Le Blog d'Alexis

vendredi 24 novembre 2017

Info/Météo/Climat: 2017 : remarquablement chaude et sèche sur les 10 premiers mois

2017 : remarquablement chaude et sèche sur les 10 premiers mois

Bilan climatique partiel de l'année 2017
(établi le 2 novembre 2017)
 
Sur les 10 premiers mois, 2017 se caractérise par des températures très élevées et un fort déficit de précipitations, ce qui en fait, à l'instar de 2003, une des années les plus chaudes et sèches sur la période 1959-2017.
 
Anomalie de températures et précipitations jan oct 2017
Cliquez sur l'image pour l'agrandir @Météo-France
 
De janvier à octobre, les températures mensuelles moyennes sur la France ont été supérieures aux normales*, excepté en janvier et septembre. Les mois de février, mars et juin, particulièrement chauds, ont bénéficié de températures en moyenne plus de 2 °C au-dessus des normales. Sur l'Hexagone, le printemps et l'été 2017 sont même les 2e plus chauds jamais observés sur la période. Sur les 10 premiers mois et sur la France, la température moyenne a dépassé la normale de 1°C. 
 
Le cumul de précipitations sur les 10 premiers mois est déficitaire* sur la France de près de 20 %. Le déficit a même dépassé 50 % en avril et octobre. Seuls février, mars et juin ont bénéficié d'une pluviométrie légèrement excédentaire. Depuis avril, la situation est préoccupante sur le sud-est de la France et la Corse qui présentent un déficit pluviométrique récurrent proche des records. Ce déficit, associé aux températures élevées, est responsable sur ces régions d'une sécheresse des sols superficiels exceptionnelle.
 
L'ensoleillement cumulé sur les 10 premiers mois de l'année est quant à lui légèrement supérieur à la normale** sur l'ensemble du pays. Le soleil a été particulièrement généreux de l'Alsace à Rhône-Alpes et en Corse.
 
 
* moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 1991-2010

 

(Météo France)

 

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Info/Météo/Climat: Octobre 2017 : chaud et exceptionnellement sec

Octobre 2017 : chaud et exceptionnellement sec

(Bilan définitif au 6 novembre 2017)
 
Octobre 2017 se caractérise sur la France par une douceur remarquable en seconde partie de mois et par un déficit de pluviométrie souvent proche des records dans le Sud. 
Les températures ont été très douces, hormis un pic de fraîcheur du 6 au 8 octobre. En milieu de mois, la France a connu des températures dignes d'une fin d'été. De plus, les 25 et 26, sur une grande partie du pays, les maximales ont souvent atteint des valeurs jamais mesurées si tardivement dans l'année, comme le 25 avec 27,5 °C à Tulle (Corrèze) et le 26 avec 24,4 °C à Nantes (Loire-Atlantique), 27,7 °C à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ou 28,2 °C à Toulouse (Haute-Garonne). En moyenne sur le mois et sur le pays, la température a été supérieure à la normale* de 1,4 °C.
Les passages perturbés ont été peu fréquents et peu actifs sur l'ensemble du pays, épargnant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur où les cumuls mensuels de pluie dépassent rarement 2 mm.  Le déficit*, supérieur à 50 % sur la moitié nord du pays, a été le plus souvent supérieur à 80 % sur la moitié sud, hormis sur l'ouest du Languedoc-Roussillon concerné par  un épisode méditerranéen les 18 et 19. La région PACA connaît une sécheresse record depuis le début des mesures. En moyenne sur la France et sur le mois, le déficit pluviométrique, proche de 70 %, est parmi les valeurs records, derrière octobre 1978, 1969, 1985 et 1971.
L'ensoleillement, proche de la normale** de la Bretagne aux Hauts-de-France et aux Ardennes, a été très généreux sur le reste du pays avec un excédent le plus souvent supérieur à 20 %. Il dépasse 30 % sur un large quart sud-est, sur la Corse ainsi que localement sur le Centre-Val de Loire, le sud de l'Alsace et le Sud-Ouest. L'ensoleillement a dépassé les valeurs records pour un mois d'octobre, notamment à Lyon (Rhône) avec 199 heures, au cap Ferret (Gironde) avec 214 heures, à Bastia (Haute-Corse) avec 247 heures et à Nice (Alpes-Maritimes) avec 263 heures.
 
*Moyenne de référence 1981-2010.
**Moyenne de référence 1991-2010.
 
