Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 13 Novembre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, les précipitations de la semaine passée ont amélioré les écoulements sur le secteur de la Meuse amont alors que la situation hydrologique des autres secteurs reste stable. En conséquence, les unités "Meuse amont", "Meuse aval et Chiers" et "Moselle aval, Orne, Nied et Seille" sont en jaune, alors que l'unité "Moselle amont et Meurthe" reste en orange. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, les débits évoluent peu par rapport à la semaine précédente. On note tout de même l'unité "Sarre" qui repasse en jaune. Pour les aquifères du bassin Rhin Meuse alors que la période de recharge des nappes devrait débuter la tendance reste toujours globalement à la baisse de leur niveau. En conséquence, les niveaux s'éloignent de plus en plus des normales de saison, et atteignent des niveaux de basses eaux parmi les plus faibles observés pour près d'un quart des piézomètres. La conséquence de cette situation sur les statistiques des niveaux moyens mensuels est un changement de couleur sur plusieurs piézomètres, avec une augmentation de niveaux moyens mensuels bas à très bas.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, la situation reste globalement stable par rapport à la semaine précédente. Les faibles précipitations observées n'ont pas d'effet significatif sur les débits des cours d'eau. Cette semaine, la situation s'améliore sur le bassin "Affluents crayeux Marne et Aisne aval" qui repasse en jaune. Par contre, la situation se dégrade pour les bassins hydrologiques "Marne amont" et "Blaise" qui passent respectivement en orange et en jaune. Les bassins hydrologiques "Aube amont", "Affluents crayeux Aube et Seine" et "Seine amont" restent en jaune et les bassins "Aisne amont", "Aisne aval", "Brie et Tardenois" et "Saulx et Ornain" restent en gris. Les trois corridors Marne, Seine et Aube sont en bleu. Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, les unités hydrologiques "Craie de Champagne sud et centre", "Craie du Senonais et Pays d’Othe" et "Calcaires de l’Oxfordien des Ardennes" restent en gris, et l'unité hydrologique "Craie de Champagne Nord" reste en jaune, seules les unités hydrogéologiques "Calcaires de Brie et de Champigny" et "Nappe de Brienne" restent en bleu. La tendance générale reste également à la baisse. Les niveaux moyens mensuels sont proches des normales de saison, même si certains piézomètres atteignent des niveaux oranges. 

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, les niveaux de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec des niveaux de remplissage inférieurs au 1/3 pour tous les ouvrages sauf celui de Madine.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)