Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 02 Octobre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, les précipitations orageuses du 23 septembre ont entrainé une légère amélioration de la situation hydrologique. Si l'impact de ces pluies est bien visible sur les cours d'eau du bassin de la Meuse, il reste plus limité sur les cours d'eau du bassin de la Moselle. En conséquence, les unités hydrologiques "Meuse amont" et "Meuse aval et Chiers" repassent sous le seuil jaune, et les unités "Moselle amont et Meurthe" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" restent sous le seuil orange. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance reste globalement à la baisse du niveau des nappes, mais avec une stabilisation sur plusieurs piézomètres et même quelques tendances à la hausse sur le massif vosgien et la plaine d'Alsace, probablement dû aux forts orages du 23 septembre. Cependant, cette évolution des tendances n'a que peu d'incidence sur les niveaux moyens et peu de piézomètres changent de couleur. Les piézomètres présentent ainsi toujours un niveau moyen mensuel autour de la moyenne ou modérément bas pour la saison, avec quelques ouvrages qui affichent des niveaux bas.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, la situation est identique à celle de la semaine précédente et les précipitations observées le dimanche 23 septembre ont stabilisé les débits des cours d'eau. Cette semaine, la situation est stable et les unités hydrologiques "Aube amont", "Affluents crayeux Marne et Aisne aval", "Affluents crayeux Aube et Seine", "Marne amont", "Brie et Tardenois", "Saulx et Ornain" et "Seine amont" restent en jaune. Les autres bassins en sont en gris et les trois corridors "Marne", "Seine" et "Aube" sont en bleu. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, la tendance générale reste à la baisse. Les niveaux moyens mensuels restent néanmoins globalement conformes aux normales de saison, même si certains piézomètres affichent des niveaux bas (Praslin, Bussy-Le-Château, la Vendue-Mignot et Novion-Porcien).

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, les niveaux de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec un niveau de remplissage global de l'ordre de 60% pour les retenues destinées à l'alimentation en eau potable et un niveau de remplissage global de l'ordre de 41% pour les retenues destinées au soutien de l'étiage.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)