 
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Fait marquant 

Octobre 2017 : très sec et très ensoleillé sur le quart sud-est et la Corse 

Le mois d'octobre 2017 a été marqué par des conditions anticycloniques qui ont dominé sur l'Europe de l'Ouest. Le flux perturbé a été rejeté sur le nord de l'Europe, privant notre pays de précipitations significatives et favorisant un ensoleillement remarquable. Sur le quart sud-est, les pluies ont été quasi absentes hormis lors d'un épisode méditerranéen peu intense sur le Languedoc-Roussillon. Sur la région Provence–Alpes–Côte d'Azur, les cumuls mensuels de précipitations ont rarement dépassé 2 mm.
De nombreux records pour un mois d'octobre ont été battus :
  • 0,2 mm à Nice (Alpes-Maritimes, mesures depuis 1942) et au Luc (Var, mesures depuis 1946) ;
  • 0,4 mm à Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence, mesures depuis 1954) ;
  • 0,8 mm à Marignane (Bouches-du-Rhône, mesures depuis 1921) ;
  • 1,2 mm à Toulon (Var, mesures depuis 1936) et à Orange (Vaucluse, mesures depuis 1948) ;
  • 1,4 mm à Montélimar (Drôme, mesures depuis 1920) ;
  • 1,8 mm à Nîmes (Gard, mesures depuis 1922) ;
  • 2,4 mm à Tallard (Hautes-Alpes, mesures depuis 1964) ;
  • 3,8 mm au Puy-en-Velay (Haute-Loire, mesures depuis 1928) ;
  • 5,2 mm à Saint-Étienne (Loire, mesures depuis 1946).
Le déficit pluviométrique récurrent sur l'ensemble de la région PACA ainsi que sur le Gard et la Corse a contribué à une nouvelle aggravation de la sécheresse des sols superficiels, établissant de nouvelles valeurs records.
 
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(Météo France)

 

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Info/Météo/Climat/ Monde : 2017, parmi les 3 années les plus chaudes jamais observées

Climat Monde : 2017, parmi les 3 années les plus chaudes jamais observées

Lundi 6 novembre, à moins de deux mois de la fin d'une année 2017 marquée par de nombreux phénomènes climatiques extrêmes, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié sa déclaration provisoire sur l'état du climat mondial en 2017.
 
L'OMM indique que la température à la surface du globe, moyennée sur les neufs premiers mois de 2017, dépasse de 1,1 °C celle de l'époque préindustrielle. Si 2016, qui a connu d'un puissant épisode El Niño, devrait  conserver le titre d'année la plus chaude jamais enregistrée, 2017 et 2015 se disputent les 2e et 3e places au classement. En outre, la séquence 2013 - 2017 devrait constituer la période de cinq années consécutives la plus chaude jamais enregistrée.
 
D'après une estimation préliminaire de janvier à septembre 2017, la température moyenne en surface présente une anomalie positive de  0,47 °C par rapport à la normale calculée pour la période 1981–2010* (14,31 °C) ). Cela représente environ 1,1 °C de plus que durant les années 1880–1899 de l'ère préindustrielle. 2017 devrait être l'année la plus chaude sans phénomène El Niño jamais observée.
 
La température n'est pas le seul paramètre à varier sous les effets des changements climatiques. Sécheresses et inondations ont touchées de nombreuses parties du globe cette année. L'étendue de la banquise arctique a encore battu des minima record. La température de surface et l'acidification des mers et océans sont elles aussi encore proches des records. Le taux d'accroissement des gaz à effet de serre n'a jamais été aussi élevé. L'Atlantique Nord a connu une saison cyclonique très active, avec une énergie cyclonique cumulée (ACE) qui avait déjà atteint en septembre la valeur la plus élevée jamais constatée. 
Pour en savoir plus sur l'état du climat mondial en 2017, consulter l'intégralité de la déclaration de l'OMM.
 
En France métropolitaine,  2017 pourrait aussi figurer parmi les cinq années les plus chaudes. Sur les 10 premiers mois la température moyenne a dépassé de 1 °C la normale de référence calculée sur 1981-2010. Pour en savoir plus , consulter notre premier bilan provisoire (janvier à octobre) pour 2017.
 
Anomalies de la température moyenne annuelle à l'échelle du globe par rapport à la période 1981-2010 entre 1950 et 2017
Anomalies de la température moyenne annuelle à l'échelle du globe (par rapport à la période 1981–2010) entre 1950 et 2017. Source : déclaration provisoire sur l'état du climat mondial en 2017 de l'OMM.
(Cliquer sur le graphe pour l'agrandir)
 
* l'OMM prend désormais comme référence la période 1981-2010, contre 1961-1990 précédemment, ce qui est plus représentatif des conditions climatiques actuelles.
(Météo France)

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Info/Météo/Sécheresse : situation au 12 novembre 2017

Sécheresse : situation au 12 novembre 2017

Avec un déficit proche de 70 %, octobre 2017 se classe au 5ème rang des mois d'octobre les plus secs sur la période 1959-2017, derrière 1978, 1969, 1985 et 1971.
 
Le mois d'octobre 2017 a été marqué par des conditions anticycloniques dominantes sur l'Europe de l'Ouest. Le flux perturbé a été rejeté sur le nord de l'Europe, privant la France de précipitations significatives. Sur le quart sud-est du pays, les pluies ont été quasi absentes hormis des Pyrénées-Orientales au sud-ouest du Massif central lors d'un épisode méditerranéen peu intense les 18 et 19. Le déficit de pluviométrie, remarquable sur la quasi-totalité du pays, est record sur la région Provence -Alpes - Côte d'Azur.
 
