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Le Blog d'Alexis

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12 juin 2020

Météo/Orages/Lorraine: Prévisions du risque orageux en Lorraine: Journée du 12 Juin 2020 et nuit suivante

Prévisions du risque orageux en Lorraine: Journée du 12 Juin 2020 et nuit suivante

 

Bulletin Grand Public :

Émis le Vendredi 12 Juin 2020 à 09h00

Echéance: Du Vendredi 12 Juin 2020 à 09h00 au Vendredi 12 Juin 2020 à 09h00.

 

Risque d'orages forts voir violent.

 

Durant cette journée, le ciel sera très nuageux a couvert en général en Lorraine avec quelques éclaircies. À partir du milieu d'après-midi des averses localement orageuses pourront se produire sur la région en particulier sur la Meuse et la Meurthe-et-Moselle, ces averses qui peuvent déverser des quantités d'eau modérée ne présent a priori pas de sévérité particulière. En fin de journée ou en soirée une dégradation plus importante et plus organisée se déplaçant du sud-ouest vers le nord est concernera l'ensemble de la région. L'est de la Moselle pourrait être un peu plus à l'écart du phénomène. Le risque orageux diminuera à partir du milieu de nuit sur la région. Le phénomène sera particulièrement marqué sur la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et l'ouest des Vosges et de la Moselle ainsi que temporairement proche du relief vosgiens (par léger effet orographique).

Même si il existe des incertitudes sur l'intensité du phénomène assez bref mais intense, voici ce qui est attendu.

Des quantités de pluie en peu de temps particulièrement importante avec un risque fort de ruissellement voire d'inondation en particulier vers les points bas. On attend par exemple en 1h localement entre 10 et 20 localement 25/40 mm. De la grêle aussi avec un diamètre possible autour de 1 cm. Compte tenu d'un environnement favorable à des phénomènes violents, il faudra prendre en compte, la forte activité électrique mais aussi les fortes rafales supérieures à 90/100 km/h mais localement bien plus (autour de 130 km/h selon certains scénarios). Le risque de fortes rafales supérieure à 90 km/h concernera surtout la Meuse et le Pays Haut.

 

La fiabilité est moyenne à Bonne.

 


Bulletin pour les professionnels :

Émis le Vendredi 12 Juin 2020 à 09h00

Echéance: Du Vendredi 12 Juin 2020 à 09h00 au Vendredi 12 Juin 2020 à 09h00.

 

Risque d'orages forts voir violent.

 

Durant cette journée, le ciel sera très nuageux a couvert en général en Lorraine avec quelques éclaircies. À partir du milieu d'après-midi des averses localement orageuses pourront se produire sur la région en particulier sur la Meuse et la Meurthe-et-Moselle, ces averses qui peuvent déverser des quantités d'eau modérée ne présent a priori pas de sévérité particulière. En fin de journée ou en soirée une dégradation plus importante et plus organisée se déplaçant du sud-ouest vers le nord est concernera l'ensemble de la région. L'est de la Moselle pourrait être un peu plus à l'écart du phénomène. Le risque orageux diminuera à partir du milieu de nuit sur la région. Le phénomène sera particulièrement marqué sur la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et l'ouest des Vosges et de la Moselle ainsi que temporairement proche du relief vosgiens (par léger effet orographique).

Même si il existe des incertitudes sur l'intensité du phénomène assez bref mais intense, voici ce qui est attendu.

Des quantités de pluie en peu de temps particulièrement importante avec un risque fort de ruissellement voire d'inondation en particulier vers les points bas. On attend par exemple en 1h localement entre 10 et 20 localement 25/40 mm. De la grêle aussi avec un diamètre possible autour de 1 cm. Compte tenu d'un environnement favorable à des phénomènes violents, il faudra prendre en compte, la forte activité électrique mais aussi les fortes rafales supérieures à 90/100 km/h mais localement bien plus (autour de 130 km/h selon certains scénarios). Le risque de fortes rafales supérieure à 90 km/h concernera surtout la Meuse et le Pays Haut. Il conviendra aussi de noter la possibilité de phénomène tourbillonnaire élevé pour la Meuse en raison d'un risque super cellulaire important.

