 
Les passages perturbés, plus fréquents qu'à l'ordinaire du Poitou-Charentes aux frontières du Nord et du Nord-Est, ont été en revanche nettement moins nombreux sur le sud de l'Aquitaine et de l'Occitanie, en Provence - Alpes - Côte d'Azur et en Corse ainsi que plus localement en Auvergne - Rhône-Alpes. Des épisodes particulièrement intenses ont toutefois généré d'importants cumuls sur la région PACA en décembre et sur le Roussillon en janvier. La pluviométrie a été supérieure à la normale excepté sur le sud de l'Aquitaine, du Centre-Est au golfe du Lion et en Corse. En moyenne sur la France, la pluviométrie a été excédentaire* de plus de 10 %.
 
L'ensoleillement a été excédentaire** de 10 à 30 % sur une grande partie du pays. Il a été plus conforme à la saison de la pointe bretonne à la Gironde et à la Méditerranée et déficitaire sur les Hauts-de-France. Le soleil a été particulièrement généreux pour la saison du Centre-Val de Loire à l'Alsace et au nord de Rhône-Alpes.
 
Retrouvez notre bilan climatique complet.
 
 

moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 19
91-2010

 

Evolution des températures minimales et maximales;quotidiennes en France par rapport à la normale quotidienne - hiver 2019-2020

Ecart à la moyenne saisonnière de la température moyenne - France - Hiver 2019-2020 Rapport à la moyenne saisonnière de la durée d'ensoleillement - France - Hiver 2019-2020
 

Cumul saisonnier des précipitations - France - Hiver 2019-2020 Rapport à la moyenne saisonnière des cumuls de précipitations - France - Hiver 2019-2020

Températures et précipitations en hiver de 1959 à 2020
 

 

(Météo France)

 

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Info/Météo: Une saison de recharge bien chargée

Une saison de recharge bien chargée

Définie par la période qui va de septembre à mars, la saison de recharge permet normalement de remplir les nappes phréatiques au long des mois d'automne et d'hiver.
 
Elle a bien porté son nom cette année avec des cumuls de pluie (bilan provisoire au 15 mars) souvent excédentaires à quelques exceptions près (déficits localisés entre Corse, Est Languedoc, Auvergne-Lyonnais).
 
 
A contrario, les excédents sont parfois importants (+ de 50%) dans l'ouest du pays et en Provence A Alpes-Côte d'Azur. Voici quelques exemples de villes bien arrosées (du 1er septembre au 15 mars et rapport à la normale) :
 
 
- Brest : 1159 mm (+45%) en 2ème position (derrière 2000-2001)
- Cannes : 1140 mm (+99%) en 2ème position (derrière 1959-1960)
- Biarritz : 1129 mm (+26%)
- Quimper : 1127 mm (+36%)
- Landivisiau : 1055 mm (+37%)
- Dax : 1017 mm (+43%) qui contrastent avec Montpellier : 325 mm (-25%)
- Saint-Étienne : 319 mm (-4%)
- Colmar : 276 mm (-2%)
- L'Île Rousse : 255 mm (-28%)
(Météo France)

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Info/Météo: Point sur la situation hydrologique au 01 Mars 2020 en France

 

Point sur la situation hydrologique au 01er Mars 2019 en France

 

> Le Bilan

Février 2020: La pluviométrie a été géographiquement très contrastée du nord au sud. Les cumuls de pluie ont été excédentaires de 30 à 80 % sur la moitié nord du pays et les Alpes du Nord. L’excédent a même dépassé deux fois à deux fois et demie la normale, de la Normandie aux frontières du Nord. En revanche, les précipitations ont été déficitaires sur la moitié sud, avec une pluviométrie exceptionnellement faible sur le pourtour méditerranéen et la Corse. En moyenne sur le mois et sur le pays, la pluviométrie a été excédentaire* de 20 %. Les sols sont encore humides à très humides sur la moitié nord et proches de la normale sur le reste du pays.