Le déficit pluviométrique récurrent sur l'ensemble de la région PACA ainsi que sur le Gard et la Corse a contribué à une nouvelle aggravation de la sécheresse* des sols superficiels, établissant de nouvelles valeurs records.
 
Pour en savoir plus, consultez notre dernier bulletin de suivi hydrologique.
 
Depuis le 1er novembre, malgré des passages perturbés sur une grande partie du pays, la situation de sécheresse* des sols superficiels a peu évolué et reste préoccupante sur une grande moitié sud. 
Toutefois, l'évolution de cette situation reste dépendante des épisodes pluvieux hivernaux qui contribuent à l'humidification des sols superficiels et à la recharge des nappes.
 
Etat du sol superficiel au 1er novembre 2017 Etat du sol superficiel au 12 novembre 2017
État du sol superficiel au 1er novembre 2017 à gauche, au 12 novembre 2017 à droite - © Météo-France
(Cliquer sur les cartes pour les agrandir)
 
* On distingue plusieurs types de sécheresses 
– La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
– La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
– La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas nécessairement systématiques.
(Météo France)

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Info/Météo: Bilan de la première quinzaine de novembre

Bilan de la première quinzaine de novembre

Marquée par une alternance de périodes anticycloniques et de courants de nord-ouest perturbés, cette première quinzaine de novembre a été souvent fraîche sur le pays, et même froide en montagne. Les précipitations et l'ensoleillement ont été contrastés avec un temps plus sec et plus ensoleillé que la normale dans l'Ouest et le Centre. Le temps a été davantage pluvieux au nord de la Seine, dans l'est et sur le relief, où la neige est souvent tombée. 
 

Des courants de nord-ouest prédominants

Carte d'anomalie de pression réduite au niveau de la mer du 1er au 16 novembre 2017
Anomalie de pression réduite au niveau de la mer du 1er au 16 novembre 2017 - © Météo-France
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La figure ci-dessus illustre la prédominance de courant de nord-ouest durant cette première quinzaine, avec des anomalies positives de pression sur l'Atlantique. Cela est cohérent avec un anticyclone des Açores s'étirant tantôt sur l'Europe de l'Ouest, ou se rétractant sur l'Atlantique nord laissant la place à des courants de nord à nord-ouest frais et perturbés. Les anomalies négatives de pression en Méditerranée vont aussi dans le sens de courants de nord-ouest avec une dorsale sur l'Atlantique. 
 
Indicateur quotidien de température moyenne sur la France du 1er au 15 novembre.
Indicateur quotidien de température moyenne sur la France du 1er au 15 novembre - © Météo-France
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Ces courants de nord-ouest s'illustrent par deux pulsations froides sur le pays, l'une du 5 au 10, et l'autre du 13 au 15, avec des masses d'air froid en altitude, qui ont pu donner de la neige sur l'ensemble du relief. Moyennée sur la France et sur la période, le déficit de 0,7°C est relativement modeste, mais il est plus important en montagne, où il dépasse les 2 degrés et où les conditions ont été par moment très hivernales. 
 
Carte du rapport à la moyenne de référence 1981/2010 des cumuls de précipitations du 1er au 16 novembre 2017
Rapport à la moyenne de référence 1981/2010 des cumuls de précipitations du 1er au 16 novembre 2017 - © Météo-France
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)
 
 
Les précipitations ont été excédentaires au nord de la Seine, des Cévennes à la vallée du Rhône et près des Pyrénées. Elles affichent en revanche un déficit marqué, souvent plus de 50%, sur l'Ouest : en Bretagne, Pays de la Loire, Centre et Nouvelle-Aquitaine, régions plus proches de l'anticyclone durant cette première quinzaine. Ces mêmes régions ont également connu un excédent d'ensoleillement, en cohérence avec le régime de dorsale atlantique qui a dominé tout le long du mois. 
(Météo France)

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Info: Meteosat a 40 ans

Meteosat a 40 ans

Le premier satellite géostationnaire européen, Meteosat-1, a été lancé le 23 novembre 1977. Depuis, les observations satellitaires se sont enrichies pour devenir incontournables pour la prévision numérique du temps

Le 23 novembre 1977, le satellite Meteosat-1 est lancé depuis la base américaine de Cap Canaveral en Floride et vient se positionner à 35 880 km d'altitude, à l'amont de l'intersection du méridien de Greenwich et de l'équateur. Le 9 décembre 1977, toutes les 30 minutes, des images du disque terrestre comprenant l'océan Atlantique, l'Europe et l'Afrique, dans trois domaines (visible, infrarouge et vapeur d'eau), sont réceptionnées et traitées à Darmstadt (Allemagne), et en France, au Centre de météorologie spatiale (CMS) de Lannion.