 

Sur la situation: 

Un cut-off (Goutte froide) très dynamique stationne ce vendredi entre le Golfe de Gascogne et le sud de la Bretagne. Il va piloter toute la journée et la nuit prochaine un flux de sud/sud-ouest dans lequel évoluent plusieurs thalwegs secondaires. Ceux-ci assurent un soulèvement dynamique marqué sur la majeure partie du pays, et sont associés à deux zones de forçages massifs dont une concernera cet après-midi et ce soir le quart nord-est du pays et en particulier sur la Lorraine et la Champagne Ardenne, en lien avec l'arrivée d'une anomalie basse de tropopause sur la zone, qui entrera en phase avec une onde de thêta élevées en basses couches, dont le dynamisme sera assurée par un creusement mésodépressionnaire et par une configuration de couplage de jets.

Des conditions optimales propice au développement orageux fort. Oui mais il y a des incertitudes sur l'intensité du phénomène.
La principale incertitude tient à une instabilisation correcte des profils verticaux du Jura aux Ardennes, qui nécessite un échauffement minimal des basses couches, une incertitude liée aussi à la présence nuageuse trop importante qui empêcherait une instabilisation correcte de la masse d'air, la fenêtre de "tir" est très réduite.

Celui-ci reste encore incertain à cette heure. Cependant les principaux paramètre envisagent tout de même un potentiel convectif (orageux) significatif sur ces régions, sur la base d'une MUCAPE proche de 1000 J/kg. Dans ce cas, à la faveur de cisaillements marqués autant en basses couches (> 15 m/s sur 0-1 km) qu'en profondeur (> 20 m/s sur 0-6 km), de la circulation de noyaux de forte SRH (loc. > 300 m²/s² sur 0-3 km) et d'une inhibition convective modérée qui devrait céder soudainement à l'arrivée des forçages, des structures multicellulaires linéaires voire arquées associées à des développements supercellulaires localisés seront possibles en fin de journée sur cette zone. Dès lors, sous réserve des incertitudes liées à l'instabilisation, des orages forts seront possibles avec des phénomènes parfois intense associés.

Il s'agit de la première dégradation sérieuse de l'été et de la saison. 

La fiabilité est moyenne à Bonne.

 

> Echéance la plus active: De 17h30 à 23h30.

> Risque de Tornade estimé à 27% en Meuse et Pays Haut. 15% en Meurthe et Moselle et ouest Vosges. 04% sur l'Est de la Moselle   

> Risque de Tuba ou autres phénomènes venteux estimé à 78% (risque nettement moins fort sur l'est de la Moselle) .

> Risque de Grêle d'un diamètre supérieur à 2cm estimé à 01%. 

> Activité éléctrique: Trés Marquée à intense

> Fiabilité: Moyenne à bonne.

 

Demain: Risque nettement plus faible que aujourd'hui. 

 

 

Le Blog d'alexis avec Keraunos et Météo France

 

 

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28 avril 2020

Info/Météo/Climat: Haute Marne/Meuse: 44 jours sans pluie à Saint Dizier: Un record!

44 jours sans pluie à Saint Dizier: Un record!

44 jours sans pluie mesurable du 14 mars au 26 avril à Saint Dizier en Haute Marne et dans le sud de la Meuse.
Le précédent record est très largement battu (35 jours secs du 22 août au 25/09/1959). Mesures à Saint Dizier depuis 1953.

Image

 

Cumuls de pluie sur les 40 derniers jours en France.
- en orange foncé, < 5 mm, soit des déficits supérieur à la norme de près de 95% (loc. 100 %).
- en orange clair, < 20 mm, soit des déficits de 70 à 90 %.
- seule la Corse orientale et Roussillon connaissent des excédents pour la période.

 

Image

 

(Météo France)

 

28 avril 2020

Info/Climat: 1ère en France : 10 mois consécutifs plus chauds que la normale

1ère en France : 10 mois consécutifs plus chauds que la normale

Après un mois de mai 2019 plus frais que la normale, la France connaît une suite ininterrompue de mois plus chauds que la normale*. Ainsi, mars 2020 est le 10e mois consécutif (depuis juin 2019) avec une température moyenne au-dessus des normales. C'est une première en France !

