Point sur la situation hydrologique au 01er Avril 2019 en France

 

> Le Bilan

Mars 2019: En début de mois, des perturbations actives se sont succédé sur une grande partie du pays, épargnant généralement les régions méditerranéennes. Puis, à partir du 20, les conditions anticycloniques ont dominé sur l’ensemble du territoire jusqu’à la fin du mois. Sur la moitié nord de l’Hexagone, les pluies, très fréquentes, ont été conformes à la saison, voire localement excédentaires, excepté sur la Bretagne. En revanche, plus rares et peu abondantes au sud de la Garonne, voire quasi absentes de l’Occitanie à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi qu’en Corse, les précipitations ont été déficitaires de plus de 40 % sur le sud du pays. En moyenne sur la France et sur le mois, le déficit pluviométrique a atteint 20 %.
La sécheresse des sols superficiels déjà présente du Nord-Est au Massif central, début mars, s’est étendue au sud de la France.

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

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> Nappes d'eau souterraine

Carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er avril 2019. © BRGM

Au 01er Avril 2019:

La situation des nappes phréatiques en mars 2019 n’évolue que peu par rapport à février. En février et mars 2019, les pluies déficitaires n’ont pas permis d’assurer la recharge hivernale attendue.

Durant le mois de mars 2019, les tendances d’évolution semblent s’inverser, avec des niveaux généralement en faible hausse au nord de la France et en baisse au sud. Ce constat laisse présager une fin prématurée de la recharge. Les pluies importantes de début d’avril pourraient cependant encore améliorer la situation en prolongeant la recharge avant la reprise de la végétation.

Les niveaux des nappes sont autour ou en-dessous des moyennes mensuelles. Un nombre marqué de réservoirs affiche déjà des niveaux modérément bas à bas. Quelques secteurs, au nord-est du territoire entre les départements du Bas-Rhin et du Rhône, présentent des niveaux peu favorables, parfois proches des minimas enregistrés pour un mois de mars. Cette situation n’est pas très satisfaisante pour cette période pour laquelle on observe normalement une incidence plus marquée de la recharge hivernale.

Les niveaux traduisent une recharge 2018-2019 peu abondante, du fait des précipitations faibles et parfois tardives durant l’automne et l’hiver. A noter que certains secteurs n’ont pas enregistré de recharge pendant la période hivernale, notamment en Normandie, en Ile-de-France, en Bourgogne et en Auvergne-Rhône-Alpes. Enfin, les niveaux sont globalement inférieurs à ceux de l’année précédente (mars 2018), où la situation générale était satisfaisante en sortie d’hiver.

 

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(Météo France et BRGM)