Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 04 Décembre 2018

 

> En Lorraine

Sur les bassins Meuse et Moselle, les débits minimaux sur trois jours consécutifs (VCN3) ont généralement été observés juste avant que les précipitations relativement abondantes de ce weekend ne fassent réagir les cours d'eau. Les valeurs relevées ne reflètent donc pas l'amélioration des écoulements constatée suite à cet apport significatif. En conséquence, l'unité "Moselle amont et Meurthe" reste en orange et les unités "Moselle aval, Orne, Nied et Seille", "Meuse amont" et "Meuse aval et Chiers" restent en jaune. Sur les bassins du Rhin et de la Sarre, les débits remontent légèrement. Les précipitations du weekend dernier et du début de la semaine 49 devraient encore améliorer la situation. Pour les aquifères du bassin Rhin-Meuse, alors que la recharge des nappes devrait avoir commencé, les piézomètres ne réagissent que très faiblement et très partiellement aux quelques pluies qui sont tombées ces dernières semaines. En conséquence, les niveaux s'éloignent de plus en plus des normales de saison, et atteignent des niveaux de basses eaux parmi les plus faibles observés pour plusieurs piézomètres.

Ouest Meuse: Sur le bassin Seine-Normandie en région Grand-Est, les pluies observées au cours de ces derniers jours n'ont pas amélioré la situation hydrologique de tous les bassins en raison des VCN3 relevés essentiellement au début de la semaine 48. Ainsi, une dégradation est observée par rapport à la semaine précédente sur le bassin "La Blaise" qui passe de gris à jaune. Au contraire, une amélioration de la situation est relevée sur les bassins "Aube amont" et "Seine amont" qui passent de jaune à gris et sur le bassin "Aisne aval" qui passe de gris à bleu. Les bassins "Affluents crayeux Marne et Aisne aval", "Affluents crayeux Aube et Seine amont" et "Marne amont" restent en jaune et les bassins "Aisne amont", "Brie et Tardenois" et "Saulx et Ornain" restent en gris. Les trois corridors Marne, Seine et Aube sont toujours en bleu.

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, les niveaux de remplissage des différents ouvrages poursuivent leur baisse, avec des niveaux de remplissage inférieurs au quart pour tous les ouvrages sauf celui de Madine (82%) et Vieux-Pré (28%).

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)