Point sur la situation Hydrologique en Lorraine au 01er Août 2017

 

> En Lorraine

Les précipitations observées en fin de semaine 29 et en semaine 30 ont conduit à une légère hausse des débits des cours d'eau surveillés.  Ainsi, les zones "Moselle amont et Meurthe", ainsi que "Moselle aval, Orne, Nieds et Seille" repassent en situation de vigilance. La zone "Meuse Amont" reste en alerte renforcée et "Meuse aval et Chiers" en alerte. Toutefois, cette hausse des débits reste très modérée et, en l'absence de précipitations, la situation pourrait à nouveau rapidement se dégrader. 
 
Sur la Sarre et les affluents alsaciens du Rhin, l'ensemble du territoire a bénéficié des précipitations survenues en fin de semaine 29 et en semaine 30. Les VCN sont donc tous en hausse par rapport à la semaine précédente. Seules les zones Sarre et Ill amont sont en vigilance. Les autres zones sont en situation normale. 
 

Ouest Meuse: La sitaution réglementaire des bassins versants se dégrade par rapport au bulletin de la semaine dernière. Les bassins de l'Aisne amont, Marne amont et Saulx-Ornain sont en état d’alerte. Concernant les masses d’eau souterraine, l’état est identique par rapport au dernier bulletin.
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)