Point sur la situation hydrologique au 01 Juin 2017 en France

> Le Bilan

Écart pondéré à la normale de l'indice d'humidité des dols le 1er juin 2107

Jusqu’au 20, les passages pluvieux se sont succédé épargnant les rivages de la Méditerranée, la Corse ainsi que les régions le long des frontières du Nord. Les conditions anticycloniques se sont ensuite installées sur l’Europe de l’Ouest et les précipitations ont été quasi absentes sur notre pays, sauf en toute fin de mois marquée par les pluies orageuses. Le déficit, proche de 40 % sur le quart nord-est, atteint souvent 60 à 80 % sur le pourtour méditerranéen et la Corse. En moyenne sur le mois et sur la France, la pluviométrie est proche de la normale*.

Avec une température moyenne de 16.5 °C, soit +1.5 °C au-dessus de la normale, mai 2017 se classe au 5ème rang des mois de mai les plus chauds depuis 1900.

Malgré une pluviométrie en moyenne proche de la normale au mois de mai, les températures élevées ont occasionné une accentuation de l'assèchement des sols superficiels, notamment sur les Hauts-de-France, dans le Grand-Est et la Corse. Au 1juin 2017, l'indice d'humidité des sols était déficitaire de plus de 10 % sur la majeure partie du pays.

 



* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

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> Les nappes souterraines

Le niveau des nappes au 1er juin 2017 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux-tiers des nappes (70%) affichent un niveau modérément bas à très bas. La situation montre qu’un tiers seulement du territoire a pu bénéficier de la recharge hivernale habituellement observée à cette date. Seuls quelques rares secteurs présentent des niveaux autour de la moyenne comme au sud du Bassin parisien et une partie de la région Occitanie. Le reste du territoire présente des niveaux modérément bas voire bas.

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit le passage progressif vers les basses eaux avec les deux-tiers des points (66%) orientés à la baisse. Le phénomène s’est fortement accéléré en avril et en mai puisqu’au 1er juin seuls 10% des points sont en hausse alors qu’ils étaient encore 66% au 1er avril. Le nombre de points stables (24%) a légèrement augmenté par rapport au mois précédent. Cette situation n’est pas inhabituelle pour cette période de l’année, elle marque la période de bascule entre hautes et basses eaux.

La situation des nappes au 1er juin 2017 traduit la période de bascule entre la recharge hivernale et la période estivale des basses eaux.

 

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(Météo France et BRGM)