Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 04 Septembre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins de la Meuse et de la Moselle, En cette fin d'été, dans un contexte de baisse des températures maximales alliée à une diminution significative de la durée d'ensoleillement quotidienne, les précipitations des derniers jours d'août ont entrainé une relative stabilité des débits minimaux observés. En conséquence, les unités hydrologiques "Meuse amont" et "Meuse aval et Chiers" restent sous le seuil jaune, et les unités "Moselle amont et Meurthe" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" restent sous le seuil orange. Sur les bassins de la Sarre et du Rhin, les quelques précipitations ont légèrement fait remonter ou stagner les débits. Les unités hydrologiques "Sarre", "Rhin" et "Ill amont" sont en jaune avec des niveaux remontant légèrement. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance est à la baisse du niveau des nappes, habituelle à cette période de l'année. La majorité des ouvrages présente toujours un niveau moyen mensuel autour de la moyenne ou modérément bas pour la saison, à l'exception des ouvrages en tête de bassin, dans les nappes alluviales et ceux de la plaine d'Alsace où les niveaux moyens atteignent des seuils jaune ou orange. En effet, dans ces zones, où la baisse des niveaux des cours d'eau a entrainé une augmentation du soutien d'étiage par les nappes, la baisse des niveaux des nappes est plus marquée.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, les débits de la majorité des cours d'eau sont en baisse en raison du déficit de pluie depuis plusieurs semaines. Cependant, quelques écoulements sont en légère hausse et une amélioration de l'état de l’unité hydrologique "Brie et Tardenois" est observée et celleci revient en gris. Les unités hydrologiques "Marne amont", "Seine amont", "Aisne amont", "Affluents crayeux Marne et Aisne aval" et "Aube amont" restent en jaune. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, la tendance est également à la baisse, mais les niveaux moyens mensuels restent globalement conformes aux normales de saison. Le piézomètre de St-EtienneSur-Suippe dans la "Craie de Champagne Nord" reste jaune, maintenant l’unité en gris.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, l'état de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 69% pour les retenues destinées à l'alimentation en eau potable et un niveau de remplissage global de l'ordre de 59% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)