Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 16 Octobre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins de la Meuse et de la Moselle, l'effet bénéfique des précipitations de la dernière décade de septembre est maintenant totalement dissipé. En absence d'apport pluviométrique significatif, le contexte météorologique estival qui s'éternise continue à impacter fortement les écoulements dans les cours d'eau. L'évolution la plus défavorable se retrouve sur les secteurs amonts qui avaient réagi aux pluies de fin septembre. En conséquence, l'unité hydrologique "Meuse amont" repasse en orange, et les unités hydrologiques "Meuse aval et Chiers", "Moselle amont et Meurthe" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" restent en orange. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, les débits ne connaissent pas non plus d'amélioration suite à une semaine encore très sèche. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance reste toujours globalement à la baisse du niveau des nappes, même si quelques piézomètres montrent une stabilisation voire des tendances à la hausse (notamment sur le massif vosgien et la plaine d'Alsace). Cette évolution des tendances n'a que peu d'incidence sur les niveaux moyens et peu de piézomètres changent de couleur. Les piézomètres présentent un niveau moyen mensuel modérément bas ou bas pour la saison, avec quelques ouvrages qui affichent des niveaux très bas (Gespunsart et Gélacourt).

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, la situation se dégrade pour deux bassins hydrographiques par rapport à la semaine précédente. L'unité hydrologique "Brie et Tardenois" passe en jaune et l'unité "Seine amont" en orange. Ailleurs, la situation est stable comparé à la semaine précédente et les unités hydrologiques "Aube amont", "Affluents crayeux Marne et Aisne aval", "Affluents crayeux Aube et Seine", "Marne amont" et "Saulx et Ornain" restent en jaune. Les autres unités restent en gris et les trois corridors Marne, Seine et Aube sont en bleu. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, l'unité "craie de Champagne sud et centre" reste en gris, l'unité "Craie de Champagne Nord" reste en bleu en l'absence de données sur le piézomètre de St-Etienne-Sur-Suippe. Les autres unités hydrogéologiques restent en bleu. La tendance générale reste à la baisse. Les niveaux moyens mensuels restent néanmoins globalement conformes aux normales de saison, même si certains piézomètres affichent des niveaux très bas (Bussy-Le-Château, la Vendue-Mignot et Novion-Porcien).

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, les niveaux de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec des niveaux de remplissage inférieurs au 1/3 pour la majorité des ouvrages.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)