 

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

Consulter le bilan de suivi hydrologique 

 

Nappes d'eau souterraine

Au 01er Mars 2020:

Après un étiage 2019 plus intense que la moyenne sur l’ensemble du territoire, la recharge a débuté précocement, dès octobre, et s’est généralisée à l’ensemble des nappes en novembre. Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le début de l’hiver et ont permis aux nappes d’enregistrer de fortes remontées. La situation devient favorable sur la quasi-totalité des nappes.

Sur la moitié nord du territoire, les nappes poursuivent leur recharge et la situation s’améliore ; les niveaux sont désormais autour de la moyenne à hauts. Au sud, les tendances sont hétérogènes, du fait de déficits pluviométriques en janvier et février. La situation s’est alors dégradée mais demeure satisfaisante avec des niveaux autour de la moyenne à hauts. Seule exception, les nappes alluviales de l’Adour et du Gave du Pau affichent des niveaux sous la moyenne mensuelle. Enfin la situation est moins favorable sur les nappes du couloir rhodanien et de l’est du Massif Central. Ces dernières accusent toujours les déficits pluviométriques de ces dernières années, même si l’effet bénéfique de la recharge continue à se faire sentir.

Enfin, la situation devrait continuer à s’améliorer lentement sur les prochaines semaines. Le bilan de la recharge permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur l’ensemble des nappes en sortie d’hiver, sauf si les déficits pluviométriques perdurent au sud.

 

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(Météo France et BRGM)

 

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mardi 31 décembre 2019

EXCLUSIF/Météo: Tendance Météo 2020 en France (Rose des vents): Des températures supérieures à la normale

Tendance Météo 2020 en France (Rose des vents): Des températures supérieures à la normale, des incertitudes importantes sur les précipitations

 

Note :

Ces tendances sont établies à partir des modèles CFS, IRI, ARPEGE et NWS / NCEP entre autres. Compte tenu des progrès qui sont encore à réaliser dans ce domaine, ces informations doivent être lues avec un certain recul. Elles sont strictement personnelles, n'engagent pas ma responsabilité et sont le fruit d'un travail individuel d'interprétation mis en ligne sans restriction, sur internet. 

 

Situation Globale :

Les pluies plus marquées que la normale sur l'Afrique de l'Est, et la sécheresse sur l'Australie, sont liées à la phase positive du dipôle de l'Océan indien. 

Ce dipôle se caractérise par de fortes anomalies positives de températures de surface de la mer sur l'ouest de l'océan Indien et des anomalies négatives à l'est.
En atténuation les prochains mois Il continue néanmoins d'influencer le temps surtout aux latitudes tropicales. Lors du prochain trimestre il contribue aux anomalies chaudes de températures sur le sud de l'Afrique ainsi que sur l'Australie illustrée par la carte ci-dessous.

En ce qui concerne El Nino et la Nina, autre phénomène qui influence le climat en particulier pour les régions Pacifique, les températures de surface de l’océan devraient retrouver des valeurs proches de la moyenne et conserver des valeurs ENSO neutres pendant le premier semestre de 2020. Compte tenu des conditions actuelles et des résultats des modèles, la probabilité que les conditions soient neutres entre décembre 2019 et février 2020 est estimée à environ 65 %. Une tendance qui pourrait persister jusqu'au début de l'été.

À l'échelle de l’Hémisphère Nord on constate une concentration du vortex polaire, ce qui pourrait favoriser la reconstitution de la banquise au moins de façon temporaire mais aussi un mois de décembre particulièrement chaud en Russie.

 Ces phénomènes sont des éléments essentiels à l'échelle du globe pour la prévision saisonnière car c'est une des principales sources de prévisibilité à ces échéances lointaines. Ils influencent à des degrés divers l'ensemble de la machine climatique terrestre. D'autre part, une majorité de modèles suggère toujours à l'échelle globale des températures plus chaudes que le normal. Tous ces acteurs expliquent que la tendance météo pour l'année 2020 est particulièrement difficile à cerner dans son ensemble avec des mois qui ne se ressemblent pas du tout.

