Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Janvier 2018

 

> En France

En moyenne sur la France et sur le mois, la pluviométrie a été excédentaire* de 30 %, après un déficit persistant depuis décembre 2016. Seul le mois de mars avait connu un excédent de l’ordre de 25 %. Les passages perturbés ont été fréquents durant ce mois de décembre et la pluviométrie a été excédentaire du Sud-Ouest au sud de la Bourgogne – Franche-Comté, de la Bretagne à l’Île-de-France et aux Hauts-de-France, sur la majeure partie de la Corse et surtout sur les Alpes. À l’inverse, l’important déficit présent le mois dernier autour du golfe du Lion s’étend à la quasi-totalité du Languedoc-Roussillon, au sud de l’Ardèche et au delta du Rhône.

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> En Lorraine

Précipitations:

 Les pluies du mois de décembre sont globalement conforme à un mois de décembre sur le bassin Rhin-Meuse, avec de légères différences suivant les secteurs. L’indice d’humidité des sols reflète la situation hydrométéorologique de ces derniers mois, presque tout le bassin est à une valeur maximum.

 

Légende: Le graphique de Erneville aux bois dans la Meuse. (Cliquer sur les graphes pour les agrandir)

 

Côté hydrologique:

Les cours d'eau retrouvent un niveau normal (par rapport à un état de sécheresse), voire en hausse suite au dernière précipitation.

 

Nappes Souterraines:

Les nappes d’eau souterraine réagissent et la totalité du niveau des nappes est à la hausse.

Sécheresse - Nappes Lorraine

Ces trois derniers mois consécutifs de pluies sur les stations des nappes des calcaires de Lorraine, font que la tendance de leur niveau est à la hausse par rapport au mois précédent sur l’ensemble des stations du bassin. Les niveaux sont supérieurs aux moyennes d’un mois de décembre, voire très supérieurs (jusqu’à 17 ans humides à Épiez-sur-Meuse), à l’exception des nappes à plus forte inertie (encore 4 ans secs à Celles-sur-Plaine).

 

Ailleurs en France:

Près des deux tiers des nappes (64%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Une situation de basses eaux qui se prolonge jusqu’en fin d’année n’est pas habituelle. Elle traduit l’absence d’incidence notable des premières pluies automnales qui sont très attendues pour assurer la recharge des aquifères. À l’exception de quelques secteurs assez peu nombreux, on note, sur la plus grande partie du territoire, que les niveaux de nappes traduisent un déficit de recharge, en l’absence de précipitations notables. 

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Côté Sécheresse:

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Analyse (au /) pour la Lorraine:

Retour des analyses en Mai.

 


Jusqu'a la mi Mai, le bulletin hydrologique est simplifié. Prochain point vers la mi Février.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)