Ce diagnostic est élaboré à partir de l'indicateur thermique sur la France, calculé depuis 1900 à partir des longues séries de mesures sur 30 stations météorologiques représentatives sur le territoire. Une telle série de 10 mois « chauds » consécutifs à l'échelle du pays est inédite depuis le début des mesures en France. Néanmoins, en 2018 déjà, les températures étaient restées exceptionnellement douces pendant 9 mois consécutifs, d'avril à décembre. En 2017 ainsi qu'en 2003, la France avait également connu 7 mois consécutifs plus chauds que la normale.

Ecart à la moyenne mensuelle de la température moyenne agrégée en France de janvier 2019 à mars 2020

Tableau des périodes de mois « chauds » successifs en France
(classées par nombre de mois consécutifs décroissant et supérieur ou égal à 5)

Périodes de janvier 1900 à mars 2020

Nombre de mois consécutifs « chauds »

(condition : anomalie de température moyenne > 0,2 °C)

Anomalie moyenne de température sur la période (sur les X mois)

juin 2019 à mars 2020

10 mois

+ 1,72 °C

avril 2018 à décembre 2018

9 mois

+ 1,73 °C

février 2017 à août 2017

7 mois

+ 1,60 °C

mars 2003 à septembre 2003

7 mois

+ 1,96°C

mars 2015 à août 2015

6 mois

+ 1,15 °C

avril 1947 à septembre 1947

6 mois

+ 1,12°C

mars 1952 à juillet 1952

5 mois

+ 0,70 °C

février 1945 à juin 1945

5 mois

+ 1,30 °C

janvier 1943 à mai 1943

5 mois

+ 0,96 °C


Un nombre annuel de mois « chauds »** en constante augmentation depuis 1900

Depuis le début des mesures, le réchauffement climatique est mesuré par la hausse continue des températures, qui s'est accélérée depuis le début du XXIe siècle. Il se caractérise également par l'augmentation significative des occurrences de mois « chauds » année après année. Du début du XXe siècle jusqu'à la fin des années 1970, le nombre de mois « chauds » chaque année était généralement compris entre 2 et 5 (moyenne de 2,7 mois). Puis, à partir des années 1980, le nombre de mois « chauds » est souvent supérieur à 5 par an atteignant 10 par an en 2018 puis 2019 (moyenne de 5,7 mois).

Nombre annuel de mois chauds en France de 1900 à mars 2020

* normale : moyenne calculée sur la période 1981-2010
** mois « chaud » : caractérisé par une température moyenne sur la France supérieure à la normale* de plus de 0,2 °C.

 

(Météo France)

 

28 avril 2020

Info/Météo/Monde: Europe : 1er trimestre le plus doux

Europe : 1er trimestre le plus doux

L'Europe a connu le 1er trimestre de l'année le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques modernes, dépassant d'environ 0,5 degré le précédent record de 1990, et avec une anomalie de +3,2 degrés par rapport à la moyenne du 20e siècle.

Anomalie de température moyenne sur l'Europe pour les 3 premiers mois de l'année depuis 1910
Anomalie de température moyenne sur l'Europe pour les 3 premiers mois de l'année depuis 1910 - © NOAA

L'Europe n'a pas été le seul continent à connaître des températures élevées. D'après la NASA, le mois de mars 2020 a été le 2e mois le plus chaud depuis au moins 1880, avec 1,19 °C de plus que la normale. Seul mars 2016 avait enregistré une anomalie plus forte (+1,36 °C). On constate sur la carte ci-dessous qu'en Russie l'anomalie a été beaucoup plus marquée que sur le reste de la planète.

