Point de Suivi d'Etiage en Lorraine au 24 avril 2019

 

> En Lorraine

Ne concerne que les nappes.

L'unité hydrogéologique "Craie de Champagne sud et centre" passe en jaune. Les unités "Nappe de Brienne" et "Craie de Champagne nord" restent en gris.

Alors que la fin de la période de recharge est atteinte, la majorité des nappes de la région présente des niveaux proches à supérieurs aux normales d'un mois d'avril.

Il ne reste que trois zones qui sont encore impactées par le déficit de recharge automnale et qui présentent toujours des niveaux bas à très bas :

- Les nappes du Sundgau et de la nappe d'Alsace au sud de Colmar, où pour cette dernière les niveaux les plus bas mesurés au mois d'avril correspondent aux relevés les plus bas enregistrés pour un mois d'avril.

- Les secteurs des nappes en tête de bassin dans le massif vosgien, comme les calcaires du Muschelkalk et les grés du Trias inférieur.

- Les nappes de la Craie champenoise, en particulier la partie centre et sud.

Les tendances d'évolution du niveau moyen des nappes sont plus hétérogènes que celles observées dans le précédent bulletin ; même si certains niveaux affichent encore des tendances à la hausse, nombreux sont ceux qui montrent des tendances à la baisse ou à la stagnation, traduisant ainsi la fin de la période de recharge.

 
 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France et Dreal Grand Est)