Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Février 2018

 

> En France

Déjà excédentaire de 50 % en décembre 2017, la pluviométrie de janvier 2018 en moyenne sur la France et sur le mois a été excédentaire* de plus de 80 %. Dans un flux océanique rapide, les passages perturbés déjà nombreux en décembre 2017 ont été très fréquents et très actifs durant tout le mois de janvier. Les chutes de neige ont été très abondantes sur le relief, notamment sur le nord des Alpes.

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> En Lorraine

Précipitations:

 Les épisodes pluvieux se succèdent et le mois de janvier 2018 est encore un mois arrosé par les précipitations, la première décade étant plus arrosée que les deux autres. Le cumul des pluies est globalement excédentaire par rapport à la normale, de 100 % pour la partie ouest du bassin à 125 % pour la plaine d’Alsace. Les cumuls sont compris entre 100 mm et 250 mm en plaine et entre 250 mm et 400 mm voire 500 mm localement, pour le relief vosgien. L’indice d’humidité des sols est à son niveau maximum sur la totalité du territoire à l’exception d’un petit secteur dans le nord du département des Ardennes, il reflète la situation hydrométéorologique de ces derniers mois. Les nappes d’eau souterraine continuent de réagir et la totalité du niveau des nappes est à la hausse, ce qui n’est pas forcément inhabituel puisque les nappes se rechargent avec les pluies hivernales.

 

Légende: Le graphique de Erneville aux bois dans la Meuse. (Cliquer sur les graphes pour les agrandir)

 

Côté hydrologique:

Les cours d'eau sont haut en général à la suite d'épisodes de précipitations intenses. D'ailleurs des crues et inondations se sont produit avec la mis en place de vigilance jaune mais aussi orange sur plusieurs jours consécutif sur bon nombres de cours d'eau en particulier du département de la Meuse.

 

Nappes Souterraines:

Les nappes d’eau souterraine réagissent et la totalité du niveau des nappes est à la hausse.

Sécheresse - Nappes Lorraine

Ces quatre mois consécutifs de pluies sur les stations des nappes des calcaires de Lorraine, font que la tendance des niveaux se poursuit à la hausse. Les niveaux sont très supérieurs aux moyennes d’un mois de janvier. Pour la moitié des stations de mesure des nappes des calcaires du Jurassique, la moyenne mensuelle de janvier est la plus haute jamais enregistrée. Pour la moitié restante, il faut remonter parfois à presque 25 ans pour avoir des niveaux supérieurs.

 

Ailleurs en France:

Au 01er Janvier 2018: Près des deux tiers des nappes (64%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Une situation de basses eaux qui se prolonge jusqu’en fin d’année n’est pas habituelle. Elle traduit l’absence d’incidence notable des premières pluies automnales qui sont très attendues pour assurer la recharge des aquifères. À l’exception de quelques secteurs assez peu nombreux, on note, sur la plus grande partie du territoire, que les niveaux de nappes traduisent un déficit de recharge, en l’absence de précipitations notables. 

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Côté Sécheresse:

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Analyse (au /) pour la Lorraine:

Retour des analyses en Mai.

 


Jusqu'a la mi Mai, le bulletin hydrologique est simplifié. Prochain point vers la mi Février.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)