Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 07 août 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, en conséquence des fortes températures et du fort déficit pluviométrique observés durant la dernière décade de juillet, la tendance générale des écoulements dans les cours d'eau est encore orientée à la baisse. Néanmoins, la dégradation de la situation hydrologique globale reste limitée par rapport à la semaine passée. Les unités hydrologiques "Meuse amont" et "Meuse aval et Chiers" restent sous le seuil jaune, et les unités "Moselle amont et Meurthe" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" restent sous le seuil orange. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, la quasi totalité des stations affichent des niveaux à la baisse. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance est à la baisse du niveau moyen mensuel des nappes. Cette baisse est habituelle pour cette période de l'année, dans les zones de tête de bassin, où la baisse des niveaux des cours d'eau a entrainé une augmentation du soutien d'étiage par les nappes, l'accentuation de cette baisse est plus marquée. Le niveau moyen mensuel des nappes est autour de la moyenne ou modérément bas pour la saison, à l'exception de certains piézomètres de tête de bassin ou ceux de la plaine d'Alsace qui atteingnent des seuils jaune ou orange.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, la baisse des débits des cours d'eau se poursuit, conséquence des faibles précipitations et des températures élevées observées ces dernières semaines. De nouvelles stations hydrométriques ont franchi le seuil jaune et certaines le seuil orange. Cette semaine, la situation se dégrade et quatre bassins franchissent le seuil jaune : l'Aisne amont, la Seine amont, la Marne amont, les affluents crayeux Marne et Aisne aval.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, l'état de remplissage des différents ouvrages reste encore conséquent, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 82% pour les retenues destinées à l'alimentation en eau potable et un niveau de remplissage global de l'ordre de 76% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.
 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)