Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 18 Septembre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, le déficit pluviométrique conséquent observé durant la première décade de septembre (entre 75 et 100%) et les températures estivales continuent d'influencer défavorablement les écoulements dans les cours d'eau. Si la situation hydrologique évolue peu sur le bassin de la Meuse, la dégradation est plus sensible sur le bassin de la Moselle, notamment sur les têtes de bassins amonts. En dépit de cette évolution défavorable, les unités hydrologiques "Meuse amont" et "Meuse aval et Chiers" restent sous le seuil jaune, et les unités "Moselle amont et Meurthe" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" restent sous le seuil orange. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, après une légère remontée la semaine 36, les niveaux sont à nouveau à la baisse de façon généralisée. La Sarre reste en jaune. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance reste à la baisse du niveau des nappes, à l’exception de la nappe d’Alsace où les niveaux de certains piézomètres se sont stabilisés (Lipsheim, Rossfeld, Holtzwihr). Les piézomètres présentent toujours un niveau moyen mensuel autour de la moyenne ou modérément bas pour la saison, mais certains affichent des niveaux bas et même très bas ( Gelacourt, Gespunsart, Relanges, Gerardmer ou Holtzwihr).

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, les débits des cours d'eau sont encore en grande majorité en baisse en raison du déficit de pluie observé depuis plusieurs semaines. Cette semaine, la situation se dégrade et le bassin Aube amont passe le niveau orange (essentiellement en raison de l'absence de données à la station hydrométrique d'Outre-Aube) et le bassin Aisne aval passe le niveau jaune. Les bassins hydrologiques Affluents crayeux Marne et Aisne aval, Affluents crayeux Aube et Seine, Marne amont et Seine amont restent en vigilance jaune. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, la tendance générale reste à la baisse, mais les niveaux moyens mensuels restent globalement conformes aux normales de saison. Le piézomètre de St-Etienne-Sur-Suippe dans la "Craie de Champagne Nord" reste jaune, maintenant l’unité en gris.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, l'état de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 65% pour les retenues destinées à l'alimentation en eau potable et un niveau de remplissage global de l'ordre de 50% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)