Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 19 Septembre 2017

 

> En Lorraine

Sur les bassins de la Meuse et de la Moselle, on observe une hausse plus ou moins marquée des débits, conséquence des pluies tombées la semaine 36. Le paramètre de suivi de l'étiage, le VCN3, prend en compte les débits les plus bas observés en semaine 37 ; il n'intègre donc pas l'effet des précipitations orageuses importantes tombées en milieu de semaine sur les bassins de la Moselle et de la Meuse.
Toutefois, malgré leur ampleur, les précipitations de la semaine dernière ne vont a priori avoir qu'un effet temporaire sur les débits des cours d'eau et en l'absence de nouvelles précipitations, il n'est pas encore possible d'annoncer la fin de l'étiage 2017.
Les zones "Meuse amont" et "Moselle aval, Orne, Nieds et Seille" restent en alerte renforcée. La zone "Moselle amont" passe en alerte.
La zone "Meuse aval et Chiers" revient en situation normale.
Sur la Sarre et les affluents alsaciens du Rhin, on note une amélioration globale, conséquence d'une semaine assez pluvieuse. Cependant, sur ce secteur, les précipitations importantes sont survenues à partir de jeudi 14 et le VCN de la semaine, qui analyse la période la plus basse, est basé sur les débits de lundi, mardi et mercredi. Les niveaux affichés ne prennent donc pas en compte les fortes pluies de fin de semaine. Les zones "Sarre", "Lauter, Sauer, Moder et Zorn" et "Bruche, Ehn, Andlau, Giessen, Lièpvrette" sont en vigilance.

Pour information, les niveaux des cours d'eau observés dimanche 17 septembre, après les fortes précipitations, montrent une hausse des débits, globalement au-dessus des seuils. Cependant, malgré l'importance des cumuls pluviométriques, cet épisode n'en demeure pas moins limité et les débits sont actuellement en rapide baisse une fois l'épisode terminé.

Ouest Meuse: Tous les bassins conservent le même état que celui du dernier bulletin. Les bassins sont en état d’alerte (Aisne amont, Marne amont et Saulx-Ornain).
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)