Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 11 Septembre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, les écoulements sont toujours sous l'influence d'un déficit pluviométrique prolongé. En conséquence, les débits sont encore globalement orientés à la baisse par rapport à la semaine passée. En dépit de cette évolution défavorable, les unités hydrologiques "Meuse amont" et "Meuse aval et Chiers" restent sous le seuil jaune, et les unités "Moselle amont et Meurthe" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" restent sous le seuil orange. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, hormis les unités de gestion "Lauter, Sauer, Moder, Zorn", "Sarre" et "Ill Amont" qui voient leurs niveaux stagner, les débits affichent une légère hausse sur les autres secteurs.Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance est à la baisse, habituelle à cette période de l'année. La majorité des piézomètres présente toujours un niveau moyen mensuel autour de la moyenne ou modérément bas pour la saison, à l'exception des ouvrages en tête de bassin (piézomètre de Relanges qui passe le seuil rouge), dans les nappes alluviales (piézomètre de Gespunsart qui passe le seuil rouge) et ceux de la plaine d'Alsace où les niveaux moyens atteignent des seuils jaune ou orange. En effet, dans ces zones, où la baisse des niveaux des cours d'eau a entrainé une augmentation du soutien d'étiage par les nappes, la baisse des niveaux des nappes est plus marquée.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, les débits des cours d'eau sont encore en grande majorité en baisse en raison du déficit de pluie observé depuis plusieurs semaines. Cependant, quelques écoulements sont en légère hausse et une amélioration de l'état du bassin Aisne amont est constatée et celui-ci repasse en gris. Les bassins hydrologiques Aube amont, Affluents crayeux Marne et Aisne aval, Marne amont et Seine amont restent en vigilance jaune. Il y a une dégradation du bassin affluents crayeux Aube et Seine qui passe en vigilance jaune cette semaine. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, la tendance est également à la baisse, mais les niveaux moyens mensuels restent globalement conformes aux normales de saison.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, l'état de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 67% pour les retenues destinées à l'alimentation en eau potable et un niveau de remplissage global de l'ordre de 54% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)