Meteosat-1 permet alors à l'Europe de suivre les masses nuageuses au-dessus du continent comme le font les USA au-dessus des Amériques depuis le lancement du satellite SMS (Synchronous Meteorological Satellite) le 17 mai 1974.

  • 09/12/1977 à 9h30 UTC - METEOSAT-1

    Réception de la première image METEOSAT.

  • 26/01/1978 à 9h30 UTC - METEOSAT-1

    Plein-disque en infrarouge.

  • 04/10/1984 à 09h30 UTC - METEOSAT-2

    Après avoir durement éprouvé le nord-ouest de l'Espagne, la tempête Hortense touche le sud-ouest de la France, avec des vents de 120 à 160 km/h 166 km/h au Cap Ferret en plaine, 252 km/h au Pic du Midi à 2 880 m.

  • 04/10/1984 à 09h30 UTC - Néphanalyse

    Représentation graphique des différentes masses nuageuses et types de nuages déduits de l'interprétation des images des canaux visibles et infra-rouge de Meteosat.

  • 21/09/1986 à 12h UTC - METEOSAT-2

    Première image en composition colorée.

  • 15/10/1987 à 21h UTC - METEOSAT-2

    Tempête d'octobre 1987.

  • 12/09/1993 à 12h UTC - METEOSAT-4

    L'ex-tempête tropicale Floyd frappe la France.

  • 27/12/1999 à 16h UTC - METEOSAT-7

    Après Lothar, la tempête Martin.

  • 29/01/2004 à 12h UTC - METEOSAT-8

    Le premier MSG est déclaré opérationnel.

  • 15/09/2006 à 15h UTC

    Image des satellites GOES-12 & METEOSAT-8.

  • 09/12/2010 à 11h UTC - METEOSAT-9

    Neige au sol en région parisienne.

  • 19/04/2011 à 13h45 UTC - METEOSAT-9

    Perturbation sur le proche Atlantique.

  • 20/12/2011 à 12h UTC - METEOSAT-9

    Traînées de bateaux sur l'Atlantique.

  • 11/05/2012 à 12h30 UTC - METEOSAT-9

    Très longue écharpe nuageuse des Açores à la Scandinavie.

  • 16/01/2013 à 13h30 UTC - METEOSAT-9

    Enroulement cyclonique et traînées de bateau s'impriment dans les nuages bas au large de la pointe bretonne.

  • 21/01/2013 à 10h15 UTC - METEOSAT-10

    Première image de Meteosat-10

  • 30/11/2013 à 07h00 UTC - METEOSAT-7

    Le puissant anticyclone de Sibérie, centré sur le Tibet, assèche les masses d'air sur le nord du continent indien et révèle l'arc himalayen et ses neiges.

  • 21/12/2013 à 07h00 UTC - METEOSAT-7

    Duo de cyclones de catégorie 4 dans l'océan Indien, respectivement nommés Amara et Bruce.

  • 14/05/2014 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    Invasion de cumulus à faible extension verticale sur tout le territoire.

  • 29/08/2014 à 00h45 UTC - METEOSAT-10

    Réveil du volcan Bardarbunga en Islande où un point chaud apparaît en noir sur cette image du canal 3,9 µm.

  • 05/02/2015 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    Après avoir apporté d'abondantes neiges sur la métropole, une vaste perturbation évolue désormais sur la Méditerranée : tramontane et mistral soufflent en tempête.

  • 20/03/2015 à 09h15 UTC - METEOSAT-10

    Eclipse totale de soleil entre l'Islande et l'Écosse.

  • 03/04/2015 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    De multiples contrastes nuageux sur l'Europe.

  • 01/07/2015 à 04h45 UTC - METEOSAT-10

    Jeu d'ombres entre les orages matinaux et le soleil levant sur un ciel chargé en particules sableuses originaires du Sahara.

  • 05/12/2015 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    L'humidité apportée par les cours d'eau permet leur matérialisation dans les nuages bas.

  • 29/02/2016 à 07h00 UTC - METEOSAT-10

    La circulation cyclonique en Méditerranée arrache le sable du Sahara.

  • 29/04/2016 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    Le sud de la Scandinavie tient lieu d'axe de symétrie pour deux perturbations.

  • 20/05/2016 à 08h00 UTC - METEOSAT-7

    Les sommets glacés de la forte tempête tropicale Roanu contrastent avec les sols chauds du nord de l'Inde sous la canicule.

  • 01/09/2016 à 08h15 UTC - METEOSAT-10

    Eclipse annulaire de soleil entre 06h13 et 12h01 parfaitement visible sur le centre du continent africain.

  • 29/10/2016 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    Episode de Medicane (contraction de 'Mediterranean hurricane') dont l'œil commence à se dessiner.

  • 12/12/2016 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    Classification nuageuse : résultat d'un traitement qui permet, de façon automatique, de distinguer les zones de ciel clair des zones nuageuses puis de classer ces différentes zones suivant diverses catégories représentées par plusieurs couleurs.

