Point sur la situation Hydrologique en France et en Lorraine au 01er Mars 2018

 

> En France

Après deux mois de pluviométrie très excédentaire, l'hiver 2018 s'est achevé par un mois de février généralement peu arrosé mais marqué par plusieurs épisodes de neige en plaine, notamment en région parisienne du 5 au 7 puis en fin de mois d'abord sur le Sud-Est puis sur une grande partie du pays. La pluviométrie de ce mois de février a été en moyenne sur la France déficitaire de près de 15 %.

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> En Lorraine

Précipitations:

 Le cumul pluviométrique de février est déficitaire, avec des cumuls inférieurs à 50 mm globalement sur le bassin et des secteurs comme le Nord-Est du département de la Moselle inférieurs à 10 mm. Le rapport à la normale du cumul de précipitations du mois de février est déficitaire de 50 à 75 % suivant les secteurs. L’écart pondéré à la normale de l’indice d’humidité des sols au 1er mars est sensiblement autour de la moyenne avec un léger déficit sur le massif vosgien de l’ordre de 10%. La recharge hivernale est excédentaire sur une grande partie du bassin à l’exception de la partie du nord-est du département de la Meuse.

 

Légende: Le graphique de Erneville aux bois dans la Meuse. (Cliquer sur les graphes pour les agrandir)

 

Côté hydrologique:

Les cours d'eau sont proche de la normal voire haut en général à la suite d'épisodes de précipitations intenses.

 

Nappes Souterraines:

Le niveau des nappes d’eau souterraine a une tendance à la stagnation ou une légère baisse par rapport au mois de janvier.

Sécheresse - Nappes Lorraine

En réaction à cette situation météorologique d’un mois de février peu arrosé, la moyenne mensuelle du niveau des nappes a une tendance à la stagnation ou une légère baisse par rapport au mois de janvier, mettant fin à une hausse consécutive de quatre mois. Les niveaux restent toujours à des niveaux modérément haut ou hauts, voire même très hauts à certains piézomètres.

 

Ailleurs en France:

Au 01er Mars 2018: La moitié environ des nappes (52%) affichent un niveau modérément haut à très haut et seul 26% des nappes affichent un niveau modérément bas à très bas. Les autres points (22%) se situent dans la moyenne. Cette situation traduit l’incidence désormais notable des pluies de ce début d’année. A l’exception de quelques secteurs, on note, sur une grande partie du territoire, que les niveaux de nappes ont bénéficié d’une recharge très bénéfique grâce aux précipitations de ces deux derniers mois

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Côté Sécheresse:

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Analyse (au /) pour la Lorraine:

Retour des analyses en Mai.

 


Jusqu'a la mi Mai, le bulletin hydrologique est simplifié. Prochain point vers la mi Avril.

 

 

*On distingue plusieurs types de sécheresses :

- La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
- La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
- La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à divers moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

(Avec Météo France, BRGM, Eau France et Dreal Grand Est)