Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 31 Juillet 2018

 

> En Lorraine

Le contexte climatique chaud et sec qui s'est installé depuis plusieurs semaines impacte maintenant les écoulements de tous les bassins de la Meuse et de la Moselle. L'unité hydrologique de la Meuse aval, jusque là épargnée, a maintenant franchi le seuil jaune. Sur les bassins de la Moselle, où la situation continue à se dégrader, le seuil orange est franchi. La situation est particulièrement défavorable sur les secteurs de la Vezouze et de la Mortagne. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, la quasi totalité des stations affichent des niveaux à la baisse. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance est à la baisse du niveau moyen mensuel des nappes. Cette baisse est habituelle pour cette période de l'année. Les niveaux moyens mensuels des nappes d'eau souterraines sont généralement conformes aux normales pour cette période de l'année, sauf dans les zones de tête de bassin, où la baisse des niveaux des cours d'eau a entrainé une augmentation du soutien d'étiage par les nappes, accentuant la baisse des niveaux piézométriques.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, les conditions météorologiques sont toujours chaudes et très sèches. Avec de telles conditions, la baisse des débits des cours d'eau se poursuit. De nouvelles stations hydrométriques ont franchi le seuil d'alerte. Cependant, aucun bassin n'est encore en état d'alerte. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, les niveaux sont conformes aux normales de saison et la tendance est majoritairement à la baisse.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, l'état de remplissage des différents ouvrages reste encore conséquent, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 86% pour les retenues destinées à l'alimentation en eau potable et un niveau de remplissage global de l'ordre de 82% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)