Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 17 Juillet 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins de la Meuse et de la Moselle, suite au déficit pluviométrique et aux températures estivales observés depuis plusieurs semaines, les écoulements dans les cours d'eau affichent tous une tendance à la baisse. Le seuil "jaune" est maintenant franchi sur tout le bassin de la Moselle, alors que sur le bassin de la Meuse, moins réactif, il reste encore limité à l'unité hydrologique de la Meuse amont. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, la majorité des stations affichent des niveaux à la baisse. De nombreuses stations restent ou passent le premier niveau "gris", la station de Wittring sur la Sarre passe le niveau "jaune". En conséquence l'ensemble des zones, y compris le Rhin, passent en niveau "gris" en dehors des unités hydrographiques aux régimes fortement artificialisés ainsi que la zone Lauter, Sauer, Moder et Zorn qui se maintiennent en situation normale. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance est à la baisse du niveau moyen mensuel des nappes. Cette baisse est habituelle pour cette période de l'année. Les niveaux moyens mensuels des nappes d'eau souterraines sont généralement conformes aux normales pour cette période de l'année, sauf dans les zones de tête de bassin, où la baisse des niveaux des cours d'eau a entrainé une augmentation du soutien d'étiage par les nappes, accentuant la baisse des niveaux piézométriques.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand Est, les débits des cours d'eau poursuivent leur baisse en raison des faibles précipitations observées ces derniers jours et des températures élevées. Quelques stations hydrométriques ont commencé à franchir les seuils "jaune", "orange" et même "rouge", et l'unité hydrologique "Brie et Tardenois" passe en niveau "jaune". Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, les niveaux sont conformes aux normales de saison et la tendance est majoritairement à la baisse.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, l'état de remplissage des différents ouvrages reste encore conséquent, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 90% pour les retenues destinées à l'alimentation potable et un niveau de remplissage global de l'ordre de 89% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)