Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 09 avril 2019

 

> En Lorraine

Ne concerne que les nappes.

Alors que l'on atteint la fin de la période de recharge, la majorité des nappes de la région présente des niveaux proches à supérieurs aux normales d'un début avril.

Il ne reste que trois zones qui sont encore impactées par le déficit de recharge automnale et qui présentent toujours des niveaux bas à très bas :

- Les nappes du Sundgau et de la nappe d'Alsace au sud de Colmar, où pour cette dernière les niveaux les plus bas mesurés correspondant aux relevés les plus bas enregistrés pour un mois de mars.

- Les secteurs des nappes en tête de bassin dans le massif vosgien, comme les calcaires du Muschelkalk et les grés du Trias inférieur.

- Les nappes de la Craie champenoise, en particulier la partie centre et sud.

Mais, les nappes en tête de bassin dans le massif vosgien et de la Craie champenoise sont toujours avec une tendance à la hausse, signe que la recharge se poursuit en ce début avril..

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)