Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 25 Septembre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, le déficit pluviométrique important (entre 75 et 100%) constaté depuis début septembre, conjugué à des températures estivales et à un fort ensoleillement continue à impacter défavorablement les écoulements. L'effet de cette influence négative est très sensible sur les unités hydrologiques "Meuse amont" et "Meuse aval et Chiers" qui passent maintenant sous le seuil orange. Les écoulements sont toujours très limités sur les unités "Moselle amont et Meurthe" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" qui restent sous le seuil orange. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, après une semaine sèche, les niveaux sont globalement stables ou en légère baisse. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance reste globalement à la baisse du niveau des nappes, mais avec une stabilisaton sur certains ouvrages, en particulier les nappes alluviales (alluvions de la Meuse, du Perthois, de l'Aube, de la Moselle et la nappe d’Alsace). Les piézomètres présentent toujours un niveau moyen mensuel autour de la moyenne ou modérément bas pour la saison, bien que quelques ouvrages affichent des niveaux bas voire très bas (Gelacourt, Gespunsart, Relanges, Gerardmer et Holtzwihr).

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, la situation est proche de celle de la semaine précédente et les faibles précipitations observées n'améliorent pas la situation. Cette semaine, la situation se dégrade pour les unités hydrologiques "Brie et Tardenois" et "Saulx et Ornains" qui passent en jaune. Les unités hydrologiques "Affluents crayeux Marne et Aisne aval", "Affluents crayeux Aube et Seine", "Marne amont" et "Seine amont" restent en vigilance jaune. Enfin, il y a une amélioration pour les unités hydrologiques "Aube amont" et "Aisne aval" qui repassent respectivement en jaune et en gris. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, la tendance générale reste à la baisse. Les niveaux moyens mensuels restent néanmoins globalement conformes aux normales de saison, même si certains affichent des niveaux bas (Praslin et Novion-Porcien). Le piézomètre de St-Etienne-Sur-Suippe dans la "Craie de Champagne Nord" reste jaune, maintenant l’unité en gris.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, les niveaux de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 62% pour les retenues destinées à l'alimentation en eau potable et un niveau de remplissage global de l'ordre de 45% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)