Point sur la situation hydrologique au 01 Juillet 2017 en France

> Le Bilan

Les cumuls de précipitations ont été très disparates sur notre pays. Les passages perturbés, le plus souvent orageux, se sont produits essentiellement en début et en fin de mois. Le cumul de précipitations a atteint une fois et demie à localement deux fois et demie la normale du sud de la Mayenne à l’Indre-et-Loire, sur le sud de la région parisienne et surtout sur la NouvelleAquitaine, les Pyrénées-Orientales, le Cantal et la Haute-Loire. À l’inverse, les régions de l’est de la Normandie, du nord-est de la Bourgogne-Franche-Comté au Haut-Rhin, le centre de l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Allier, l’Occitanie et le sud de la Bretagne ont enregistré localement un déficit de 25 à 60 %. Sur le Nord et le Pas-de-Calais, il a même atteint 40 à 80 %, voire localement plus sur la région PACA et la Corse. En moyenne sur le mois et sur la France, la pluviométrie est proche de la normale*.

Ce mois de juin a été marqué par un épisode caniculaire sur l’ensemble du pays, remarquable par sa précocité et son intensité. Avec une température mensuelle moyenne de 21.2 °C, soit +2.8 °C au-dessus de la normale, juin 2017 se classe au second rang des mois de juin les plus chauds depuis 1900, derrière juin 2003 (+4.1 °C).

Record depuis le début du mois de juin en Corse et proches des records en région PACA, la sécheresse superficielle des sols se stabilise en fin de mois. Encore préoccupante en milieu de mois, la situation s’améliore légèrement sur les Hauts-de-France et dans le Grand-Est.

 



* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

Consulter le bilan de suivi hydrologique complet 

 

> Les nappes souterraines

Le niveau des nappes au 1er juillet 2017 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des nappes (74%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Cette situation, assez dégradée, est la conséquence du déficit de recharge hivernale de cette année. Seuls quelques rares secteurs présentent des niveaux autour de la moyenne comme au sud du Bassin parisien et sur le secteur de Nîmes et Montpellier. Le reste du territoire présente des niveaux modérément bas voire bas. La vallée du Rhône au sud de Lyon présente des niveaux très bas.

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit désormais une situation de basses eaux avec plus des trois quarts des points (87%) orientés à la baisse. Le phénomène s’est fortement accéléré au cours des derniers mois. Seuls 4% des points sont en hausse alors qu’ils étaient encore à 24% au 1er juin. Le nombre de points stables (9%) est également très faible pour la période. Cette situation n’est pas totalement inhabituelle pour la période estivale mais elle est tout de même précoce. La période de bascule entre hautes et basses eaux semble dépassée.

La situation des nappes au 1er juillet 2017 traduit la période estivale de basses eaux.

 

Voir la carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juillet 2017

 

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(Météo France et BRGM)