Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 24 Juillet 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins de la Meuse et de la Moselle, les quelques précipitations orageuses observées durant la semaine 29 n'ont pas eu d'impact significatif sur les cours d'eau où les débits restent très majoritairement orientés à la baisse. Bien que la situation hydrologique globale continue à se dégrader, très influencée par le déficit pluviométrique prolongé et les températures élevées, il n'y a pas de franchissement de nouveau seuil. La qualification de l'étiage reste identique à la semaine passée. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, les niveaux varient très peu par rapport à la semaine dernière. Les zones [Sarre], [Lauter, Sauer, Moder, Zorn], [Bruche, Ehn, Andlau, Giessen, Liepvrette], [Doller Amont, Fecht, Weiss, Lauch] et [Ill amont] ont passées le niveau "gris" ou en sont proches. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance du niveau moyen mensuel des nappes est toujours à la baisse, mais cette baisse est habituelle pour cette période de l'année. Les niveaux sont généralement conformes aux normales pour cette période de l'année, sauf, comme la semaine dernière, dans les zones de tête de bassin particulièrement drainées par les cours d'eau.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, les débits des cours d'eau sont encore en baisse, conséquence des faibles précipitations et des températures élevées observées ces dernieres semaines. Quelques stations hydrométriques ont franchi le seuil "jaune". Cependant, aucun bassin ne présente une qualification hydrologique "jaune". Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, les niveaux moyens mensuels des nappes d'eau souterraines sont conformes aux normales de saison avec une tendance majoritairement à la baisse.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, l'état de remplissage des différents ouvrages reste encore conséquent, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 88% pour les retenues destinées à l'alimentation en eau potable et de l'ordre de 85% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)