 (Anomalies de températures à 2 m prévues par le système multi-modèle de Copernicus Climat Change Services (C3S ; https://climate.copernicus.eu/charts/c3s_seasonal ) regroupant les modèles français, anglais, allemand, italien, américain, et le modèle du Centre européen pour le trimestre janvier-février-mars 2020. Les couleurs orange/rouge représentent les anomalies positives de températures et les couleurs bleues les  anomalies négatives (anomalie d'autant plus élevée que la couleur est foncée))

 

Tendance à l'échelle de la France:

Tendance Hiver 2019- 2020 / Printemps 2020 :

Pour la tendance de Janvier à Mars 2020. Des températures supérieur à la Normale

 

Pour Janvier, Février et Mars, les modèles de prévision s'accordent sur une tendance suffisamment claire pour les températures. Effectivement celle-ci devrait être supérieur à la moyenne surtout pour le mois de janvier dans la continuité de décembre 2019, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de période plus froide surtout en Février / Mars ou l'excédent de températures semble moins marqué. Alors que Janvier devrait être plutôt à dominance Anticyclonique, les autres mois devraient être plus normal côté pluie. Les modèles ne détectent pas d'anomalie particulière pour les précipitations, il n'y a pas de tendance claire qui se dégage suffisent pour faire une tendance précise. Dans ce type de situation on ne peut exclure, le risque de vague de Froid, de fortes chutes de neige (+ le risque d'avalanche associé) pour les Alpes. On constate aussi pour ces 3 mois, qu'il pourrait faire plus chaud que la normale sur les Alpes et dans une moindre mesure la Corse.
 

 

Avril et Mai : Pour ces 2 mois des désaccords sur la tendance des températures. Des températures proches de la normale voire au dessus sont supposées. Pour les précipitations il semble qu'un régime normal soit d'actualités mais avec de fortes disparités, et beaucoup d'incertitude, trop pour être plus précis. On constate toujours une anomalie positive de température sur les Alpes surtout en début de période, il pourrait faire plus chaud que la normale dans le secteur.


Il sera sans doute compliqué d'avoir de réel chute de neige durable pour les stations de basse et moyenne montagne en France durant cet hiver 2019/2020.

 

 

Tendance Été 2020 :

Juin, Juillet et Août : On se dirige sans doute vers des températures normales voire légèrement au dessus. Côté précipitation, après un mois de juin qui pourrait s'annoncer plus humide lié à des dégradations orageuses en particulier entre le Sud Ouest et les Alpes et après un mois de juillet plutôt normal et à dominance plus sec, le mois d'août s'annoncent selon certaines modélisations particulièrement humides (beaucoup de précipitations) en particulier sur un axe Sud ouest/Nord Est. Ce qui fait supposé que ces précipitations prennent le plus souvent un caractère orageux. Des séquences chaudes ne sont pas exclues non plus surtout en Juillet.

Il y a à nouveau des risques de sécheresse importants sur certaines régions pour la période entre la fin du printemps et la fin de l'été.
 

 

Tendance Automne/ Hiver 2020 :

Plus on s'éloigne, plus c'est compliquer d’effectuer une tendance qui " tient la route"', on peut supposer la continuité d'une certaine « normalité » ou de mois plus chaud que la normale sans forcément atteindre des excédents importants. En matière de précipitation même observation avec sans doute des mois plus arrosés que la normale. Des risques d'intempéries majeurs, style épisode cévenol, inondation ou coup vent (isolément de tempête) ne sont exclus. Le risque d'avoir de la neige sur les massifs pour la fin d'année est jugé normal dans ce cas de figure. Difficile de se prononcer sur les éventualités de vague de froid. Il y a de grosse incertitude tout de même, plus importante cette année, par rapport aux autres années. 