  • 21/12/2016 à 07h00 UTC - METEOSAT-10-GOES-13

    L'Europe se réveille sous les premiers nuages de l'hiver (solstice hivernal).

  • 14/02/2017 à 09h00 UTC - METEOSAT-8

    Depuis le 1er février, le premier satellite Meteosat de seconde génération (Meteosat-8) couvre l'océan Indien en lieu et place de Meteosat-7. Cette zone peut donc maintenant profiter du canal visible haute résolution (1 km), notamment Mayotte et la Réunion. Sur cette image, le cyclone Dineo sévit dans le canal du Mozambique.

  • 15/02/2017 à 12h15 UTC - METEOSAT-8

    Zoom sur le cyclone Dineo qui s'approche des côtes mozambicaines.

  • 21/02/2017 à 17h00 UTC - METEOSAT-10

    Sable saharien sur l'Atlantique et stratocumulus mis en valeur par les rayons rasants du soleil couchant.

  • 20/03/2017 à 06h00 UTC - METEOSAT-10

    Equinoxe de printemps (image composite).

  • 25/05/2017 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    Absence quasi-totale de nuage sur le pays grâce aux conditions anticycloniques.

  • 13/06/2017 à 18h15 UTC - METEOSAT-10

    Système convectif en V au coucher du soleil.

  • 13/06/2017 à 18h30 UTC - METEOSAT-10

    Orages sur le quart sud-est (produit sandwich).

  • 28/06/2017 à 13h00 UTC - METEOSAT-10

    Début d'été marqué par une succession de perturbations sur l'Europe.

  • 03/10/2017 à 08h00 UTC - METEOSAT-10

    Image composite de ce que l'on pourrait voir depuis METEOSAT-10 à 35 786 kilomètres d'altitude au-dessus du golfe de Guinée...

  • 20/10/2017 à 13h00 UTC - METEOSAT-10

    La tempête Brian se dirige vers les îles britanniques.

  • 23/10/2017 à 15h00 UTC - METEOSAT-8

    La nuit arrive sur les orages africains qui contrastent avec les paisibles nuages bas sur l'océan Atlantique.

  • 29/10/2017 à 11h30 UTC - METEOSAT-8

    Tempête de sable sur le Moyen-Orient dont le bras sableux s'étend au-delà de la mer Caspienne.

  • 06/11/2017 à 12h00 UTC - METEOSAT-10

    Instabilité sur la Méditerranée.

  • 17/11/2017 à 14h00 UTC - METEOSAT-10

    Episode de Medicane dont la dépression s'appelle Numa.

Un défi technologique européen

L'aventure Meteosat a mobilisé plusieurs pays européens (Belgique, Danemark, France, Italie, République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni, Suède et Suisse). Leurs efforts conjoints ont permis de développer des lanceurs capables de mettre en orbite des satellites géostationnaires à 35 880 km au-dessus de l'équateur, se déplaçant donc à la même vitesse angulaire que la Terre. La construction en Europe des satellites météorologiques a été confiée à l'Agence spatiale européenne (ESA). Tous les satellites Meteosat, à l'exception du premier, ont été lancés depuis la base spatiale guyanaise de Kourou. Le succès de cette coopération conduira à la création de l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT) en 1986.

Depuis 1977, le traitement et la technologie des instruments embarqués ont bien évolué. En combinant les canaux, des images en composition colorée voient le jour en 1986. Il s'agit d'images de synthèse apportant aux utilisateurs des informations sur la structure, l'épaisseur et l'altitude des nuages. Dès 1990, les chaînes de télévision les intègrent dans leurs bulletins de prévision météorologique. 

Des images de plus en plus riches

La première série des Meteosat (1 à 7) a été suivie de satellites de seconde génération (MSG) qui continuent à porter le nom de Meteosat (de 8 à 11). Les images sont obtenues à une fréquence plus élevée (toutes les 15 minutes) et les informations se sont considérablement enrichies, avec désormais 12 canaux d'observation, une résolution spatiale de 3 km pour onze d'entre eux et de 1 km pour le canal « visible à haute résolution » (HRV). Ces mesures sont d'une aide considérable pour les prévisions à court terme de phénomènes météorologiques violents ou à développement rapide, tels que la neige, les orages et le brouillard. Actuellement, la surveillance de l'Europe et de l'Afrique de l'Ouest est assurée par des satellites de seconde génération avec Meteosat-10, lancé le 5 juillet 2012, comme satellite principal.