Anomalie de température moyenne à la surface du globe en mars 2020 
Anomalie de température moyenne à la surface du globe en mars 2020 - © NOAA

 

(Météo France)

 

28 avril 2020

Info/Météo: Point sur la situation hydrologique au 01 Avril 2020 en France

 

Point sur la situation hydrologique au 01er Avril 2019 en France

 

> Le Bilan

Mars 2020: Après un début de mois très agité marqué par une succession de tempêtes du 1er au 5, les passages pluvieux sont restés fréquents durant la première quinzaine. En seconde partie de mois, des conditions plus anticycloniques ont dominé. En fin de mois, un net refroidissement s’est accompagné de petites chutes de neige en plaine sur le sud de l’Hexagone et en Corse les 25 et 26, puis du Sud-Ouest au Nord-Est le 30.

Les précipitations ont été excédentaires sur les Alpes, l’est de la région PACA, en Corse ainsi que sur l’extrême nord et la façade ouest de l’Hexagone à l’exception de la Bretagne et de la Normandie. Elles ont été plus proches des valeurs de saison sur le Nord-Est. En revanche, les cumuls ont été déficitaires sur l’est du Massif central, le long de la vallée du Rhône, de l’est de l’Occitanie à la côte varoise ainsi que plus localement sur le sud de l’Alsace et du nord de la Bretagne à l’intérieur de la Normandie.

En moyenne sur le pays et sur le mois, l’excédent* a été proche de 10 %. Les sols sont encore humides à très humides sur le quart nord-ouest et plus localement sur les Alpes. Ils sont généralement proches de la normale sur le reste du pays et commencent à s’assécher en Auvergne - Rhône-Alpes et sur le nord de la Corse..

 

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

Consulter le bilan de suivi hydrologique 

 

Nappes d'eau souterraine

Au 01er Mars 2020:

Après un étiage 2019 plus intense que la moyenne sur l’ensemble du territoire, la recharge a débuté précocement, dès octobre, et s’est généralisée à l’ensemble des nappes en novembre. Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le début de l’hiver et ont permis aux nappes d’enregistrer de fortes remontées. La situation devient favorable sur la quasi-totalité des nappes.

Sur la moitié nord du territoire, les nappes poursuivent leur recharge et la situation s’améliore ; les niveaux sont désormais autour de la moyenne à hauts. Au sud, les tendances sont hétérogènes, du fait de déficits pluviométriques en janvier et février. La situation s’est alors dégradée mais demeure satisfaisante avec des niveaux autour de la moyenne à hauts. Seule exception, les nappes alluviales de l’Adour et du Gave du Pau affichent des niveaux sous la moyenne mensuelle. Enfin la situation est moins favorable sur les nappes du couloir rhodanien et de l’est du Massif Central. Ces dernières accusent toujours les déficits pluviométriques de ces dernières années, même si l’effet bénéfique de la recharge continue à se faire sentir.

Enfin, la situation devrait continuer à s’améliorer lentement sur les prochaines semaines. Le bilan de la recharge permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur l’ensemble des nappes en sortie d’hiver, sauf si les déficits pluviométriques perdurent au sud.

 

Lire la suite...

 

 

(Météo France et BRGM)

 

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28 avril 2020

Info/Météo: Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Avril 2020

 

Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Avril 2020

 

> En France

Mars 2020: 

Après un début de mois très agité marqué par une succession de tempêtes du 1er au 5, les passages pluvieux sont restés fréquents durant la première quinzaine. En seconde partie de mois, des conditions plus anticycloniques ont dominé. En fin de mois, un net refroidissement s’est accompagné de petites chutes de neige en plaine sur le sud de l’Hexagone et en Corse les 25 et 26, puis du Sud-Ouest au Nord-Est le 30. Les précipitations ont été excédentaires sur les Alpes, l’est de la région PACA, en Corse ainsi que sur l’extrême nord et la façade ouest de l’Hexagone à l’exception de la Bretagne et de la Normandie. Elles ont été plus proches des valeurs de saison sur le Nord-Est. En revanche, les cumuls ont été déficitaires sur l’est du Massif central, le long de la vallée du Rhône, de l’est de l’Occitanie à la côte varoise ainsi que plus localement sur le sud de l’Alsace et du nord de la Bretagne à l’intérieur de la Normandie.

