Début mai plus ensoleillé au nord qu’au sud

La première quinzaine de mai a été contrastée sur le pays. Le temps a souvent été frais et agité sur la moitié sud, alors que la moitié nord a bénéficié de conditions souvent anticycloniques, favorisant un bon ensoleillement. Cette situation atypique, particulièrement dans le sud-est, n'est pas exceptionnelle en mai, car le printemps est une saison propice à la circulation de gouttes froides (air froid d'altitude), contribuant à rendre la masse d'air instable.

Carte de la durée d'ensoleillement en France métropolitaine du 1er au 15 mai 2018
Durée d'ensoleillement en France métropolitaine du 1er au 15 mai 2018 © Météo-France
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L'ensoleillement a été largement excédentaire dans le nord. Les plus fortes anomalies positives se rencontrent du côté de la Basse-Normandie ou encore de la Champagne-Ardenne.

Ainsi les stations du réseau principal les plus ensoleillées de ce début mai sont Reims (148h d'ensoleillement), Cherbourg (148h), Caen (146h) et Le Touquet (145h). À Caen, cela représente un excédent de 56 % par rapport aux normales.

Les stations les moins ensoleillées se situent dans la moitié sud, avec en tête Saint-Girons (Ariège), qui a enregistré seulement 48h d'ensoleillement, soit un déficit de 45 % par rapport aux normales. Les déficits sont marqués dans le Sud-Ouest, comme à Albi (54h, -49%/normales), Toulouse (61h, -40 %/normales), mais aussi dans le Sud-est, comme à Le Luc (69h, -48 %/normales), dans le Var, ou Ajaccio (72h, -48 %/normales). Les déficits d'ensoleillement dépassent même les 50 % localement, notamment en Corse. À Bastia, on a mesuré seulement 54 heures d'ensoleillement, ce qui représente un déficit de 58 %. Il s'agit d'un record de faible ensoleillement battant celui de mai 1984 (56 heures).

Rapport à la moyenne de référence 1991-2010 de la durée d'ensoleillement - Mai 2018
Rapport à la moyenne de référence 1991-2010 de la durée d'ensoleillement en France métropolitaine du 1er au 15 mai 2018 © Météo-France
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En termes de précipitations, on enregistre un net excédent en Occitanie et dans le Sud-Est. L'anomalie la plus forte a été mesurée au Cap Pertusato, au sud de la Corse, avec 107mm de pluie, soit plus de 5 fois la normale. Il est tombé 133 mm à Saint-Girons et 102 mm à Rodez, soit des excédents de respectivement 70 % et 16 % par rapport à la normale d'un mois entier.

À l'opposé, les villes de Charleville Mézières et de Lille, où on a relevé respectivement 3,8 et 4 mm,  (ce qui équivaut à seulement 12 % du cumul de précipitations des 15 premiers jours de mai) ont été très peu arrosées.

Carte d'anomalie de cumul des précipitations en France métropolitaine du 1er au 15 mai 2018
Anomalie de cumul des précipitations en France métropolitaine du 1er au 15 mai 2018 © Météo-France
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(Météo France)