 

 

Conclusion :

L'année 2020 pourrait être proche à la normale, voir au dessus légèrement pour les températures mais la tendance pour les précipitations et plus qu'incertaine. On constate pour ce début d'année 2020 qu'il n'y a pas de phénomène clairement établi qui pourrait influencer plus ou moins directement notre climat à notre échelle, ce qui explique ces incertitudes et en général la continuité sans doute d'un temps jugé normal mais une tendance globale qui reste à un certain réchauffement. Le risque de vague de chaleur (canicule) est possible pour les mois d'été en particulier pour Juillet. Toujours une observation de 2 saisons, l'une plus froide et plus humide et l'autre plus chaude et un peu plus sèche (hors orages) avec des intermèdes de plus en plus réduits. Toujours un risque de sécheresse pour certaines régions pour la période estivale.
 

 

Note :

Bien évidemment ces projections ou tendance sont données à titre indicatif et sont à prendre avec des pincettes. Ces tendances constituent une moyenne sur le temps probable, des périodes plus douces ou plus froid son possible. Je me mouille un peu.
Je pourrais bien sur avoirs totalement faux sur ce que j'ai dit ici mais j'en prends le risque.

 

Alexis

Météorologue amateur

 

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lundi 30 décembre 2019

Info/Météo/Climat/Vosges: Enneigement en montagne au 26 décembre 2019

Enneigement en montagne au 26 décembre 2019

L'enneigement dans les massifs montagneux français présente en cette fin d'année 2019 un aspect très différent selon le massif et l'altitude :

  • dans les massifs de moyenne montagne, Vosges, Jura et Massif central, la neige n'est présente que sur les pentes des plus hauts sommets, et en faible quantité ;

  • dans l'ensemble des Alpes, l'enneigement est particulièrement abondant en altitude (au-dessus de 1400 à 1700 m), plus ordinaire plus bas ;

  • dans les Pyrénées, l'enneigement est faible à moyenne altitude, dans les normes de saison plus haut ;

  • en Corse, la neige manque à beaucoup d'altitudes, et ce n'est qu'à l'approche des plus hauts sommets qu'elle est abondante.

Par ailleurs, dans la plupart des massifs, l'enneigement est souvent très irrégulier dans les zones soumises aux vents, du fait de plusieurs épisodes de vents violents.

Avec l'important redoux qui a gagné l'ensemble des massifs depuis la veille de Noël, accompagné le plus souvent par de la pluie jusqu'à haute altitude (1700 à 2400 m selon le massif), la qualité de la neige en surface est très variable selon l'altitude, l'exposition et l'heure de la journée : elle est le plus souvent dure et regelée le matin, puis molle et humide en journée ; dans les versants ombragés d'altitude, au-dessus de 2000 m à 2700 m, la neige reste en revanche froide, mais elle est souvent durcie par le vent.

 

Vosges: Dans les Vosges, l'enneigement naturel est très faible en cette fin décembre. Il ne concerne que les pentes d'altitudes les plus élevées, et il est faible.
Il débute vers 1100 m ou 1200 m. À 1200 m, l'épaisseur de neige est comprise entre 5 et 10 cm dans la partie centrale des Vosges, tandis qu'il n'y a qu'un très mince film de neige dans la partie sud.

 

(Météo France)

 

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Info/Météo: Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Décembre 2019

 

Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Décembre 2019

 

> En France

Novembre 2019: 

Les passages perturbés ont été nombreux durant ce mois de novembre et les cumuls de pluie souvent conséquents, parfois exceptionnels sur le Sud. Le 14, un épisode de neige précoce remarquable a concerné le centre-est du pays et les Alpes du Sud. Un épisode pluvieux intense a touché l’Aquitaine les 16 et 17 et des remontées méditerranéennes se sont accompagnées de pluies diluviennes les 22 et 23 notamment sur le Var et les AlpesMaritimes, générant des inondations. Les cumuls de pluie ont été excédentaires sur la quasi-totalité de l’Hexagone, atteignant une fois et demie à deux fois la normale sur un vaste quart nord-ouest, le sud du Massif central et la Corse, deux à trois fois et demie sur le Sud-Ouest ainsi que de la moyenne vallée du Rhône à l’est du Gard et à la région PACA. Seuls le Bas-Rhin et le sud du Languedoc-Roussillon ont enregistré un déficit de 20 à localement 80 %. En moyenne, sur l’ensemble du pays, la pluviométrie a été excédentaire de près de 80 %.

