Déficit d'eau dans les lacs réservoirs de l'Aube et de Haute-Marne

Conséquence de l'automne et de l'hiver très sec que nous connaissons depuis quelques mois, les cours d'eau sont au plus bas. Parmi eux, les lacs réservoirs de l'Aube (lac d'Orient, lac du Temple, lac d'Amance) et de Haute-Marne (lac du Der).

Le déficit enregistré est même inédit. Résultat, des paysages assez surprenants et inhabituels sont a découvrir sur les rives du lac du Der.
Cette situation préoccupe aussi pour l'établissement Seine Grands Lacs qui gère ces réservoirs,

La situation n'est pas encore alarmante, mais si la pluie n'est pas abondante cet hiver, elle pourrait avoir des conséquences dans les prochains mois.

Au lac du Der, depuis quelques semaines, on voit de grandes avancées de terre, là où d'ordinaire le lac s'étend tranquillement. En ce début d'année, le niveau de l'eau se situe près de deux mètres plus bas que lors d'un mois de janvier habituel. Une situation que l'on a déjà connue, quelquefois. Mais au Der, cette année, le phénomène touche également les deux lacs réservoir de l'Aube, et celui de Bourgogne. Sur les quatre lacs gérés par l'établissement Seine Grands Lacs, le déficit s'élève à 120 millions de m3 d'eau.

Dès que le ciel offre un peu de pluie, les agents des Grands Lacs profitent de toutes les précipitations pour dérouter l'eau des rivières vers les lacs réservoirs. C'est le cas notamment à Saint-Dizier où après les pluies de ces derniers jours, on ne laisse dans le lit de la Marne que le strict nécessaire pour fournir en eau les terres et les usines en aval. Une nécessité pour prévenir tout risque de sécheresse en été.

Des précipitations supérieures aux normales pendant les prochains mois pourraient permettre d'éviter un scénario catastrophe.

 

(France 3 Champagne Ardenne)