Une 3e génération pour 2021

Une nouvelle génération de Meteosat (MTG) est en préparation, avec un premier lancement à l'horizon 2021. Ce nouveau programme comprend six satellites géostationnaires (quatre satellites pour l'imagerie – MTG-I – et deux satellites de sondage – MTG-S) qui seront placés entre 10° Est et 10° Ouest de longitude. Outre une imagerie de pointe grâce à l'imageur FCI (Flexible Combined Imager), les satellites MTG disposeront de toutes nouvelles capacités de sondage infrarouge et de détection des éclairs afin de déclencher une alerte en cas de développement d'orages violents. Les satellites MTG-S emporteront également la charge utile Sentinel-4. Sentinel-4 est un instrument dédié à la surveillance de la qualité de l'air du programme européen Copernicus qui a pour objectif de rassembler l'ensemble des données obtenues à partir de satellites environnementaux et d'instruments de mesure in situ afin de produire une vue globale et complète de l'état de notre planète. Cela conférera aux satellites Meteosat une capacité nouvelle d'analyse de la chimie atmosphérique et d'identification des concentrations de gaz.

 

(Météo France)

 

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Info/Météo: Point sur la situation hydrologique au 01 Novembre 2017 en France

Point sur la situation hydrologique au 01 Novembre 2017 en France

> Le Bilan

Octobre 2017: Avec un déficit proche de 70 %, octobre 2017 se classe au 5ème rang des mois d’octobre les plus secs sur la période 1959-2017, derrière 1978, 1969, 1985 et 1971. Le mois d’octobre 2017 a été marqué par des conditions anticycloniques dominantes sur l’Europe de l’Ouest. Le flux perturbé a été rejeté sur le nord de l’Europe, privant la France de précipitations significatives. Sur le quart sud-est du pays, les pluies ont été quasi absentes hormis des Pyrénées-Orientales au sud-ouest du Massif central lors d’un épisode méditerranéen peu intense les 18 et 19. Le déficit de pluviométrie, remarquable sur la quasitotalité du pays, est record sur la région Provence - Alpes - Côte d’Azur.

Le déficit pluviométrique récurrent sur l’ensemble de la région PACA ainsi que sur le Gard et la Corse a contribué à une nouvelle aggravation de la sécheresse des sols superficiels, établissant de nouvelles valeurs records.

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

Consulter le bilan de suivi hydrologique complet 

 

Nappes d'eau souterraine

Les deux tiers environ des nappes (71%) affichent un niveau modérément bas à très bas. La prolongation d’une situation de basses eaux n’est pas totalement habituelle pour cette période de l’année. La situation est assez dégradée en l’absence de premières pluies automnales importantes. Plusieurs secteurs présentent des niveaux autour de la moyenne comme le sud du Bassin parisien ou sur la partie ouest du bassin Adour-Garonne. Le reste du territoire présente des niveaux modérément bas voire bas. La vallée du Rhône au sud de Lyon ainsi que le secteur du Périgord et du bassin Angoumois présentent quant à eux des niveaux très bas

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er novembre 2017

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit une nette poursuite de la période de basses eaux, avec encore une moitié des points (50%) orientés à la baisse. Le phénomène de baisse des niveaux s’est tout de même ralenti au cours des deux derniers mois. Ainsi 29% des points sont désormais stables alors qu’ils n’étaient que 11% au 1er septembre. Le nombre de points en hausse (21%) est encore assez faible pour la période. Cette situation de bascule entre basses eaux et reprise d’une recharge des nappes est assez particulière dans la mesure où on aurait pu espérer observer dès à présent un effet plus marqué des premières pluies.

La situation des nappes au 1er novembre 2017 traduit un début de période de recharge hivernale très limité

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(Météo France et BRGM)

 

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Info/Météo: Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Novembre 2017

Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Novembre 2017

 

> En France

Avec un déficit proche de 70 %, octobre 2017 se classe au 5ème rang des mois d’octobre les plus secs sur la période 1959-2017, derrière 1978, 1969, 1985 et 1971. Le mois d’octobre 2017 a été marqué par des conditions anticycloniques dominantes sur l’Europe de l’Ouest. Le flux perturbé a été rejeté sur le nord de l’Europe, privant la France de précipitations significatives. Sur le quart sud-est du pays, les pluies ont été quasi absentes hormis des Pyrénées-Orientales au sud-ouest du Massif central lors d’un épisode méditerranéen peu intense les 18 et 19. Le déficit de pluviométrie, remarquable sur la quasitotalité du pays, est record sur la région Provence - Alpes - Côte d’Azur.
Le déficit pluviométrique récurrent sur l’ensemble de la région PACA ainsi que sur le Gard et la Corse a contribué à une nouvelle aggravation de la sécheresse des sols superficiels, établissant de nouvelles valeurs records.

 

> En Lorraine

Précipitations:

 Les pluies d'octobre sont déficitaires globalement sur le bassin Rhin-Meuse par rapport à la normal des mois d'octobre. Le déficit global brut est de l'ordre de 50%, à l'exception des contreforts vosgiens qui ont été plus arrosés. L'écart pondéré à la normal de l'humidité des sols est très hétérogène à l'echelle du bassin (de -80% à +30%). Des secteurs comme l'ouest du département des Vosges et dans une moindre mesure, le nord est du département de la Meuse et l'est de la Moselle, sont encore impactés par des indices d'humidité de sols inférieurs à la moyenne

 

Légende: Le graphique de Erneville aux bois dans la Meuse. (Cliquer sur les graphes pour les agrandir)

 

Côté hydrologique:

La situation s'améliore nettement malgrès une baisse des niveaux. 