L’humidification des sols qui a débuté en octobre sur l’ensemble du pays s’est poursuivie durant le mois de novembre suite aux fortes précipitations avec par endroits des sols en sursaturation sur la façade ouest et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. De l’Auvergne au Nord-Est, l’humidité des sols très déficitaire durant l’été est redevenue proche de la normale. 

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

> En Lorraine

Précipitations:

Sur le bassin Rhin-Meuse, les précipitations de ce mois de novembre ont entrainé une augmentation des écoulements dans les cours d’eauAu mois de novembre sur le bassin Seine-Normandie, la pluviométrie a été globalement excédentaire avec des valeurs en moyenne supérieures de 100 % de la normale sur la moitié ouest du territoire.

- Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour la Lorraine est de 98.3 mm soit un excédent global de 10%.

Les cumuls sont compris entre 50 mm et 150 mm voire 200 mm sur le relief vosgien.

Le cumul des pluies efficaces est positif sur toute la région :
* pour la Lorraine, il est compris entre 50 mm (25 mm en Moselle) et 100 mm sur la Moselle, 125 mm sur la Meurthe-et-Moselle et la Meuse voire 200 mm sur le relief vosgien

L’indice d’humidité des sols au 01/12/2019 est compris entre 0.50 (localement dans le Bas-Rhin) et 1.00 sur de larges plages dans les départements des Vosges, de la Meuse et des Ardennes et plus localement sur les autres départements.

 

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Légende: Cumul de précipitation et indice d'humidité des sols (Carte: Météo France).

 

Côté hydrologique:

En dépit de cet apport, les débits moyens mensuels restent encore sensiblement inférieurs aux normales de saison, notamment sur les secteurs du Bas-Rhin, de la Sarre, de la Meuse amont et de la Moselle aval.
En ce qui concerne les débits moyens sur trois jours consécutifs (VCN3), ils restent majoritairement inférieurs au médian sur la partie nord-est du bassin Rhin-Meuse, où les précipitations ont été déficitaires durant ce mois.
Sur le bassin Seine - Normandie: Le débit moyen mensuel des cours d’eau est globalement en augmentation par rapport au mois d’octobre et se rapproche de la normale. Ponctuellement, de légers déficits sont encore observés..

 

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Remplissage des lacs-réservoirs de la région Lorraine:

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, le niveau de remplissage global est de l’ordre de 32% pour les retenues destinées à la navigation. Pour les retenues destinées à l’alimentation en eau potable, le réservoir de Madine affiche un taux de remplissage de 84% et la retenue de Michelbach de 66%. Pour les retenues destinées au soutien de l’étiage, le remplissage est de l’ordre de 14%. Pour les grands lacs de Seine, la baisse des niveaux se poursuit, mais est en lien avec le rôle d’écrêtage des crues de ces ouvrages. Leur niveau de remplissage global atteint ainsi seulement 15%.

 

Nappes Souterraines:

Les nappes des calcaires de Lorraine poursuivent leur période de recharge en ce mois de novembre et la tendance d’évolution du niveau moyen mensuel des nappes est à la hausse. Suivant les secteurs, les niveaux moyens mensuels sont à des valeurs allant de modérément basses à modérément hautes, certains piézomètres restent à des valeurs bassesLa période de recharge des nappes souterraines a commencé sur l’ensemble de la région. Pour les nappes ayant commencé à remonter au mois d’octobre, les niveaux moyens mensuels sont revenus à des niveaux comparables à ceux d’un mois de novembre. Les nappes de la craie de Champagne, la nappe d’Alsace au sud de Colmar et les Grès du Trias dans la partie vosgienne affichent encore des valeurs de niveau inférieures aux valeurs observées pour un mois de novembre.

