Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 25 Juillet 2017

 

> En Lorraine

Grâce aux apports ponctuels générés par les précipitations orageuses, la situation des cours d'eau est stable depuis maintenant trois semaines sur les bassins de la Meuse et de la Moselle. En conséquence, les zones "Meuse amont" et "Moselle aval - Seille - Orne - Nied" restent en situation d'alerte renforcée et les zones "Meuse aval - Chiers" et "Moselle amont - Meurthe" restent en situation d'alerte.
 
Sur la Sarre et les affluents alsaciens du Rhin, les débits sont tous à la baisse par rapport à la semaine précédente. Les débits les plus bas, à partir desquels sont calculés les VCN, sont observés en début de semaine 29, avant l'arrivée des précipitations. La zone "Sarre" reste en vigilance. La zone "Lauter, Sauer, Moder et Zorn" passe en alerte. La zone "Bruche, Ehn, Andlau, Giessen, Lièpvrette" passe en vigilance.

Ouest Meuse: La sitaution réglementaire des bassins versants se dégrade par rapport au bulletin de la semaine dernière. Les bassins de l'Aisne amont, Marne amont et Saulx-Ornain sont en état d’alerte. Concernant les masses d’eau souterraine, l’état est identique par rapport au dernier bulletin.
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)