Pour l'ouest de la Meuse: En octobre, la plupart des hydraulicités sont en baisse par rapport au mois de septembre pour les stations des bassins non crayeux. Concernant les bassins crayeux, la moitié de celles-ci sont encore en hausse. Les écoulements sont majoritairement inférieurs à la moyenne d’un mois d’octobre. 36 stations enregistrent des hydraulicités inférieures à 0,5 contre 20 en septembre.
Au mois d’octobre, la plupart des fréquences de VCN3 des stations crayeuses et la moitié des fréquences des stations non crayeuses sont en hausse. De ce fait, le nombre de stations affichant des fréquences conformes ou supérieures à la médiane est en augmentation par rapport au mois de septembre (45 stations contre 33 en septembre).

 

Nappes Souterraines:

Les pluies d’octobre sont déficitaires globalement sur le bassin Rhin-Meuse par rapport à la normale des mois d’octobre. Cette situation hydrométéorologique perturbe la tendance à l’amélioration amorcée le mois dernier. La tendance est à la stabilité ou à la légère dégradation par rapport au mois précédent pour la majorité des stations des nappes des calcaires de Lorraine. Les niveaux de ces nappes sont conformes aux moyennes d’un mois d’octobre, sauf à certaines stations de mesure où le niveau est modérément bas (proche des 5 ans sec).

 

Sécheresse - Nappes Lorraine

 

Ailleurs en France:

Les deux tiers environ des nappes (71%) affichent un niveau modérément bas à très bas. La prolongation d’une situation de basses eaux n’est pas totalement habituelle pour cette période de l’année. La situation est assez dégradée en l’absence de premières pluies automnales importantes. Plusieurs secteurs présentent des niveaux autour de la moyenne comme le sud du Bassin parisien ou sur la partie ouest du bassin Adour-Garonne. Le reste du territoire présente des niveaux modérément bas voire bas. La vallée du Rhône au sud de Lyon ainsi que le secteur du Périgord et du bassin Angoumois présentent quant à eux des niveaux très bas.

 

Côté Sécheresse:

Au 24 Novembre 2017: 25 départements en France ont pris au moins une restriction d'usages de l'eau sur leur territoire.

Au 24 Novembre 2017: Aucune restriction sur les départements en Lorraine. 

 

 

Analyse (au /) pour la Lorraine:

Retour des analyses en Mai.

 


Jusqu'a la mi Mai, le bulletin hydrologique est simplifié. Prochain point vers la mi Décembre.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)

 

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dimanche 12 novembre 2017

Info/Météo/Lorraine: Coup de vent en Lorraine le 12 Novembre 2017: Le Point

Coup de vent en Lorraine le 12 Novembre 2017: Le Point

 

Passage d'un front froid lié à un conflit de masse d'air entre l'air froid venant du nord et l'air doux présent plus au Sud. Front froid amplifié par une anomalie dépressionnaire (Ex-rita). Le front de passage sur la région à adopter en approche du relief des Vosges, un certain caractère convectif. À son passage de fortes pluies (sur 24h parfois l'équivalent de 3 semaines voir 1 mois de pluie), de fortes rafales de vent (isolément supérieur à 100 km/h), de la grêle ou du grésil et de la neige sur les sommets.

Aucun texte alternatif disponible.

 

( Carte Météo France)

Forts cumuls de pluie dans le Nord-Est ces dernières 24h avec localement plus de 50 mm, voire 70 mm sur 48h. Sur l'Aisne Amont/Aire : Les précipitations soutenues sous forme de pluie continue (environ 40 mm depuis le 11/11 matin). Sur Saulx/Ornain: Suite aux fortes précipitations de ces 2 derniers jours (plus de 45 mm de pluies sont tombés sur le bassin Saulx-Ornain ces dernières 48 heures).
Sur 24h : 50.2 mm à Bellefontaine (88) et 30.5 mm à Epinal (88)

 

Moselle: 

Depuis deux jours, quasiment sans arrêt, les pluies s’abattent sur le Pays de Bitche et dans la région de Sarreguemines. Attention si vous devez prendre la route, les chaussées, trempées, sont glissantes. Par exemple sur la RD 662 entre Sarreguemines et Bliesbruck. Il y a de gros risques d’aquaplaning.

La route entre Singling et Achen est inondée. Le centre d’Etting aussi. Les fortes pluies ont aussi des conséquences à Bining. La rue du Moulin est une nouvelle fois inondée. Plusieurs maisons sont touchées. Les sapeurs-pompiers sont intervenus, mais ils sont impuissants face à l’ampleur du torrent qui se déverse. Ils doivent revenir dans une heure pour pomper l’eau.

