Situation hydrologique au 11 juin 2018 en France

Les conditions météorologiques de ce mois de mai 2018 avaient favorisé une humidification des sols superficiels sur la moitié sud du pays et un assèchement relatif sur la moitié nord sauf des Vosges au Jura.

Pour en savoir plus, consultez notre dernier bulletin de suivi hydrologique.

Depuis début juin, la France a connu un régime de temps favorisant l'instabilité. Les épisodes pluvio-orageux ont ainsi concerné la quasi-totalité des régions, avec des intensités souvent remarquables, à l'exception d'une grande partie des Hauts-de-France. Les cumuls de précipitations sur les dix premiers jours du mois ont d'ores et déjà atteint la normale* d'un mois de juin en de nombreux endroits. Ils ont même parfois dépassé deux fois la normale* comme à Ernée (53) avec plus de 130,2 mm voire plus de trois fois comme à Bressuire (79) avec 150,4 mm.

Les sols superficiels se sont humidifiés sur un large quart nord-ouest du pays, notamment sur le Cotentin, la Bretagne et la Loire-Atlantique, provoquant localement des inondations. L'évolution de la situation des sols superficiels reste dépendante des épisodes pluvieux en cours et prévus pour les prochains jours.

Etat du sol superficiel au 1er juin 2018 Etat du sol superficiel au 10 juin 2018
(Cliquer sur les cartes pour les agrandir)

 

Normales calculées sur la période 1981-2010

** On distingue plusieurs types de sécheresses : 

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.

- La sécheresse des sols, dite "agricole", se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.

- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.

Ces "différentes" sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Météo France)