Début d'été brillant au nord

Le bleu est bien présent depuis trois semaines dans le ciel des régions nord, plus qu'à l'accoutumée, notamment des côtes normandes à la Côte d'Opale depuis le début de l'été calendaire (21 juin). Certaines villes ont même battu un record de fort ensoleillement sur cette période.

Ensoleillement quasi permanent sur les plages de la Manche

Grâce à l'anticyclone positionné le plus souvent sur les îles Britanniques ces dernières semaines et aussi à certains phénomènes locaux comme les brises, les villes côtières de la Manche ont particulièrement bénéficié du beau temps avec parfois des records battus (du 21 juin au 9 juillet) et des valeurs proches du double de la normale*.
 
Ville Ensoleillement record
du 21 juin au 9 juillet 2018
(en heures)
Précédent record
Le Touquet  260 236 (1976)
Abbeville 252 222 (1976)
Caen 237 222 (2010)
Cherbourg 219 217 (1984)

Carte de durée d'ensoleillement en heures sur la France du 21 juin au 9 juillet 2018 © Météo-France
Carte de durée d'ensoleillement en heures sur la France du 21 juin au 9 juillet 2018 
© Météo-France (Cliquer sur la carte pour l'agrandir)

 

Avec les précédentes séquences tout aussi ensoleillées que ces régions ont connues au printemps (notamment en seconde quinzaine d'avril et au mois de mai), il n'est pas étonnant que l'ensoleillement global depuis 2018 soit plutôt excédentaire au nord, alors qu'il est déficitaire au sud. À ce stade, des villes de la moitié nord comme Colmar, Lorient, Reims, Troyes ou Le Touquet dépassent en ensoleillement la plupart des villes de la moitié sud hors climat méditerranéen.


Sécheresse superficielle au nord

Les régions les plus septentrionales ont également échappé aux intempéries orageuses qui ont sévi plus au sud, et ce, depuis le début de l'été météorologique (1er juin). Sur l'ensemble du territoire métropolitain, les villes ayant eu la plus faible pluviométrie du 1er juin au 9 juillet sont Dunkerque (3 millimètres), Dieppe et Abbeville (4 millimètres). En revanche, sur la même période, certaines villes proches des Pyrénées (Pau, Tarbes) mais aussi Nantes dépassent les 200 millimètres. La ville la plus arrosée est Dax avec 271 millimètres (3 fois la normale**). À l'opposé, les villes du nord connaissent donc une sécheresse superficielle des sols ou des cours d'eau, mais pas des nappes phréatiques, qui ont bien été rechargées par les précipitations de l'hiver et du début de printemps. La station de Lille connaît une séquence sèche*** depuis le 7 juin, soit 33 jours consécutifs, égalant déjà la séquence du 1er avril au 3 mai 2007 et à un jour seulement de la séquence la plus longue jamais observée (34 jours du 20 février au 25 mars 1953).
Carte du rapport à la moyenne saisonnière de référence 1981-2010 des cumuls de précipitations en France - été 2018
Rapport à la normale des précipitations sur la France du 1er juin au 9 juillet 2018 © Météo-France
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)
 
 
* durée moyenne d'ensoleillement calculée sur la période 1991-2010
**moyenne des précipitations calculée sur la période 1981-2010
*** séquence sans précipitations significatives (éventuellement quelques « traces », c'est-à-dire inférieures à 0,2 millimètre)
(Météo France)