Point sur la situation Hydrologique en Lorraine au 11 Juillet 2017

 

> En Lorraine

Les précipitations observées sur les bassins de la Meuse et de la Moselle en tout début juillet ont entrainé une amélioration temporaire de la situation hydrologique générale durant les premiers jours de la semaine 27. Ensuite, sous l'influence d'un temps sec et de températures estivales, les écoulements dans les cours d'eau sont revenus à des valeurs proches de celles observées fin juin, avant les pluies. En conséquence, les zones de la Meuse amont et de la Moselle aval - Seille - Orne - Nied restent en situation d'alerte renforcée. Les zones de la Meuse aval - Chiers et de la Moselle amont - Meurthe qui bénéficient encore un peu de l'apport généré par les orages sont en situation d'alerte.


 Sur le bassin de la Sarre et des affluents alsaciens du Rhin, les débits des cours d'eau sont tous en baisse. Les orages survenus en fin de semaine n'ont pas eu d'effet sur les VCN de la semaine 27.  La zone Sarre est en "alerte".

Ouest Meuse: L’état des bassins versants est identique par rapport au dernier bulletin. Les bassins de l'Aisne amont, Marne amont et Saulx-Ornain sont en état d’alerte. 
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)