2018 : année la plus chaude depuis le début du XXe siècle en France

2018 s'est caractérisée depuis la fin du printemps par de fréquentes situations météorologiques propices à la chaleur, avec des hautes pressions centrées sur la Scandinavie favorisant l'apport d'air continental particulièrement chaud durant la période estivale. Par ailleurs, la France a été soumise à un temps particulièrement agité en début d'année avec en janvier le passage de 5 tempêtes et des inondations remarquables sur un large quart nord-est. Durant l'automne, les régions méridionales ont été frappées par de violents épisodes méditerranéens accompagnés de pluies intenses qui ont généré des crues rapides et des inondations localement dévastatrices, notamment dans l'Aude courant octobre. À l'inverse, les régions du Nord-Est ont subi une sécheresse record au cours de l'automne.

Après un mois de janvier au 1er rang des mois de janvier les plus doux, le mois de février a été frais, suivi d'un mois de mars proche de la normale*. Puis, depuis avril, les températures sont restées en moyenne plus élevées que la normale. L'été 2018 s'est classé au 2e rang des étés les plus chauds derrière 2003, avec des températures supérieures aux normales de 2 °C. La France a ainsi connu en 2018, d'avril à décembre, 9 mois chauds consécutifs. Une telle séquence de 9 mois sensiblement chauds est inédite depuis le début du XXe siècle. Les températures maximales, supérieures aux normales* de 1 à 2 °C, ont été particulièrement élevées sur le quart nord-est du pays où elles ont été en moyenne plus de 2 °C au-dessus de la normale.
La température moyenne annuelle de 13,9 °C a dépassé la normale* de 1,4 °C, plaçant l'année 2018 au 1er rang des années les plus chaudes depuis le début du XXe siècle, devant 2014 (+1,2 °C) et 2011 (+1,1 °C).

Le cumul de précipitations a été légèrement excédentaire* en moyenne sur l'année et sur la France, mais très contrasté géographiquement. Le pourtour méditerranéen et la Corse ont été bien arrosés avec un excédent de 30 à 60 %. Souvent proche de la normale sur le reste du pays, la pluviométrie a toutefois été déficitaire de 10 à 20 % le long des frontières du Nord et du Nord-Est, voire localement 25 à 30 % en Alsace, Lorraine et Franche-Comté qui ont connu une sécheresse record au cours de l'automne. Depuis le début de l'année, on a ainsi relevé seulement 474 L/m2 à Fessenheim dans le Grand-Est, soit un déficit de 30 %, mais 971 L/m2 à Montpellier dans le Languedoc, soit un excédent de plus de 50 %, et 1 434 L/m2 au Luc, en Provence, soit un excédent de plus de 80 %.
D'autre part, l'année 2018 a été une année exceptionnellement orageuse, la plus foudroyée depuis au moins 30 ans devant 1995 et 1994.
Le premier semestre, de janvier à juin, a bénéficié d'une pluviométrie abondante, avec un excédent supérieur à 60 % en janvier et mars. La France a ensuite connu, jusqu'à fin novembre, un déficit pluviométrique persistant, qui a frôlé les records en septembre. Sur les régions du Nord-Est, la sécheresse des sols superficiels, qui s'est installée en fin d'été, s'est atténué en décembre suite au retour de passages perturbés.

L'ensoleillement cumulé sur les 12 mois, proche de la normale** sur le sud de la France, a été excédentaire de plus de 10 % sur la moitié nord. Sans atteindre les valeurs record de 2003 sur ces régions, la durée d'ensoleillement a été remarquable près des frontières du Nord et du Nord-Est avec un excédent supérieur à 20 %, atteignant localement 30 % avec 1 979 heures de soleil à Charleville-Mézières (Ardennes), valeur supérieure à celle enregistrée à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) avec 1 843 heures.

Pour en savoir plus, consulter le bilan climatique complet de l'année 2018.

* Moyenne de référence 1981-2010.
** Moyenne de référence 1991-2010.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Événements remarquables de 2018 :

  • Inondations et crues remarquables en janvier ;
  • Cinq tempêtes en janvier ;
  • Épisodes de neige en plaine en février et mars ;
  • Canicule du 24 juillet au 8 août ;
  • Plusieurs épisodes méditerranéens intenses en octobre et novembre ;
  • Sécheresse persistante des sols superficiels sur un large quart nord-est, d'août à novembre.

      

       

(Cliquer sur les cartes pour les agrandir)

 

(Météo France)