En moyenne sur le pays et sur le mois, l’excédent* a été proche de 10 %. Les sols sont encore humides à très humides sur le quart nord-ouest et plus localement sur les Alpes. Ils sont généralement proches de la normale sur le reste du pays et commencent à s’assécher en Auvergne - Rhône-Alpes et sur le nord de la Corse. 

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

> En Lorraine

Précipitations:

Sur le bassin Rhin Meuse, la situation hydrologique générale bénéficie encore de l’effet des précipitations abondantes de février et début mars. Au mois de mars sur le bassin Seine-Normandie, la pluviométrie a été globalement proche de la normale sur l’ensemble du territoire. Cependant ces précipitations ont été observées au cours de la première moitié du mois.

- Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour la Lorraine est de 76.6 mm soit un déficit global de près de 7%Le bilan par rapport à la normale est normal à déficitaire, excepté sur la moitié sud du Val de Meuse où l’excédent est compris entre 110% et 125%.
Le déficit le plus important et compris entre 25% et 50% est observé sur la Woëvre et en partie centrale du département des Vosges.

L’indice d’humidité des sols au 01/04/2020 est : supérieur à 0.75 en Lorraine, Cela génère un écart pondéré à la normale :
majoritairement compris entre 0% et -20% sur tout le Grand-Est
.

 

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Légende: Cumul de précipitation et indice d'humidité des sols (Carte: Météo France).

 

Côté hydrologique:

Les débits moyens mensuels sont partout sensiblement supérieurs à la moyenne interannuelle, et bien que l’absence de précipitations significatives durant la seconde décade de mars et la reprise de l’activité végétative aient entrainé une baisse généralisée des écoulements, les débits minimaux sur trois jours consécutifs (VCN3) restent encore en grande majorité proches du médian.

Pour le bassin Seine Normandie, Les débits moyens mensuels des cours d’eau sont proches de ceux du mois de février. Par contre, les débits de bases sont en baisse par rapport à février du fait de l’absence de précipitations au cours de la deuxième moitié du mois de mars. Ils sont cependant proche du médian.

 

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Remplissage des lacs-réservoirs de la région Lorraine:

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, le niveau de remplissage global est de l’ordre de 80% pour les retenues destinées à la navigation. Pour les retenues destinées à l’alimentation en eau potable, le réservoir de Madine affiche un taux de remplissage de 99% et la retenue de Michelbach de 99%. Pour les retenues destinées au soutien de l’étiage, le remplissage est de l’ordre de 60%.

 

Nappes Souterraines:

Avec un mois de mars déficitaire en pluies sur l’ensemble de la région, la tendance d’évolution des nappes est hétérogène, ainsi les nappes les plus inertielles conservent une tendance à la hausse alors que les autres peuvent stagner ou être à la baisse. Les niveaux moyens mensuels des nappes sont globalement supérieurs à des niveaux habituellement observés pour un mois de mars, à l’exception de la nappe d’Alsace au sud de Colmar et des Grés du Trias dans la partie vosgienne qui affichent encore des valeurs de niveau inférieures aux normales.

 

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Ailleurs en France:

Au 01er Mars 2020:

Après un étiage 2019 plus intense que la moyenne sur l’ensemble du territoire, la recharge a débuté précocement, dès octobre, et s’est généralisée à l’ensemble des nappes en novembre. Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le début de l’hiver et ont permis aux nappes d’enregistrer de fortes remontées. La situation devient favorable sur la quasi-totalité des nappes.

Sur la moitié nord du territoire, les nappes poursuivent leur recharge et la situation s’améliore ; les niveaux sont désormais autour de la moyenne à hauts. Au sud, les tendances sont hétérogènes, du fait de déficits pluviométriques en janvier et février. La situation s’est alors dégradée mais demeure satisfaisante avec des niveaux autour de la moyenne à hauts. Seule exception, les nappes alluviales de l’Adour et du Gave du Pau affichent des niveaux sous la moyenne mensuelle. Enfin la situation est moins favorable sur les nappes du couloir rhodanien et de l’est du Massif Central. Ces dernières accusent toujours les déficits pluviométriques de ces dernières années, même si l’effet bénéfique de la recharge continue à se faire sentir.

