2018 : 2e été le plus chaud

Bilan au 7 septembre 2018 (été météorologique : juin, juillet, août)

L'été 2018 a été marqué par la persistance quasi continue de températures supérieures aux valeurs saisonnières* et par une vague de chaleur qui a concerné l'ensemble du pays du 24 juillet au 8 août.
 
Malgré quelques rafraîchissements ponctuels principalement en juin et en août, les températures sont généralement restées supérieures aux normales, notamment sur un large quart nord-est où elles ont souvent été 2 à 3 °C au-dessus des normales.
 
La température moyenne de 21,2 °C sur la France et sur la saison a été supérieure à la normale* de 2 °C. L'été 2018 se classe ainsi au 2e rang des étés les plus chauds, loin derrière 2003 (+ 3,2 °C) mais devant 2017 (+1,5 °C).
 
De la région parisienne aux Hauts-de-France et aux Ardennes, les températures moyennes ont même été comparables à celles de 2003, voire localement plus élevées près des frontières du Nord comme à Lille (Nord), Saint-Quentin (Aisne), Charleville-Mézières (Ardennes) ou Abbeville (Somme). Les maximales ont dépassé 30 °C durant 26 jours à Paris-Montsouris cet été et durant 21 jours en 2003. De même à Lille (Nord), elles ont dépassé 30 °C durant 15 jours cet été et 11 jours en 2003.
 
La pluviométrie a été contrastée. Malgré un mois d'août globalement peu arrosé hormis des Cévennes à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Corse, les précipitations de cet été ont été excédentaires de plus de 20 % sur l'est de la Bretagne et les Pays de la Loire, le sud de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées ainsi que sur les régions méditerranéennes. L'excédent a localement atteint 2 à 3 fois la normale des Cévennes au Var et en Corse-du-Sud. Les précipitations ont en revanche été déficitaires de 30 à 60 % des côtes normandes aux frontières du Nord et du Nord-Est ainsi que sur le centre du pays. Ce déficit associé aux fortes températures a ainsi contribué à un assèchement important des sols superficiels sur le quart nord-est de l'Hexagone.
En moyenne, sur la France et sur la saison, la pluviométrie a été déficitaire* de 10 %.
 
L'ensoleillement a été excédentaire** sur la quasi-totalité du pays. Il a été exceptionnel sur un large quart nord-est, dépassant souvent les valeurs remarquables enregistrées en 2003 avec un excédent supérieur à 20 %. Il a été plus conforme à la saison sur le piémont pyrénéen, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse.
 
Retrouver le bilan complet mois par mois et les faits marquants de cet été 2018 dans notre dossier.
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*Moyenne de référence 1981-2010.
**Moyenne de référence 1991-2010.
 

 

(Météo France)