Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 10 Juillet 2018

 

> En Lorraine

Le contexte estival observé depuis la mi juin, avec des températures élevées et une quasi absence de précipitations sur le département des Vosges impacte maintenant nettement les écoulements dans les cours d'eau des bassins Meuse-Moselle, notamment sur les secteurs de la Meuse amont, de la Meurthe et de la Moselle amont. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, toutes les stations affichent des niveaux en baisse. Quelques stations (Wittring, Niederroedern, Lièpvre et Altkirch) passent le premier niveau "gris", mais l'ensemble des zones reste en situation normale. Les niveaux des nappes des bassins de la Meuse, de la Moselle et de la Sarre sont toujours à la baisse, situation habituelle pour cette période de l’année. Les moyennes mensuelles du niveau des nappes restent à des valeurs proches de la moyenne ou modérément hautes, à l’exception de quelques piézomètres où le niveau est modérément bas..

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie, les débits des cours d'eau poursuivent leur baisse. Quelques stations hydrométriques ont commencé à franchir les niveaux "jaune" et "orange", mais tous les bassins présentent toujours un état normal. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, les niveaux sont conformes aux normales de saison et la tendance est globalement à la baisse, caractéristique d'une situation de vidange des nappes et similaire aux tendances observées au mois de juin.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, l'état de remplissage des différents ouvrages reste encore conséquent, mais avec une tendance à la baisse. Le niveau de remplissage global est de l'ordre de 93% pour les retenues destinées à l'alimentation potable et de l'ordre de 95% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)