Enfin, la situation devrait continuer à s’améliorer lentement sur les prochaines semaines. Le bilan de la recharge permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur l’ensemble des nappes en sortie d’hiver, sauf si les déficits pluviométriques perdurent au sud.

 

Côté Sécheresse:

Au 28 Avril 2020: 07 départements en France ont pris au moins une restriction d'usages de l'eau sur leur territoire.

Au 01er Avril 2020 en Lorraine: RAS.

> /.
 

 

Analyse pour la Lorraine:

/.


Prochain point vers la mi Mai.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)

19 mars 2020

Info/Météo: Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Mars 2020

 

Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Mars 2020

 

> En France

Février 2020: 

La pluviométrie a été géographiquement très contrastée du nord au sud. Les cumuls de pluie ont été excédentaires de 30 à 80 % sur la moitié nord du pays et les Alpes du Nord. L’excédent a même dépassé deux fois à deux fois et demie la normale, de la Normandie aux frontières du Nord. En revanche, les précipitations ont été déficitaires sur la moitié sud, avec une pluviométrie exceptionnellement faible sur le pourtour méditerranéen et la Corse. En moyenne sur le mois et sur le pays, la pluviométrie a été excédentaire* de 20 %. Les sols sont encore humides à très humides sur la moitié nord et proches de la normale sur le reste du pays. 

 

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010

 

> En Lorraine

Précipitations:

Au mois de février sur le bassin Seine-Normandie, la pluviométrie a été globalement excédentaire avec des valeurs proches de 200 % de la normale sur l’ensemble du territoire. Le rapport à la normale est compris entre 150 et 200 % dans la moitié sud de la Haute-Marne.

- Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour la Lorraine est de 166.6 mm soit un excédent global de près de 216%.

- Le cumul des pluies efficaces est positif sur toute la région :
Pour la Lorraine : entre 75 mm et 150 mm et jusqu’à 150 mm et 200 mm sur une grande partie sud du département de la Meuse, et jusqu’à 150 mm et 300 mm sur le relief Vosgien

- L’indice d’humidité des sols au 01/03/2020 est :supérieur à 0.95 en Lorraine et dans le département de la Haute-Marne.

 

 

Légende: Cumul de précipitation et indice d'humidité des sols (Carte: Météo France).

 

Côté hydrologique:

Après un mois de janvier très sec, les précipitations très excédentaires de février ont entrainé une nette augmentation des écoulements dans les cours d’eau, générant même des crues répétées sur tous les bassins.
En conséquence, les débits moyens mensuels (QMM) sont partout supérieurs, voire même très supérieurs aux normales de saison.

Pour les bassins de la Meuse et de la Moselle, les précipitations excédentaires de l’ordre de 220 % pour un mois de février ont conduit à une forte réaction de l’ensemble des cours d’eau et de manière prolongée. Les débits moyens mensuels observés sont tous supérieurs de 150% aux débits interannuels. Les débits moyens de la Meuse et de la Moselle observés aux frontières pour le mois de février ont été près de deux fois supérieurs aux débits moyens interannuels.

 

  

 


 
Remplissage des lacs-réservoirs de la région Lorraine:

Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, le niveau de remplissage global est de l’ordre de 80% pour les retenues destinées à la navigation. Pour les retenues destinées à l’alimentation en eau potable, le réservoir de Madine affiche un taux de remplissage de 99% et la retenue de Michelbach de 99%. Pour les retenues destinées au soutien de l’étiage, le remplissage est de l’ordre de 60%. A noter que le barrage de Kruth est en travaux d’entretien depuis cet automne et affiche un taux de remplissage d’environ 10%.

 

Nappes Souterraines:

Avec un mois de février très arrosé, la tendance d’évolution du niveau moyen mensuel des nappes est à la hausse. Sur les calcaires de Lorraine, les niveaux moyens mensuels sont à des valeurs allant de modérément haut à très haut. Les deux dernières années de sécheresse de 2018 et 2019, n’ont pas permis à certaines nappes présentant une plus forte inertie, de retrouver leur niveau habituel, comme c’est le cas pour les grès du Trias Inférieur qui présentent des niveaux encore bas (Celles-sur-Plaine) ; mais là aussi, la recharge est bien marquée et les niveaux moyens mensuels sont à la hausse.