A Sarreguemines, Wiesviller et Woustviller, les sapeurs-pompiers de Sarreguemines ont effectué six sorties pour assécher des caves.

A Hartzviller, la pluie a saturé le réseau d'évacuation, entraînant l'inondation des abords du collège de la Bièvre.

Les conséquences ont été plus graves entre Dieuze et Langatte, où le vent a fait envoler tuiles et arbres. Heureusement, aucun blessé n'est à déplorer. Mais les dégâts sont par endroits très importants. La résidence Passepierre de Dieuze a été la principale touchée dans la commune. Sur la route entre Langatte et Albeschaux, le vent a fait s'arracher de grosses branches d'arbre, qui se sont écrasées de l'autre côté de la route.

 

Meurthe et Moselle:

Les secours et les gendarmes des deux départements sud-lorrains n'ont pas chômé ce dimanche 12 novembre. A cause des intempéries, on dénombre une quarantaine d'interventions dans les Vosges, et une vingtaine en Meurthe-et-Moselle

Il était midi ce dimanche, lorsqu'un coup de vent a frappé plusieurs communes de la vallée de la Seille. Le village de Létricourt, épicentre, a été particulièrement impacté. Une partie de la toiture de l'église s'est envolée, tandis que quinze à vingt maisons ont eu à subir les désagréments du vent. Sur le même secteur, une ligne moyenne tension de 20.000 volts a été rompue entraînant des coupures de courant chez 1930 abonnés. Pour tous, l'alimentation électrique a été rétablie vers 16 h 15.

Le coup de vent a failli tuer un automobiliste qui circulait sur la route de Pompey à Liverdun en fin de matinée : l’arbre d’un particulier s’est littéralement abattu sur sa voiture, détruisant l’habitacle et un autre véhicule en stationnement à hauteur du numéro 113. Cet homme de 51 ans s’en est sorti miraculeusement sans blessure ! Le miraculé a refusé son transfert à l’hôpital. La circulation a été provisoirement coupée. Dans sa chute, l’arbre a endommagé la ligne électrique alimente toute la rue. Le courant a dû être interrompu le temps de l’intervention des agents d’Enedis.

 

Vigilance jaune crues: 

La Sarre (amont) a gonflé, alimentée par les cours d'eau situés en amont. Soyez prudents à leurs abords, où que vous vous trouviez en Lorraine, la Moselle (amont),la Mortagne, la Saulx/Ornain et l'Aisne Amont/Aire sont actuellement concernées également par une vigilance jaune.

Il est à noter un pic de crue au niveau du cours d’eau La Saulx (nord-est du département de la Haute Marne) entraînant plusieurs inondations de voies publiques : communes d’Effincourt, Paroy sur Saulx, Pancey, Soulaincourt, Germay, Thonnances les Moulins.

 

(Le Républicain Lorrain - France 3 - France Bleu)

 

 

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mardi 31 octobre 2017

Info/Climat: Gaz à effet de serre : nouveaux records de concentrations en 2016

Gaz à effet de serre : nouveaux records de concentrations en 2016

Lundi 30 octobre 2017, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre. Celui-ci fait état d'une nouvelle hausse sans précédent des concentrations atmosphériques de CO2 entre 2015 et 2016. Les causes principales sont encore les activités humaines et aussi un puissant phénomène El Niño en 2016.

Evolution de la concentration en CO2 atmosphérique entre 1985 et 2016

 

 

(d'après le Bulletin de l'OMM n°13 sur les gaz à effet de serre, le 30 octobre 2017)

 

Des concentrations records

En 2016, la concentration de CO2 dans l'atmosphère a représenté 1,45 fois ce qu'elle était à l'époque pré-industrielle.  La teneur annuelle moyenne à l'échelle du globe a été de 403,3 ppm*. Le seuil symbolique des 400,00 ppm avait été atteint en moyenne annuelle, et à l'échelle du globe  en 2015. Le taux d'augmentation du CO2 atmosphérique sur les 70 dernières années est environ 100 fois plus élevé qu'à la fin de la dernière période glaciaire. Durant les derniers 800 000 ans jusqu'à l'ère pré-industrielle, la concentration de CO2 n'avait pas dépassé les 280 ppm*.
 
La concentration en méthane, deuxième plus important gaz à effet de serre, a également atteint un nouveau pic en 2016, avec environ 1853 ppb**, soit près de 2,6 fois le niveau préindustriel. 
 
La concentration en protoxyde d'azote a atteint quant à elle 328,9 ppb, soit 1,22 fois son niveau d'avant 1750.

Des conséquences sur le climat mondial 

Depuis 1990, le forçage radiatif, qui a pour effet de réchauffer le climat, a augmenté de 40 %. Le dioxyde de carbone est, à lui seul, responsable de 80 % de la progression constatée.

La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a 3 à 5 millions d'années : la température était alors  de 2 à 3 degrés plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel.


*ppm : partie par million         
**ppb : partie par milliard

 

(Météo France)

 

 

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