 

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Ailleurs en France:

Au 01er Novembre 2019:

Le mois d’octobre peut être considéré comme une période de transition entre vidange et recharge des nappes. Les tendances s’inversent : les niveaux, majoritairement en baisse en septembre, s’infléchissent courant octobre pour devenir stables voire entamer une remontée. Ce phénomène s’explique par les pluies mensuelles abondantes et par la diminution des prélèvements sur certaines nappes.

La situation des nappes s’améliore légèrement. Toutefois un nombre marqué de réservoirs demeure modérément bas à bas. Les nappes accusent un déficit pluviométrique sur l’année, associé à une forte sollicitation durant l’été. La recharge débute et l’effet bénéfique ne se fait que faiblement ressentir. Les nappes du couloir rhodanien présentent toujours des niveaux nécessitant une surveillance renforcée.

Enfin, l’étiage 2019 est plus marqué que celui de 2018 et relativement semblable à 2017. Cependant, le début précoce de la recharge et les prévisions pluviométriques pour fin 2019 laissent présager une recharge longue.

 

Côté Sécheresse:

Au 01er Décembre 2019: 09 départements en France ont pris au moins une restriction d'usages de l'eau sur leur territoire.

Au 01er Décembre 2019 en Lorraine: RAS.

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Analyse pour la Lorraine:

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Prochain point vers la mi Janvier.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)

Posté par meterologue à 17:28:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Info/Météo: Point sur la situation hydrologique au 01 Décembre 2019 en France

 

Point sur la situation hydrologique au 01er Décembre 2019 en France

 

> Le Bilan

Novembre 2019: Les passages perturbés ont été nombreux durant ce mois de novembre et les cumuls de pluie souvent conséquents, parfois exceptionnels sur le Sud. Le 14, un épisode de neige précoce remarquable a concerné le centre-est du pays et les Alpes du Sud. Un épisode pluvieux intense a touché l’Aquitaine les 16 et 17 et des remontées méditerranéennes se sont accompagnées de pluies diluviennes les 22 et 23 notamment sur le Var et les AlpesMaritimes, générant des inondations. Les cumuls de pluie ont été excédentaires sur la quasi-totalité de l’Hexagone, atteignant une fois et demie à deux fois la normale sur un vaste quart nord-ouest, le sud du Massif central et la Corse, deux à trois fois et demie sur le Sud-Ouest ainsi que de la moyenne vallée du Rhône à l’est du Gard et à la région PACA. Seuls le Bas-Rhin et le sud du Languedoc-Roussillon ont enregistré un déficit de 20 à localement 80 %. En moyenne, sur l’ensemble du pays, la pluviométrie a été excédentaire de près de 80 %.

L’humidification des sols qui a débuté en octobre sur l’ensemble du pays s’est poursuivie durant le mois de novembre suite aux fortes précipitations avec par endroits des sols en sursaturation sur la façade ouest et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. De l’Auvergne au Nord-Est, l’humidité des sols très déficitaire durant l’été est redevenue proche de la normale..

 

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

Consulter le bilan de suivi hydrologique 

 

Nappes d'eau souterraine

Au 01er Novembre 2019:

Le mois d’octobre peut être considéré comme une période de transition entre vidange et recharge des nappes. Les tendances s’inversent : les niveaux, majoritairement en baisse en septembre, s’infléchissent courant octobre pour devenir stables voire entamer une remontée. Ce phénomène s’explique par les pluies mensuelles abondantes et par la diminution des prélèvements sur certaines nappes.

La situation des nappes s’améliore légèrement. Toutefois un nombre marqué de réservoirs demeure modérément bas à bas. Les nappes accusent un déficit pluviométrique sur l’année, associé à une forte sollicitation durant l’été. La recharge débute et l’effet bénéfique ne se fait que faiblement ressentir. Les nappes du couloir rhodanien présentent toujours des niveaux nécessitant une surveillance renforcée.

Enfin, l’étiage 2019 est plus marqué que celui de 2018 et relativement semblable à 2017. Cependant, le début précoce de la recharge et les prévisions pluviométriques pour fin 2019 laissent présager une recharge longue.

 

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(Météo France et BRGM)

 

Posté par meterologue à 17:16:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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