 

 

Ailleurs en France:

Au 01er Mars 2020:

Après un étiage 2019 plus intense que la moyenne sur l’ensemble du territoire, la recharge a débuté précocement, dès octobre, et s’est généralisée à l’ensemble des nappes en novembre. Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le début de l’hiver et ont permis aux nappes d’enregistrer de fortes remontées. La situation devient favorable sur la quasi-totalité des nappes.

Sur la moitié nord du territoire, les nappes poursuivent leur recharge et la situation s’améliore ; les niveaux sont désormais autour de la moyenne à hauts. Au sud, les tendances sont hétérogènes, du fait de déficits pluviométriques en janvier et février. La situation s’est alors dégradée mais demeure satisfaisante avec des niveaux autour de la moyenne à hauts. Seule exception, les nappes alluviales de l’Adour et du Gave du Pau affichent des niveaux sous la moyenne mensuelle. Enfin la situation est moins favorable sur les nappes du couloir rhodanien et de l’est du Massif Central. Ces dernières accusent toujours les déficits pluviométriques de ces dernières années, même si l’effet bénéfique de la recharge continue à se faire sentir.

Enfin, la situation devrait continuer à s’améliorer lentement sur les prochaines semaines. Le bilan de la recharge permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur l’ensemble des nappes en sortie d’hiver, sauf si les déficits pluviométriques perdurent au sud.

 

Côté Sécheresse:

Au 01er Mars 2020: 03 départements en France ont pris au moins une restriction d'usages de l'eau sur leur territoire.

Au 01er Mars 2020 en Lorraine: RAS.

> /.
 

 

Analyse pour la Lorraine:

/.


Prochain point vers la mi Avril.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)

19 mars 2020

Info/Climat: Outre-mer : 2019, année chaude et sèche

Outre-mer : 2019, année chaude et sèche

 

Illustration outre-mer - Moorea

Si 2019 a été en métropole la 3e année la plus chaude depuis le début des enregistrements, l'outre-mer n'a pas été en reste. En effet la plupart des territoires ultramarins ont connu une année 2019 plus chaude que la normale et des précipitations plus faibles. La Réunion et Mayotte ont même battu leurs records de température depuis 50 ans. 2019 est classée au 4e rang des années les plus chaudes depuis 1955 en Guyane. La moyenne des températures maximales en Martinique en 2019 a été la plus élevée depuis 1953. 7 mois sur 12 ont connu des températures au-dessus des normales au nord de la Polynésie française. Seules la Guadeloupe et les îles de Polynésie française au sud du 18e parallèle ont eu des températures dans les normes.

Ces faits marquants s'expliquent notamment par le réchauffement de long terme lié au changement climatique global. Sur les territoires d'outre-mer français (notamment à La Réunion), on a constaté une hausse des températures moyennes au cours des 50 dernières années, avec une accentuation sensible du réchauffement depuis les années 2000. Les projections climatiques indiquent une poursuite du réchauffement au 21e siècle, quel que soit le scénario d'émission de gaz à effet de serre.

Pour en savoir plus sur l'année 2019 en outre-mer, découvrez notre bilan complet.

 

(Météo France)

 

 

19 mars 2020

Info/Météo/Climat: Cet hiver a été le plus doux jamais observé en Europe !

Cet hiver a été le plus doux jamais observé en Europe !

 

L'Europe vient de connaître son hiver le plus doux depuis le début des relevés. 
Hiver - Anomalie de température en Europe
Hiver (décembre 2019 à février 2020) : anomalie de température en Europe. © Copernicus Climate Change Service.
 

