Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 30 Octobre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, les débits minimaux sur trois jours consécutifs (VCN3) ont généralement été observés juste avant que les faibles précipitations reçues ne fassent légèrement réagir les cours d'eau. En conséquence, la situation hydrologique de la semaine 43 est en cohérence avec celle de la semaine précédente. La seule amélioration notable se situe au niveau de l’unité "Meuse aval et Chiers" qui bénéficie de l'amélioration du débit observé à la station de Chooz (08). En conséquence, les unités "Meuse amont", "Moselle amont et Meurthe" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" restent en orange, et l'unité "Meuse aval et Chiers" repasse en jaune. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, les débits n'évoluent pratiquement pas sur l'ensemble des secteurs. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, la tendance reste toujours globalement à la baisse du niveau des nappes, même si quelques piézomètres montrent toujours une stabilisation voire des tendances à la hausse (notamment sur la plaine d'Alsace). Cette évolution des tendances n'a que peu d'incidence sur les niveaux moyens mais quelques piézomètres changent tout de même de couleur ; en tête de bassin de la Moselle, la situation continue de se dégrader. Presque la motié des piézomètres présentent un niveau moyen mensuel modérément bas ou bas pour la saison, avec quelques ouvrages qui affichent des niveaux très bas.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, la situation est proche de celle de la semaine précédente et le déficit de précipitations reste important. Cette semaine, la situation se dégrade pour le bassin hydrologique "Blaise" qui passe en jaune alors qu'elle s'améliore pour celui de "Saulx et Ornain" qui passe en gris. Le bassin "Marne amont" reste en orange et les bassins hydrologiques "Aube amont", "Affluents crayeux Marne et Aisne aval", "Affluents crayeux Aube et Seine", "Brie et Tardenois" et "Seine amont" restent en vigilance jaune. Les bassins "Aisne amont" et "Aisne aval" restent en gris et les trois corridors Marne, Seine et Aube sont en bleu. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, l'unité "Craie du Senonais et Pays d'Othe" passe en gris, l'unité "craie de Champagne sud et centre" reste en gris, l'unité "Craie de Champagne Nord" reste en jaune. En effet, le piézomètre de St-Etienne-Sur-Suippe reste en rouge cette semaine. Les autres unités hydrogéologiques restent en bleu. La tendance générale reste à la baisse. Les niveaux moyens mensuels restent néanmoins globalement conformes aux normales de saison, même si certains piézomètres affichent des niveaux très bas.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, les niveaux de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec des niveaux de remplissage inférieurs au 1/3 pour désormais tous les ouvrages sauf ceux de Vieux Pré et de Madine.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)