Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Avril 2018

 

> En France

Après un mois de janvier très arrosé et un mois de février plus conforme à la normale*, ce mois de mars a connu une forte pluviométrie, avec en moyenne sur la France et sur le mois un excédent de plus de 60 %. Durant ce mois maussade, les passages perturbés ont été fréquents et la France a connu deux épisodes de neige tardifs. Les précipitations ont été abondantes sur la majeure partie du pays, hormis près des frontières du Nord et du Nord-Est. Sur les régions méditerranéennes, la pluviométrie a atteint souvent 2 à 4 fois la normale*, voire localement 5 fois sur les Cévennes.

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> En Lorraine

Précipitations:

 Le cumul pluviométrique du mois de mars est légèrement déficitaire par rapport à la normale d’un mois de mars, avec des cumuls inférieurs de 8 à 28% suivant les secteurs, à l’échelle du bassin Rhin-Meuse. Cependant, il existe certaines disparités comme dans le sud du département de la Meurthe-­et-Moselle et l’ouest du département des Vosges, où les pluies ont été plus importantes. L’écart pondéré à la normale de l’indice d’humidité des sols au 1er avril est sensiblement autour de la moyenne avec un léger déficit sur le massif vosgien de l’ordre de 10%.

 

Légende: Le graphique de Erneville aux bois dans la Meuse. (Cliquer sur les graphes pour les agrandir)

 

Côté hydrologique:

Les cours d'eau sont proche de la normal.

 

Nappes Souterraines:

Les niveaux des nappes d’eau souterraines sont à la baisse dans le bassin Rhin-Meuse.

Sécheresse - Nappes Lorraine

Les niveaux des nappes des calcaires de Lorraine réagissent en conséquence (du déficite du précipitations) et sont à la baisse. Les moyennes mensuelles du niveau des nappes du mois de mars restent à des valeurs proches de la moyenne ou modérément hautes.

 

Ailleurs en France:

Au 01er Avril 2018: Plus de la moitié des nappes (56%) affichent un niveau modérément haut à très haut et moins d’un quart d’entre elles (23%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Un cinquième (21%) se situe dans la moyenne. Cette situation confirme l’incidence notable des pluies de ce début d’année. A l’exception de quelques secteurs, on note, sur une grande partie du territoire, que les niveaux de nappes ont bénéficié d’une recharge très bénéfique grâce aux précipitations de ces trois derniers mois

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Côté Sécheresse:

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Analyse (au /) pour la Lorraine:

Retour des analyses en Mai.

 


Jusqu'a la mi Mai, le bulletin hydrologique est simplifié. Prochain point vers la mi Avril.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)