Des températures moyennes plus de 3 °C plus chaudes que la normale

L'Europe a connu sur les trois mois d'hiver une exceptionnelle anomalie de température de +3,39 °C, pulvérisant de 1,38 °C le précédent record de l'hiver 2015-2016 (+2,01°C / moyenne 1981-2010) selon les données de Copernicus Climate Change Service.
L'hiver a été hors norme sur toute l'Europe, particulièrement sur ces régions continentales. À Moscou, par exemple, la saison a été marquée par des températures record et un enneigment exceptionnellement faible. 
 
En France aussi, cet hiver a été le plus chaud jamais mesuré avec une température supérieure de 2,7 °C aux normales saisonnières (+2,6 °C en 2015-2016). 
 
Dans le monde, le trimestre décembre-janvier-février 2019-2020 est le 2e plus chaud (derrière 2015-2016) avec une anomalie thermique de +0,77 °C. 
(Météo France)
19 mars 2020

Info/Climat: Cet hiver a été le plus chaud jamais mesuré en France !

Cet hiver a été le plus chaud jamais mesuré en France !

Hiver météorologique : décembre - janvier - février

L'hiver le plus chaud depuis le début du XXe siècle

L'hiver 2019-2020 a été l'hiver le plus chaud en France depuis le début du XXe siècle. Une douceur remarquable a dominé tout au long de la saison et s'est accentuée en février qui s'est classé au second rang des mois de février les plus chauds. Cet hiver a été par ailleurs très agité avec de fréquents passages tempétueux en décembre puis février. Il a également été marqué par des épisodes de pluies intenses qui ont provoqué de sévères inondations en décembre sur la région Provence - Alpes - Côte d'Azur et en janvier sur le Roussillon en marge de la tempête Gloria.

La température a été en moyenne plus de 2 °C au-dessus de la normale en décembre et janvier et plus de 3 °C en février avec plusieurs pics de douceur remarquable. De nombreux records de douceur ont été enregistrés en février, notamment sur le sud du pays avec des maximales parfois supérieures à 20 °C. En revanche, malgré quelques refroidissements ponctuels, la France n'a pas connu de pic de froid durant cet hiver. La température moyenne a été supérieure aux valeurs saisonnières sur l'ensemble du pays, généralement de plus de 3 °C sur un large quart nord-est. En moyenne sur la saison et sur la France, la température de 8,2 °C a été supérieure à la normale* de 2,7 °C, plaçant l'hiver 2019-2020 au 1er rang des hivers les plus chauds sur la période 1900-2020 devant les hivers 2015-2016 (+2,6 °C) et 1989-1990 (+2,0 °C). 
 
Les passages perturbés, plus fréquents qu'à l'ordinaire du Poitou-Charentes aux frontières du Nord et du Nord-Est, ont été en revanche nettement moins nombreux sur le sud de l'Aquitaine et de l'Occitanie, en Provence - Alpes - Côte d'Azur et en Corse ainsi que plus localement en Auvergne - Rhône-Alpes. Des épisodes particulièrement intenses ont toutefois généré d'importants cumuls sur la région PACA en décembre et sur le Roussillon en janvier. La pluviométrie a été supérieure à la normale excepté sur le sud de l'Aquitaine, du Centre-Est au golfe du Lion et en Corse. En moyenne sur la France, la pluviométrie a été excédentaire* de plus de 10 %.
 
L'ensoleillement a été excédentaire** de 10 à 30 % sur une grande partie du pays. Il a été plus conforme à la saison de la pointe bretonne à la Gironde et à la Méditerranée et déficitaire sur les Hauts-de-France. Le soleil a été particulièrement généreux pour la saison du Centre-Val de Loire à l'Alsace et au nord de Rhône-Alpes.
 
 
 

moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 19
91-2010

 

Evolution des températures minimales et maximales;quotidiennes en France par rapport à la normale quotidienne - hiver 2019-2020

Ecart à la moyenne saisonnière de la température moyenne - France - Hiver 2019-2020 Rapport à la moyenne saisonnière de la durée d'ensoleillement - France - Hiver 2019-2020
 

Cumul saisonnier des précipitations - France - Hiver 2019-2020 Rapport à la moyenne saisonnière des cumuls de précipitations - France - Hiver 2019-2020

Températures et précipitations en hiver de 1959 à 2020
 

 

(Météo France)

 

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